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Plus jamais

Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

 

Plus jamais

 

Depuis l’aube du temps,

Les premiers balbutiements,

De la longue histoire de l’humanité,

Que nos corps de femmes sont blessés.

 

Pourquoi donc? Répondez à cette question.

Quelle en est l’ultime mais bête raison?

Ne sommes-nous pas votre moitié?

Ne sommes-nous pas à vos côtés?

 

Corps de femme nu,

Sans cesse porté aux nues,

Corps de femme si admiré et adulé,

Pourtant si souvent humilié et bafoué.

 

Pourquoi tant d’amour transformé en tant de haine?

Nous sommes pourtant dignes des poèmes de Verlaine.

Nous avons défendue vos descendants becs et ongles.

Pourquoi devrions-nous avoir de nos corps une telle honte?

 

Mais maintenant il y aura un seul mot,

Afin de ne plus subir tous ces maux,

Cessez tous ces mais, oui mais.

Car désormais c’est plus jamais.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Une simple fleur

Deux fleurs
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Une simple fleur

 

 

Une simple fleur,

Offerte par mon cœur,

Pour te démontrer mon amour,

Que j’ai pour toi depuis toujours.

 

 

Fleur dorée,

Qui reflète ta beauté,

De la beauté de la jeunesse,

Qui mérite tant de baisés et caresses.

 

 

Rêvant à vos cheveux d’ébène,

Qui chante un doux parfum sans gêne,

Que je sentirais avec une passion à peine voilée,

Car aucun homme digne de ce nom ne pourrait vous résister.

 

 

De vos seins fermes si adulés,

Je leur offrirais mes mains sans hésiter,

Sacrifiant mes pensées pures l’espace d’un instant,

De cet instant d’égarement qui me plongera en enfer certainement.

 

 

Collant mon corps d’homme viril sur le vôtre,

Mon corps qui recevra votre féminité tel un hôte,

Vous étreignant de mes bras ayant connu les affres de la vie,

Voilà en admirant votre charme l’une de mes nombreuses envies.

 

 

À genoux vers vous je m’approcherai,

Cherchant de mes yeux votre bijoux du plaisir,

C’est mon plus grand secret le plus tôt possible le découvrir,

Tel un vin de grand cru, je le dégusterai tranquillement jusqu’à satiété.

 

 

Savourant votre intimité,

Avec ma bouche bien humectée,

Jusqu’à votre extase j’accomplirai mon devoir,

Selon vos bons vouloirs je vous satisferai chaque soir.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Jouant nue à la guitare

Jouant nue à la guitare
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Jouant nue à la guitare

 

Jouant nue à la guitare,
Un air, une chanson de joie,
Un refrain qui animera nos pas,
En cette soirée qui je crois finira tard.

 

N’entends-tu pas cette mélodie?
Qui provient du plus profond du pays,
Un air de fête, un air de plaisir et d’amour,
Qui tourne autour de nous et dans les veines parcourt.

 

Une guitare qui appartenait à mon père,
Qui parcourait les villes et villages avec ma mère,
Et moi assise sagement sur ses genoux je fredonnais,
Un air magnifique qui au profond de mon coeur m’imprégnait.

 

Une guitare à la couleur dorée,
Un instrument que j’ai longtemps joué,
Qui possède des courbes à m’en faire rêver,
Et un manche qui à quelque chose me fait penser.

 

De ma main je caresse chacune de ses cordes,
Pour en faire sortir de belles notes tout en ordre,
Et de mon autre main, je les effleure avec prudence,
Afin d’écouter avec grande attention une si tendre romance.

 

Assis-toi et ne dis rien,
Écoute simplement ces refrains,
Que chantèrent les gens de mon patelin,
Qu’à mon tour je te ferai connaître jusqu’au matin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

En cette après-midi

En cette après-midi
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

En cette après-midi

 

Combien de fois encore aurai-je besoin de le dire?
Sans à avoir à sans cesse et toujours vous le redire?
Que je suis en période de repos en somme une pause,
Quelques minutes où je prends le temps de bien faire cette pose.

 

J’écoute les moindres parcelles de ma peau qui me supplient,
De prendre tout le temps afin de leur accorder un bon répit,
Un doux instant en cette journée d’un automne vraiment grisonnant,
Où je me suis étendue dans le lit cherchant à oublier l’hiver envahissant.

 

Il est presque trois heures déjà et la pénombre de la nuit annonce sa venue,
À la femme nue que je suis, à celle qui chercha refuge en une terre de bienvenue,
Sur une terre étrangère peuplée de gens différents en apparence mais si semblables en vérité,
Des gens qui ont connu ce qu’est l’amour et la douleur tout comme l’espoir devra arriver.

 

En cette après-midi, je demande qu’un peu de temps à me consacrer,
Que je puisse me dorloter, me satisfaire en rêvant à ces hommes qui me font pécher,
En pensées osées, en paroles inaudibles, par actions délicieuses et par omission effrontée.
Il est l’heure de retourner au boulot en ce fin de jour même si bientôt le nuit sera tombée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pour souligner une fois encore (Dernier article avant mon séjour à Chicoutimi)

Pour souligner
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Pour souligner une fois encore
(Dernier article avant mon séjour à Chicoutimi)

Bonjour tout le monde,

Je profite de l’occasion qui m’est offerte pour rédiger un article en hommage à toutes les femmes qui doivent faire face au cancer du sein. Nous oublions souvent que nos mères, nos sœurs et nos épouses sont des femmes avant toutes choses. Des femmes avec leurs réalités toutes féminines auxquelles les hommes, sans tenter une quelconque auto-flagellation, n’auront pas à faire face de manière directe. C’est là un fait indéniable de l’existence humaine.

Nul individu est exempté de subir les foudres de la maladie au cours de sa vie. C’est d’autant plus vrai lorsque celle-ci peut l’emporter vers l’autre monde. Comme chantait si bien Petula Clark « Tout le monde veut aller au ciel. Mais personne ne veut mourir. » Une chanson qui m’avait fait sourire à l’époque de ma tendre enfance. Cependant, me voyant avancer en âge et constater que plusieurs de mes proches et de mes connaissances sont aujourd’hui décédés, ne me fait plus du tout sourire.

Bref, je dédies une fois encore un article au sein de mon blogue artistique à toutes les femmes, jeunes et moins jeunes, qui doivent affronter cette terrible maladie qu’est le cancer du sein. Toutefois, et pour donner une note positive au présent article, je vous dirais que l’espoir est toujours de mise aussi longtemps qu’une parcelle de vie réside dans le cœur de la femme. Une parcelle que les membres de son entourage doivent encourager, entretenir et alimenter tant par leurs gestes d’exhortation que par leurs prières et leurs pensées positives.

Merci non seulement pour avoir le présent texte mais aussi pour supporter selon vos capacités toutes les femmes qui combattent cette terrible maladie.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Doux chocolat

Doux chocolat
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Doux chocolat

 

Je me sens si isolé,
Loin de toi ma bien-aimée,
Depuis que tu es partie dans ton pays,
Là où le soleil semble briller chaque jour de la vie.

 

Je ne comprends plus rien,
Que t’ai-je fait de si mal, de si vilain?
Pour que tu décides de tout laisser de tout quitter,
J’aurais donné tout ce que tu voulais sans te questionner.

 

J’ai passé sous silence tes remontrances,
En me faisant croire que cela allait devenir une romance,
Car tout ce qui importait pour moi fut simplement ton unique bonheur,
Sans comprendre que tout ceci allait m’amener dans un si grand malheur.

 

Te souviens-tu à chaque dimanche je t’apportais une boisson?
Dont j’en connaissais la recette transmise par ma mère tel un secret bien gardé,
Et que je préparais avec attention afin que tu puisses de tes lèvres sensuelles y goûter,
Au doux chocolat que je t’offrais avec mon cœur d’amoureux à en perdre la raison.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

S’il-te-plaît, un baiser

S'il-te-plait, un baiser
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

S’il-te-plaît, un baiser

 

Pourrais-tu me faire plaisir?
Lequel pourrait peut-être te faire rougir,
Répondre à ma demande avec un beau sourire,
Qui, j’en suis certains, nous ferons éclater de rire.

 

J’aimerais t’offrir quelque chose,
D’un peu spécial, voilà pourquoi j’ose.
J’ose de tout mon cœur t’implorer humblement,
Une faveur qui fera ton bonheur bien certainement.

 

S’il-te-plaît, un tout petit baiser.
Sur chaque partie de ton corps de femme,
Un si beau corps chaud comme les flammes,
Un petit baiser, peut-être plus si cela peut t’amuser.

 

Un sur tes lèvres douces comme le miel,
Qui nous transportera jusqu’au septième ciel,
Un autre que je déposerai avec tendresse sur ton tendre cou,
Qui nous fera découvrir tout notre amour aussi beau et aussi fou.

 

Un baiser sur les aréoles de tes seins,
Que j’aurais avec précaution caressés de mes mains,
En n’oubliant pas de découvrir tes lieux secrets avec respect,
Car en mes pensées d’amant, je te jure que nul d’entre elles le mal y est.

 

Un baiser déposé sur ton nombril,
Que je trouve depuis toujours tellement joli,
En prenant bien garde de faire attention à mes gestes,
Car tout ce que mon cœur désire c’est de t’offrir mes plus belles caresses.

 

Un baiser sur tes lèvres discrètes,
Celles que je découvre en une zone bien secrète,
Que seul l’amant que je suis depuis cette nuit en a la préséance,
Depuis cette nuit qui a suivie ta nudité que tu m’as dévoilée lors de la séance.

 

Un baiser qui sillonnera la route de ton intimité,
Celle qui a rarement été tant explorée qu’aimée,
Car tu es celle qui ne donne pas ton corps au premier-venu,
Mais qui sait reconnaitre le maitre une fois que tes yeux l’ont vu.

 

Un tel baiser suffira pour perpétuer le souvenir,
Qui sera en chacun de nos cœurs lorsque temps de souffrir,
Viendra inévitablement avec l’âge qui nous amène vers l’autre rivage,
Celui de la mort qui nous exhorte à être malgré nous toujours plus sages.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Où je préfère ?

Où je préfère
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Où je préfère ?

 

Veux-tu le savoir ?
Pourtant depuis que tu me connais,
Ne devrais-tu pas savoir ce qu’il me plaît,
Que tu as la chance de mon corps d’ébène le voir.

 

J’adore lorsque tu admires mon savoir-faire,
Car rien n’égale mes mains expertes sans vouloir te déplaire,
Mains adroites qui me caressent avec passion tout doucement,
Qui à chaque fois me satisfassent, crois-moi, assurément.

 

Me titiller délicatement les aréoles de mes seins,
M’exciter astucieusement l’entrée sacrée de mon vagin,
Imaginant en même temps ressentir la moiteur de ta langue,
Tel un sermon en chaire aux ouailles sur le plaisir qui harangue.

 

Mais, je n’en reviens toujours pas.
Que tu ignores ce qui vraiment me comblera,
Que mère nature a généreusement donné à sa fille adorée,
Un objet inestimable qui l’amène à coups sûrs au firmament étoilé.

 

Quoi de mieux qu’une plume d’oie ?
Pour satisfaire mes besoins comme il se doit.
Pour me procurer à chaque fois autant de merveilleux plaisirs,
Qui, peut-être un jour ou une nuit, deviendront de magnifiques souvenirs.

 

Ce cette plume d’oie qui longe mon corps d’Africaine,
Non, je n’ai point de honte d’avoir parfois des pensées vilaines,
Car dans mes veines coulent le sang chaud de la lointaine Afrique,
Dévoiler le secret de mon plaisir intime à mes amants c’est si féérique.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le voile noir

Le voile noir
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Le voile noir

 

Il est maintenant l’heure de poser nue,
Poser une fois encore pour être bien vue,
Cependant ce moment de silence est le bienvenu,
Car, entre deux séances, la fatigue est très vite venue.

 

J’ignorais vraiment quoi apporter,
Pour cette séance pouvoir l’agrémenter,
J’ai alors pensé à amener quelque chose de léger,
Car, en cette région du sud, la saison froide tarder à arriver.

 

J’ai fouillé dans mes nombreux recoins,
Fouiller çà et là et puis encore là avec soin,
Une écharpe ou un bout de tissu ou bien un bijou ?
De quoi pour rendre les artistes de moi amoureux fous.

 

Et à force de chercher, j’ai enfin trouvé.
Un tendre souvenir que m’avait donné ma mère adorée.
Un voile noir qu’elle avait porté le jour des funérailles de mon père,
Qui avait donné sa vie pour me permettre d’être libres moi et ma mère.

 

Oui, mon père qui était avant tout un homme vrai.
Et pour qui l’injustice en tous genres profondément le répugnait,
Homme bon qui aimait plus que tout son épouse et son unique enfant,
Il lui donna ce voile noir pour qu’elle me le donne à son tour au bon moment.

 

Ce moment où il m’avait fallu prendre cruciale décision,
De choisir pour bien vivre une nouvelle terre et d’inédits horizons,
C’est en retrouvant par hasard ce précieux voile noir que j’avais bien caché
Que je me suis rappelée, malgré le temps et la distance, mes parents bien-aimés.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une serviette, s’il-vous-plaît.

Une serviette s'il-vous-plaît.
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Une serviette, s’il-vous-plaît.

 

J’ai vraiment bien aimé vous rencontrer,
Après avoir répondu à votre annonce publiée,
Dans un journal sous la rubrique services spécialisés,
Je m’étais dit : « Pourquoi pas? Cela pourrait m’amuser. »

 

J’ai donc téléphoné aux numéros que vous avez donnés,
Après les heures de bureau tel que mentionné,
Quelques drings ! Et vous avez enfin décroché.
La douceur de votre voix m’a impressionnée.

 

Photographe de nu passionné,
Vous cherchez modèle inexpérimentée,
Pour une séance où elle vivra une belle nudité,
Une femme noire car de sa peau elle sera glorifiée.

 

Lieu et heures bien expliqués,
Je serai pour cela honorablement payée,
Tout en me promettant courtoisie et amabilité,
Avec entrain et sans aucune retenue votre offre j’ai acceptée.

 

Heure enfin venu vers le lieu, je me suis dirigée.
D’un pas certain et rapide car j’avais hâte d’arriver,
Montant à l’étage de l’immeuble où votre studio est situé,
Quelques coups à votre blanche porte j’ai rapidement frappé.

 

Sans trop attendre, vous m’avez gentiment invitée d’entrer.
Quel beau et grand studio que j’ai aisément remarqué,
Grandes lumières et projecteurs vous possédez,
Photographe de renom je crois avoir deviné.

 

Après nous être l’un à l’autre présentés,
Documents légaux vous m’avez fait signés,
Démontrant ainsi en vous un sens professionnel inné,
Quelques signatures par-ci, par-là, et encore là et le tour est joué.

 

Mais avant cette première soirée d’art et de nudité,
Est-il possible de prendre une douche? Je vous ai demandé.
Mais, faites comme chez-vous! Votre réponse fut vite conférée.
Permission vite accordée ! Plus vite encore, je suis allé me doucher.

 

Très peu de temps m’a suffi pour mon corps nettoyer,
Et, pour rendre cette séance agréable, mon parfum, j’ai apporté.
Maintenant que je suis enfin propre, j’ai une chose à vous réclamer.
Une serviette s’il-vous-plaît afin que je puisse bien me sécher.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada