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Sorcière

Sorcière Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Wonderless Photography Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/W-I-T-C-H-930436960

Sorcière

 

Sorcière ! Vous avez dit « sorcière » !

Vous osez m’accabler des maux sur cette terre.

Mais, qui sont les responsables des pires crimes de l’humanité ?

Seraient-ce les religions qui ont tué des innocents au nom d’un Dieu de bonté ?

 

Mon savoir et ma science n’ont que faire de vos superstitions.

Mes notions ont été transmises sur de nombreuses générations.

En effet, la nature a révélé aux femmes sages ses mille secrets,

Pour concocter des potions magiques et des remèdes parfaits.

 

Combien d’enfants ai-je sauvés d’une mort certaine ?

Alors que la chrétienté déversait toute la haine,

Face à mes consœurs et envers moi-même par jalousie.

En projetant devant ses brebis l’image d’une sainte qui prie.

 

Heureusement qu’il y a la saison automnale.

Celle où la fraîcheur éloigne de moi toute forme de mal.

La légère luminosité du soleil septembral sur les feuilles.

Indique avec certitude que ces dernières feront une boisson forte.

 

Qu’est-ce qui est plus efficace que des extraits de potiron ?

Pour apprêter mes délicieux breuvages pour les garçons.

Quoi de plus sûr que de l’écorce de bouleaux ramassée à la file,

Pour mijoter de doux nectars afin de rallumer le cœur des jeunes filles.

 

Oui, sans aucune gêne, je suis bien une sorcière.

Et, je l’avoue, de tout mon être, de toute mon âme, j’en suis fière.

Vous avez certes deviné. Je suis évidemment cartomancienne à mes heures.

Toutefois, c’est pour ma propre satisfaction et pour votre grand bonheur.

 

Reconnaissez-le ! Confessez-le ! Vous redoutez mes pouvoirs.

Vous croyiez vivre dans la clarté alors que vous êtes dans le noir.

Soyez rassurés ! Sincèrement, je ne vous en veux pas.

Car, on craint toujours ce qui est différent de soi.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ô, mère Marie !

Ô, mère Marie Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Lilith J. Photography Modèle : Felix Elise Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/mother-mary-929828851

Ô, mère Marie !

 

À peine sortie de mon adolescence,

Je désirais plus que tout perdre mon innocence.

Mais, jeune homme, fier de sa personne.

En mon être, « faire le bon choix », résonne.

 

Prendre une femme de noble famille,

D’une pureté pareille à une étoile qui brille,

Dont nos âmes respectives communieront,

Lorsque, le moment venu nos corps s’uniront.

 

Est-ce un trop demander aux saints du ciel ?

Je suis prêt à réciter des psaumes devant l’Éternel.

De toutes mes dévotions, celle en qui j’ai le plus confiance,

C’est celle de Notre-Dame-de-la-Guadeloupe depuis mon enfance.

 

De mémoire, elle a toujours exaucé mes humbles sollicitations.

Dans le firmament, elle a répondu à toutes mes supplications.

En ce début d’automne qui est consacré à la récitation du Rosaire,

À la sainte patronne de toutes les Amériques, je fais cette prière.

 

Ô, Marie ! Écoute-moi ! Ô, mère au cœur aimant et rempli de bonté,

Accordez-moi la faveur de perdre selon votre convenance ma virginité.

Trouvez-moi une femme qui saura faire de moi l’homme dont je rêve tant.

Ayez, je vous en supplie, le désir d’exaucer la requête de votre enfant.

 

Qu’une image de votre céleste personne soit apposée sur son vêtement.

Qui prouvera, sans conteste votre auguste présence en ce moment.

Que le soleil à son zénith soit recouvert d’un voile pudique noir.

Que le jour resplendissant devienne pour un instant le soir !

 

Ô, chère mère Marie. Reine des anges et des Cieux !

Vous feriez de moi un serviteur vraiment heureux.

Que mon dépucelage soit louable telle une histoire d’amour !

Que votre intercession soit reconnue maintenant et toujours.

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un ange veillera sur nous

Un poème en hommage à mon père Rolland St-Gelais, décédé le 22 mai 2022.

Un ange veillera sur nous

 

Parfois aucun de tous les mots, 

Exprime la tristesse du pire des maux. 

Cette souffrance ultime de l’existence. 

Elle fait, hélas, partie de nos expériences.

 

Quelquefois, il vaut mieux se taire. 

Lorsque nous ne pouvons rien faire. 

Plusieurs auront de nobles pensées. 

D’autres regarderont vers le ciel étoilé.

 

Parents et amis verseront bien des larmes. 

Tous auront la mort au profond de leurs âmes. 

C’est un fait avéré que devant l’inévitable accompli.

Nous apprenons avec étonnement la fragilité de la vie.

 

Quelques souvenirs traverseront alors nos esprits. 

De douces mémoires qui apaiseront un peu nos envies.

Notre besoin, combien légitime, de crier notre grande douleur. 

En faisant face à la fatalité de nos destins pour atténuer nos peurs. 

 

Pourtant, les astres sont toujours là pour nous rappeler. 

Que rien n’est fini lorsque nos proches ont été appelés. 

En chacun de nous réside la parcelle d’une étoile. 

Qui, son heure arrivée, rejoindra le céleste voile.

 

Un ange est parti, telle une étoile filante, vers les cieux.

N’allez pas croire qu’il faut surtout lui faire nos adieux. 

Disons-lui du profond de nos cœurs notre plus grand amour. 

Il sera désormais là, maintenant, à jamais et pour toujours.

 

Une étoile de plus brille de tous ses feux au firmament. 

Un ange est allé trouver le chœur céleste assurément. 

Un homme a rejoint toutes les âmes qu’elle a aimées. 

Du haut des cieux, il veillera sur nous chaque journée.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais 

Québec (Québec)

Canada

 

Par les rites sacrés du Seidr

Par les rites sacrés du Seidr Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo & modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/seidr-914793329

Par les rites sacrés du Seidr

 

Je suis venu avec humilité.

Individu parmi cette humanité.

Te demander d’exaucer cette faveur.

Afin de me libérer à jamais de ma torpeur.

 

En cette forêt bénie par les dieux nordiques.

Tu m’as invité à l’aide de songes fantastiques.

Sans hésiter, j’ai tout abandonné derrière moi.

Parcourant un chemin mystérieux jusqu’à toi.

 

Affrontant mille péripéties avec grand courage.

En rencontrant ici et là des gens bien étranges sans âge.

Dormant à la belle étoile et réveillé aussitôt la clarté levée.

Faisant confiance à mon destin, j’ai toujours mangé à satiété.

 

Sans crier gare, un jour ou peut-être une nuit.

Je suis arrivé sur cette terre où brille le soleil de minuit.

Jamais de ma vie je n’ai vu un paysage si beau.

Des forêts resplendissantes parsemées de cours d’eau.

 

C’est près d’une de ces nombreuses jolies rivières.

Que naquirent les femmes vaillantes et guerrières.

Or, parmi celles-ci, toi as suivi cette autre voie.

Elle avait été élue par la déesse à la douce voix.

 

Devenue le lien sacré la terre des vivants et celle des trépassés.

Par les rites sacrés du Seidr, toutes les réponses lui seront données.

Ô, belle créature, à la grâce si pure. Toi seule connais les secrets.

Je t’en prie. Que ma route n’a pas été accomplie avec regret !

 

Par ton sortilège, sauras-tu me réconforter de l’avenir ?

De tous ces gens qui depuis si longtemps ne font que souffrir.

J’ai affronté tant de fois le froid mordant et le givre brûlant.

 Que j’ai la possibilité de retourner chez les miens gaiement !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Les jours « seins » de la semaine sainte

Les jours seins de la semaine sainte Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Joel Pèlerin Source : https://www.deviantart.com/charmeurindien/art/So-Beautiful-867729139

Les jours « seins » de la semaine sainte

 

Cette semaine est particulière.

À vrai dire, elle est celle que je préfère.

Pourquoi donc ? Me demanderez-vous ?

Allons donc ! Vous savez bien que je suis un peu fou.

 

Il s’agit bien entendu de la semaine sainte.

Une période où seraient permises les plaintes.

Mais, vous me connaissez bien, je crois.

Me plaindre, ce n’est vraiment pas pour moi.

 

C’est donc avec plaisir que je vous présente ma signification.

En ce temps de la fin de carême, de cette morne saison.

Sept jours vraiment spéciaux au sein de mon calendrier.

Une éphéméride que je vous présente volontiers.

 

Tout débute avec le dimanche des Rameaux.

Qui me rappelle qu’arrivent les jours beaux et chauds.

Il va de soi qu’assister à la célébration eucharistique,

Est pour moi un devoir sacré en attendant la venue messianique.

 

Que puis-je dire du lundi « sein » ?

Si ce n’est qu’à la confession j’y vais d’un pas serein.

Car, dans sa grande sagesse, Dieu est tellement miséricordieux.

Il sait bien que pour moi, rien de plus beau que les femmes sous les cieux.

 

Et puis ? Qu’y a-t-il pour le mardi ?

C’est la journée où j’ai fait la rencontre de Julie.

Une demoiselle si mignonne et si coquette !

Qu’elle me faisait penser à une belle pâquerette.

 

Mercredi ! À quoi s’attendre ?

Celui où tout a commencé par l’imposition des cendres.

Ce qui ne m’a jamais empêché de faire la rencontre de dames esseulées.

Vous voyez mes amis ! De tous les péchés, le pire est celui du plaisir non partagé.

 

Mais, celui qui, à ma surprise, me fait sans cesse sourire.

Le jeudi « sein » me rappelle tant suaves et sublimes souvenirs.

À la cérémonie du lavement des pieds par notre divin Sauveur.

Je revois en effet celles avec qui j’ai passé d’inoubliables heures.

 

Puis vient le jour sacré du vendredi.

Au pied de la croix, je lui rends grâce pour ma vie.

Et, pour toute sa bonté envers son humble créature.

Je lui dis merci pour toutes ces dames aux belles parures.

 

C’est tout de même étrange qu’à la veillée pascale.

Je me remémore une nuit passée jadis avec la grande Pascale.

Une femme originaire de la France plus particulièrement de Chamonix.

N’ayez crainte ! En bon chrétien que je suis, je prie pour elle en cette cérémonie.

 

Que faire en ce jour de Pâques si c’est de savourer du bon chocolat ?

En songeant à celle qui, dans son lit de pécheresse, avec joie m’y amènera.

Mais en paraphrasant si bien Saint-Augustin évêque d’Hippone :

« Mon Dieu ! Permettez-moi de faire encore la rencontre de ces friponnes.

 

Il faut savoir apprécier du plaisir de la chair en abondance.

Pour saisir la valeur de votre miséricorde en surabondance.

Mais, accorder la grâce qu’en chacune de mes aventures,

Conservez en vos mains, je vous prie, mon âme pure ! »

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada