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En lui donnant cette originalité

En lui donnant cette originalité Poème de RollandJr St-Gelais, Photo par Alain, Modèle par Atsuko

En lui donnant cette originalité

 

Je me souviens de ces années,

De ce temps où nous pouvions aimer,

De cette période où nous pouvions espérer,

De ces années où pouvions sans cesse rêver.

 

Je commençais à peine à dessiner,

Cela a toujours été mon rêve depuis que je suis né,

Rien de plus normal, car par des parents-artistes j’ai été élevé.

Entre mes lèvres passèrent tant le sein maternel que les crayons à colorer.

 

Fils unique d’une famille aux mœurs inhabituelles,

Amoureux de cette musique de ces années si belles,

Curiosité sans cesse aiguisée par de jolies ribambelles,

D’un esprit égayé par le charme de la campagne et des hirondelles.

 

J’ai bien malgré moi vieilli,

Et, comme tout le monde, j’ai dû quitter le nid.

Le nid familial où mon père et ma mère s’aimèrent chaque nuit,

Pour aller vivre dans une cité lointaine afin d’y poursuivre ma vie.

 

Jeune homme libre d’esprit et ouvert à la nouveauté,

Amant des arts de toutes tendances et là où il y a la beauté,

J’ai placé une petite annonce dans le journal de cette localité;

Artiste en herbe cherche jeune dame, pour une peinture de nudité.

 

Peu de temps, à ma porte, est venue sonner,

Une belle dame aux allures et à l’accent étrangers,

Comme il se doit, je l’ai invitée poliment d’entrer,

En m’excusant d’avoir quelques joints fumés.

 

Sans plus attendre, elle entra dans ma modeste demeure.

Sa beauté était telle que j’en avais oublié le jour et l’heure,

Elle m’a dit que de poser nue, cela la comblerait de bonheur.

Car dans son pays, cela ne pouvait pas se faire sous peine de malheur.

 

 Sans plus attendre, elle enleva ses vêtements.

Elle prit la pose tout bien naturellement,

Pendant je me suis installé calmement,

En me roulant un joint minutieusement.

 

J’ai laissé aller mon imagination sans retenue,

Afin de dessiner cette femme si belle et nue,

D’une beauté comme je n’en avais jamais vu,

Quelle chance! La vie m’a permis d’avoir eu.

 

Mes doigts naviguèrent sur le papier,

Comme sur une mer agitée au mois de mai,

À chaque coup de crayon, j’en avais le souffle coupé.

Car mon seul désir était de votre beauté, l’immortaliser.

 

La rendre immortelle en lui donnant cette originalité,

D’être dessinée avec ces couleurs qui représentent ces années,

Où l’on pouvait vivre nos passions avec une entière liberté,

Et faire l’amour loin de toute cette hypocrite moralité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un simple coup de crayon suffit

Un simple coup de crayon suffit Texte de Rolland Jr St-Gelais Dessin par Scott Source : https://www.deviantart.com/sferinga/art/Untitled-884022656

Un simple coup de crayon suffit

Bonjour tout le monde,

C’est avec un grand plaisir que je vous présente un véritable petit chef-d’œuvre au sein de mon blogue dédié à la poésie, à la photographie et à la réflexion personnelle sans oublier la nudité artistique. Trois de ces thèmes sont développés au fil du temps et au fil de mes nombreuses trouvailles offertes gracieusement par des artistes formidables. Pour ce qui est de ma réflexion personnelle, celle-ci s’est greffée de manière à répondre à mon besoin de m’exprimer sur des sujets propres au genre humain. C’est un fait indéniable que tout ce qui se retrouve au sein de mon blogue concerne l’être humain dans son ensemble.

Je me rappelle une affirmation que l’un de mes professeurs avait dite en classe. Une affirmation qui restera en ma mémoire pour toujours. Elle se résume comme ceci : « l’art le plus pur est souvent celui qui s’exprime avec le plus de simplicité ». Une affirmation qui résume à la perfection le véritable petit chef-d’œuvre que j’ai trouvé au sein du site DeviantArt dont j’ai obtenu l’autorisation de son auteur de vous le présenter dans le présent article.

Plusieurs éléments au sein de ce dessin démontrent à la perfection la justesse de mon propos. Je pense notamment à la légèreté qui se manifeste dans les traits de ce dessin. Un peu comme si le crayon avait dansé sur le papier. Une danse qui allait donner vie à cette dame.

À cela s’ajoutent le souci du détail manifesté à chaque coup de crayon et la volonté de déplacer la féminité du modèle sur le support choisi par le dessinateur. Deux éléments qui sont loin d’être faciles à réaliser.

En premier lieu, rien n’est de plus laborieux de se soucier des détails lorsque le sujet de travail est une présentation d’un corps nu. Et pourquoi donc? Pour la simple raison qu’il ne s’agit pas d’un corps nu. Il s’agit plutôt d’un objet d’étude où chaque détail compte. Dit autrement, c’est l’ensemble des détails qui donnent la raison d’être de ce dessin.

En second lieu, la volonté de déplacer la féminité du modèle, à vrai dire de ce modèle, sur un matériel aussi fragile qu’est une feuille de papier comporte des risques non négligeables. Le risque le plus pernicieux réside dans le fait de déformer ce que l’on voit en transposant ce que l’on croit voir sur un support préalablement choisi. Est-il utile de rappeler que toute forme de réalités est qu’une construction de son mental à ce que nos cinq sens expérimentent?

Ici, l’auteur démontre à la perfection que la beauté de ce modèle peut être immortalisée en un dessin. Un dessin qui mérite de se retrouver sur mon blogue artistique.

Merci infiniment de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La foi

La foi Dessin par Michel T. Desroches Texte de Rolland Jr St-Gelais

La foi

Quel mot extraordinaire, rempli à la fois de mystère et de force, qu’est la foi. Un mot qui, au cœur de celui qui le porte en son cœur, permet de déplacer des montagnes, d’affronter vents et marées et, dans plusieurs cas, d’aller contre mers et monde. Foi en soi? Foi en Dieu? Foi en une force supérieure? Trois catégories de foi qui ramènent l’être humain vers sa plus grande force, la reconnaissance de sa faiblesse.

Une faiblesse qui l’incite à se surpasser, à y voir l’occasion d’être en réalité plus que ce qu’il a toujours imaginé être, à aller toujours plus haut, toujours plus loin. Une faiblesse qui le pousse également à s’unir à ses frères et sœurs dans l’humanité. Des êtres différents d’apparence, mais semblables en leur for intérieur, qui ont aussi des épreuves à surmonter, des défis à relever et des expériences à acquérir. Ici, la foi en soi est une prérogative sans équivoque.

Que puis-je dire en une foi en Dieu? Certains y croient, d’autres pas tandis que d’autres encore n’osent guère se prononcer. Pour ma part, je crois en Dieu. Celui que mes parents m’ont enseigné et qui a été jusqu’à maintenant la base même de ma vie, avec ses hauts et ses bas. Avoir foi en Dieu implique d’avoir confiance en un être que l’on ne voit pas, mais qui se révèle de manière graduelle dans les saintes Écritures et, plus particulièrement en un homme que quatre personnages ont bien voulu présenter à l’humanité, et ce selon leurs visions. Des visions qui leur sont propres tout en étant baignées par les différentes cultures, notamment celle du monde gréco-romain, et influencées par la richesse de la langue grecque et la particularité de la religion juive de croire en un Dieu unique, créateur de tout l’univers.

Oui, je crois en ce Dieu même si une multitude d’adaptations ont eu lieu au cours des siècles. J’ai foi en ce Dieu. Mais une foi qui se développe au fil du temps et de mes expériences personnelles. Un peu à l’image du passage de l’enfance à celui de l’adolescence puis celui du monde adulte et qui se poursuivra tout au long de ma vie sans pour autant, je l’espère de tout mon cœur, remettre en doute ma foi catholique. Une foi qui m’a servi jusqu’à maintenant.

Et pour ce qui est de la foi en une force supérieure? Celle qui est préconisée au sein même du mouvement des alcooliques anonymes et de tous ceux qui ont adopté leurs douze étapes. Une telle foi est tout simplement magnifique, car elle reconnaît de manière plus ou moins explicite la prémisse suivante : « la reconnaissance chez l’être humain de sa plus grande force qui est celle de sa faiblesse ». Une telle reconnaissance est le commencement vers une nouvelle vie. Une vie riche, féconde et surtout heureuse. Que de vies ont été sauvées et transformées par une telle reconnaissance? Oui, avoir la foi en une force supérieure est tout aussi important, valable et digne de respect que les deux types de foi, précédemment nommée.

Je terminerai cette missive en mentionnant ceci : la foi peut certes déplacer des montagnes, mais elle peut aussi faire beaucoup plus. Elle peut aider toute une équipe sportive à déjouer bien des pronostics qui leur étaient défavorables dès le début des séries. J’ai ici une pensée bien spéciale pour le regretté Jacques Demers, ancien entraîneur en chef des Canadiens de Montréal. Un homme qui avait une foi inébranlable envers son équipe, mais aussi envers la bonne Sainte-Anne.

C’est à suivre …

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

L’être humain est curieux par nature

L’être humain est curieux par nature

Bonjour tout le monde,

Eh bien oui, j’ai vieilli d’une année de plus. Une année qui s’ajoute à celles qui m’ont permis de découvrir quelques-unes des facettes de la vie. Il va de soi que la vie possède diverses facettes. De telles facettes sont impossibles de découvrir en une seule existence pour le commun des mortels. Voilà pourquoi nous devons respecter le cheminement de notre prochain. Il doit, en effet, explorer la route de sa vie tout en accomplissant ses réalisations.

Je dois tout de même vous avouer quelque chose d’important à mes yeux. Un aveu qui va certainement vous surprendre. En effet, après avoir réfléchi sur les caractéristiques chez l’être humain, j’ai conclu qu’il est curieux par nature. Mais, attention! Il ne s’agit pas là d’un quelconque reproche à son égard. Bien au contraire!

En effet, c’est grâce à sa curiosité que les plus grandes inventions ont été réalisées. Par exemple, le fait d’avoir découvert l’électricité et le moyen de le transmettre par câbles ont permis à la civilisation de faire un pas de géant. Un pas qui est sans aucune mesure avec tout ce que l’on a connu dans l’histoire moderne de l’humanité. Je pense notamment au simple fait que je rédige le présent texte à l’aide de mon ordinateur personnel dans le confort de mon loyer. Un texte qui serait impossible à publier sans la découverte de l’électricité. 

Cependant, il y a aussi bien d’autres formes de curiosités. Je pense, entre autres, à la curiosité à l’égard de l’autre. Certes, cela peut être malsain même si cela peut aussi être sans méchanceté envers l’autre. Qui d’entre nous ne sait jamais poser cette question :  » que lui est-il arrivé?  » Vous conviendrez que cela est une question qui relève de retenue et, avenant le cas où on ose la poser à la personne concernée, cela doit se faire avec les mots appropriés et avec un respect à son égard.

La curiosité n’a rien de mauvais en soi. Elle est ce qu’elle est tout simplement. Le seul problème réside dans sa finalité. Pourquoi se poser telle ou telle question ? Est-il nécessaire de le faire ou non ? Est-il souhaitable de connaître la réponse ? Et, surtout, quelle en sera la conséquence sur notre vie ? Comme quoi la curiosité requiert en chaque occasion une ligne de conduite qui sert de garde-fou tant à ce que l’on cherche et davantage à ce que l’on fera de notre découverte. 

Merci infiniment de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

La signification de Pâques

 » Résurrection  » acrylique par Stephen Babin Texte de Rolland Jr St-Gelais

La signification de Pâques

Bonjour tout le monde,

Je commence ce présent article en vous souhaitant de joyeuses Pâques même si ce temps de réjouissance est quelque peu bousculé par l’état actuel dans lequel nous sommes tous inclus. Mais, dites-vous que nos ancêtres en ont vu d’autres et des bien pires. Des situations tellement désastreuses à première vue qu’il nous semblerait impossible de traverser. Et pourtant, la vie a poursuivi son cours contre vents et marées et, j’en suis persuadé, il en sera ainsi pour toujours.

Vous pouvez me qualifier de fou, d’illuminé, de sot, et de bien d’autres sobriquets. Mais je tiens à ce principe fondamental : la vie reprend tôt ou tard ses droits. Des droits inaliénables depuis la nuit des temps. Suis-je pour autant un fou? C’est fort possible. Mais, n’est-ce pas formidable d’être un fou heureux et surtout de l’être dans ce monde où tout est axé sur le négatif? Or, il me vient à l’esprit le désir de répondre à cette ultime question : qu’est-ce qui me rend heureux à tel point que je suis fou pour bon nombre de gens? 

Mon secret se trouve dans la signification de la fête de Pâques. Une fête qui prend davantage tout son sens dans la crise sanitaire actuelle. Oui, c’est un fait. Plusieurs d’entre nous ont été atteints de près ou de loin par cette pandémie. Quelques-uns ont même perdu des proches. Or, la vie continue inlassablement à poursuivre son chemin et même à façonner une vision plus digne que nous porterons désormais sur la nature. En effet, la nature nous a envoyé de nombreux signaux dans le passé pour nous mettre en garde de ce que nous lui faisons subir depuis des décennies. Toutefois, la crise actuelle nous a fait comprendre que nous sommes tributaires de ce que la nature nous offre.

La fête de Pâques possède une autre signification bien précise à mes yeux de croyant. Une signification que je qualifierais à la fois de théologique et de spirituelle. En effet, telle l’image du Christ sortant du tombeau dans un silence à la fois mystérieux et angélique, nous pouvons devenir quelqu’un de nouveau dès que notre désir de tourner les pages les plus sombres de notre vie est pris une fois pour toutes. Un tel désir est souvent fait au plus profond de soi sans artifices ni grand éclat. Un peu comme le Christ lorsque son corps était mis dans la grotte après la crucifixion.

Cependant, il n’y aurait pas de fête de Pâques si le Christ n’avait pas assumé de manière pleine et entière son rôle dans la Passion. Un rôle auquel nous participons dans une certaine mesure en tant que Jésus lui-même. En effet, nous avons subi des blessures au cours de notre vie. Certaines de ces blessures sont plus visibles que d’autres, mais elles ont toutes un impact sur la construction de notre personnalité. La couronne d’épines ne fait-elle pas penser à nos blessures de notre âme? Les marques de clous aux mains et aux pieds ne ressemblent-elles pas à celles que nous avons à la suite de nos expériences parfois tristes ou douloureuses de la vie? Et que dire de la plaie sur le thorax du Christ? Cela ne fait-il pas penser à nos peines d’amour? Un amour que nous aurions partagé avec un être qui était si cher à nos yeux et qui, pourtant, a refusé du revers de la main. Le Christ a toujours respecté la liberté de nos choix, car c’est dans le choix d’accepter ou non que réside le sens authentique du véritable amour. Il devrait en être ainsi pour chacun d’entre nous.

Or, c’est là que se trouve tout le sens de la fête de Pâques, la victoire de la vie triomphe toujours en dépit des nombreuses blessures que nous avons subies au cours de notre existence. De quel droit puis-je affirmer une telle idée? Tout simplement parce que c’est en acceptant ce qui est fait que nous pouvons aller de l’avant et ainsi devenir une personne nouvelle.  Autrement dit, vous et moi sommes appelés à sortir de notre tombeau et à marcher sans cesse dans la lumière. Une lumière que nous pouvons partager avec autrui lequel en fera de même avec bien d’autres personnes de son entourage.

 Apportons un feu ardent dans le cœur de nos frères et de nos sœurs ! Soyons ressuscités en cette journée magnifique !

Je vous souhaite de joyeuses Pâques.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada