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À chaque fois

À chaque fois Réflexion par Rolland Jr St-Gelais Photo par Pajunen Source : https://www.deviantart.com/pajunen/art/June-blossoms-918737291

À chaque fois

À chaque fois que je fais un pas, c’est à toi que je pense, cher papa. Car c’est grâce à toi que j’ai fait les premiers pas.

Lorsque je lève les yeux vers le ciel, je prie pour toi. Car je sais que pour tes enfants, tu seras toujours là.

Quand je regarde vers l’avenir, je revois en pensées ton sourire.

Un sourire qui me donne sans cesse le goût de vivre.

Bonne fête des pères, papa.

Ton fils qui t’aime

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

En nos cœurs, prions !

En nos cœurs, prions ! Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Let-us-pray-913918084

En nos cœurs, prions !

 

Que se passe-t-il ?

Pourquoi un monde si vil ?

Je ne reconnais plus rien.

Avouons-le ! Quel triste destin !

 

Pour échapper aux nouvelles télévisées.

En pleine forêt, je suis allé me ressourcer.

M’y recueillir le temps de reprendre mon haleine.

Car, je n’en peux plus de toute cette violence, cette haine.

 

Certes, je pourrais en ces jours de noirceur me lasser.

Mais, j’ai toujours préféré au plus profond de mon cœur espérer.

Puis-je demander une petite requête, une simple faveur ?

Auriez-vous l’amabilité de m’accorder une heure ?

 

Soyez rassurés ! Je ne vous demande pas grand-chose.

Solliciter quoi que ce soit de votre part ? Jamais je n’ose.

Il apporte tellement de bienfaits et ça ne coûte rien.

Il vous suffit de clore les yeux et de joindre les mains.

 

Peu importe vos croyances, votre foi et votre philosophie de vie.

Accompagnez-moi vers ce lieu charmant, symbole de l’infini.

Assoyons-nous sous les branches où se forment les bourgeons.

Sous cet arbre sacré, faisons silence, et en nos cœurs prions.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Les fissures du temps

Les fissures du temps. Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Eri Kel de la France

Les fissures du temps

 

Bien le bonjour mes précieux amis,

Je poursuis ma promenade en votre compagnie.

Une balade en cette forêt en ce début du printemps.

Un moment propice pour une réflexion en ce triste temps.

 

N’allez surtout pas croire que je suis du genre à me lamenter.

Vous savez depuis longtemps que j’adore la vie l’hiver comme l’été.

Voyez-vous ? Les situations actuelles me poussent à réfléchir.

Sur les multiples raisons de vivre bien avant de mourir.

 

Tout comme vous, je ne possède pas les réponses aux questions.

Je suis qu’un être humain qui tente au jour le jour de ne pas perdre la raison.

Une raison partagée avec la foi donnée par mes parents et transmise par leurs aïeux.

Ce sont des atouts pour découvrir en ce monde tout ce qu’il a de merveilleux.

 

Au fil de mes pas sur la terre fraîche, j’ai fait la rencontre d’un vieux chêne.

Un arbre qui, à mes yeux incrédules, semblait vouloir se libérer de ses chaînes.

Un témoin de l’histoire jonchée parfois d’illustres héros, plus souvent d’inconnus.

Des gens, comme vous et moi, qu’ils soient riches ou pauvres, naissent pourtant nus.

 

Contre toute attente, un miracle se produisit sous mon regard tel un inquisiteur.

Ma mère me disait jadis, face à mes questions, qu’à chaque chose arrive son heure.

Elle avait raison, car une chose prenait vie, sous l’écorce asséchée, de cet être si sage.

La réponse à la question que les êtres humains se posent depuis le fond des âges.

 

Pourquoi vivre si notre finalité est d’embrasser la froideur sidérale du néant ?

À vrai dire, la mort n’est pas la fin de la route, car il y aura toujours un printemps.

La vie existera toujours tant dans nos souvenirs qu’en nos espoirs en l’avenir.

Et ce, en dépit des mensonges colportés par les devins qui ne font que rire.

 

C’est au pied d’un arbre qui a connu aussi bien l’amour que la guerre.

Un chêne qui a grandi au fil des années sur les terres de mon grand-père.

Que j’ai compris que c’est souvent en nous promenant et en chantant !

Que nous résolvions nos questions à travers les fissures du temps !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Entre l’hiver et le printemps

« Entre l’hiver et le printemps » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Eri Kel de la France

Entre l’hiver et le printemps

 

Je suis allé me promener.

Dans la forêt pour y respirer.

L’air frais de l’hiver qui tire à sa fin.

Qui disparaîtra un de ces quatre matins.

 

Tout y était si tranquille en ce lieu.

En ce jour du mois de mars encore nuageux.

Après quelques pas, je vis les arbres penchés sous le poids des ans.

En y pensant bien, ils étaient déjà là lorsque j’étais qu’un jeune enfant.

 

Mon père m’y amenait souvent pour m’enseigner ses leçons de vie.

Des pensées qui me sont bien utiles pour ouvrir mon esprit.

Chaque jour sera une opportunité qui s’offrira à toi.

Il me répétait sans cesse lorsque nous faisions les pas.

 

Tu expérimenteras au fil des jours.

Parfois de la peine d’autres fois de l’amour.

Certes, tu es encore jeune pour comprendre cette réalité.

 Crois-moi, mon fils ! Nous y passons tous, c’est la pure vérité.

 

Il y aura des envieux qui chercheront à éteindre ta lumière.

Continue sans relâche ton chemin et ne regarde pas en arrière.

Rassasie tant ton âme que ton corps de saine nourriture,

Évite pour ton bien-être toutes formes de pourriture.

 

Pour t’accompagner sur le chemin du destin, choisis bien tes amis.

Regarde la beauté de l’âme de celle qui sera ta femme pour la vie.

Prends bien garde aux gens qui utilisent des paroles séduisantes.

Ils saisissent leurs prochains avec leurs mains attrayantes.

 

Tu commettras des erreurs, car tu es avant tout un être humain.

Ne te laisse pas abattre, et toujours, relève tes mains.

N’oublie pas ! Il arrive toujours chaque chose en son temps.

Il en sera à jamais ainsi entre l’hiver et le printemps.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Givré par le froid

Givré par le froid Photo par NinaNocturna Poème par Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/ninanocturna/art/Darach-903608863

Givré par le froid

 

Parfois, une plume est gelée.

Gelée par le temps d’un froid sibérien.

Se forcer à composer ne sert alors à rien.

La patience devient alors une vertu tant appréciée.

 

Telle une sève immobile dans les nervures,

De ces nervures d’où s’écouleront de nouveau la vie,

Lorsque le printemps annoncera ses couleurs si jolies.

Pour l’instant les arbres sont frigorifiés par volonté de mère nature.

 

Il suffit alors d’un peu de rouge pour raviver le goût d’écrire,

Une fresque pour ranimer la soif de s’exprimer,

Et de reprendre la plume pour composer,

Ces strophes pour apporter un sourire.

 

Un sourire à l’âme qui en a tant besoin,

En ces jours sombres où le soleil parait disparu.

C’est alors que je crois lire un message tombé des nues,

Qui me dit jusqu’à tel point la poésie peut faire tellement de bien.

 

Telle une branche givrée par le froid d’hiver,

Un froid qui disparait dès la venue du printemps,

C’est le cycle de la vie depuis la nuit des temps,

En mon esprit renaît le goût d’écrire à un rite d’enfer.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada