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Croix de femme

Croix de femme
 » Croix de femme  » Poème de RollandJr St-Gelais Magnifique photo par Emilie alias Tokatun sur DeviantArt 

Croix de femme

 

Porter le poids de l’humanité,
En son sein bien avant qu’elle soit née,
Soutenir le fardeau des péchés que l’on nous a inculqués,
Entretenir la charge des fautes que l’on nous a sans cesse accusées.

 

Être femme tant convoitée,
Être femme pécheresse et tant désirée,
Être celle par qui le péché originel arriva sur la Terre,
Être celle par qui tout le mal surgit des profondeurs des enfers.

 

Tellement aimée par ses pères,
Bien souvent rejetée inévitablement par ses pairs,
Crainte pour sa beauté envoûtante bien qu’éphémère,
Pour laquelle tant d’hommes sacrifièrent leurs vies à la guerre.

 

Mère qui donna aux hommes le premier des assassins,
Mère qui livra l’homme divin en holocauste comme ultime destin,
Cet être à la fois humain et divin sorti de ses entrailles de son immaculée sein,
Cet être de sang et de chair telle sa tendre Mère offert par ses gracieuses mains.

 

Et pourtant, qu’avons-nous fait de son corps ?
Qu’avons-nous fait de ce joyau précieux comme l’or ?
L’avons-nous traité comme notre égal, en droit et en dignité ?
L’avons-nous accueilli avec le respect tant en amour qu’en amitié ?

 

Ne savez-vous donc pas qu’elle porte plus que sa croix ?
Que par le simple fait qu’elle soit femme souvent elle n’a plus de droit ?
Qu’il n’y a rien de pire en ce monde pour le cœur d’une épouse, d’une mère,
Que de porter la lourde croix de femme car elle possède un goût des plus amers.

 

Croix latine ou croix byzantine,
Car peu importe réellement sa véritable origine,
La croix de femme est sans contredit la plus lourde,
Car de ses souffrances bien souvent on lui fait l’oreille sourde.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

L’esclave

Esclave
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

L’esclave

 

Debout,
Parfois à genoux,
Corps de sa beauté jaloux,
Grâce féminine qui peut rendre fou.

 

Statue de cire,
Qui devant la bêtise,
Des hommes de bien mauvaise surprise,
Préfère se taire même si parfois elle aimerait en rire.

 

Immobile depuis des lustres,
Ne sachant que faire cela me frustre,
Car devant cette beauté de femme j’aimerais lui parler,
De mes souvenirs, de mes rêves et de mes illusions lui raconter.

 

Cachant ses yeux remplis de tristesse des miens,
Que je lui donnerais pour pallier la lacune de mes mains,
Je lui offrirais avec amour mon épaule afin qu’elle puisse enfin pleurer,
D’avoir vu tant de désespoir, de méchanceté et de crimes sans pouvoir se révolter.

 

Bras replié sur sa chevelure,
Reflétant la pureté de sa parure,
Parure de noblesse ayant traversé les barrières,
Barrières du temps et de l’espace ne craignant pas les enfers.

 

Esclave de chair, d’os et de sang
Toute immobile depuis sa tendre création,
Faite par un artiste esseulé avec une infinie précaution,
Statue de pierre brute à qui il lui donna la vie éternellement.

 

Esclave ayant pour devoir de nous rappeler,
Que malgré nos erreurs, nos réussites et notre bonne volonté,
Sur cette terre à vivre ensemble nous y sommes tous condamnés,
Et que peu importe les origines, les religions et autres lubies, il faut savoir s’aimer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mais si c’était la volonté de Dieu ?

Mais si c’était la volonté de Dieu
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Paroles écrites par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Mais si c’était la volonté de Dieu ?

 

Marchant seule,
En faisant mon deuil,
De ma pure innocence,
Et un peu de mes croyances.

 

Désabusée
De cette humanité,
Mon esprit ne fait que vagabonder,
Errer ici et là perdu dans mes étranges pensées.

 

On m’enseigna un Dieu d’amour,
Qui voulait un monde parfait pour toujours,
Où la faim et la guerre seraient que des mots du dictionnaire,
Un Dieu qui connaitrait nos besoins avant même d’entendre nos prières.

 

Mais je regarde ce qui survient,
Tant de misère et de larmes et tout ce qui vient,
Mes certitudes firent place à de nombreuses questions,
Foi joyeuse à jamais perdue face à toutes mes tristes désillusions.

 

Mais, en moi reste cette étincelle appelée espérance,
Qui dans le cœur de chaque homme fait une gracieuse danse,
Qui dans le cœur de chaque femme chante une si belle chanson,
Car c’est dans la pureté de leur nudité qu’ils furent créés bons.

 

C’est en pensant à cela,
Que renaît ma bien petite foi,
Voilà pourquoi je suis entièrement nue,
Devant cette cathédrale si connue et tant vue.

 

Car ce n’est point dans les religions,
Qu’un nouveau monde, nous construirons.
Ni dans les livres saints que nous bâtirons un meilleur lendemain,
Et encore moins en récitant inutiles prières en se joignant les mains.

 

Mais si c’était la volonté de Dieu ?
Que de vivre tout simplement et heureux,
D’être vrai en évitant l’hypocrisie des gens pieux,
Tout en étant auprès de tous ces gens si malheureux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Réflexions en ce mardi 5 mars 2019

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Maître-autel de l’église St-Dominique de Québec dimanche le 3 mars 2019

Réflexions en ce mardi 5 mars 2019

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous. De mon côté, je dois avouer que le temps, à l’image d’une rivière en cette saison hivernale, coule bien lentement. Ce qui favorise une pleine et entière guérison tant sur le plan physique que spirituel. En effet, le début d’année a été quelque peu pénible pour votre humble serviteur du fait de mon accident, disons-le, de parcours pendant mon séjour en Gaspésie. Toutefois, je reprends des forces tout en poursuivant mon rétablissement.

Sur le plan spirituel, force est d’admettre que j’ai été choqué par l’ampleur des révélations concernant les faits et gestes reprochés par certains membres du haut clergé catholique.

Devant toutes ces allégations, deux choix s’imposèrent devant moi. Soit de mettre un terme à ma foi catholique ou bien de poursuivre sur le chemin de cette foi mais en l’adaptant à mon cheminement personnel. N’oublions pas que la foi relève d’abord et avant tout de la vision que chaque personne face à la vie.

Pour ma part, j’ai choisi de rester fidèle à ma foi catholique et apostolique. « Pourquoi donc ? » Me demandez-vous et ce, avec raison. J’ai choisi après mûres réflexions de rester fidèle à ma foi catholique pour les raisons suivantes :

Je reste fidèle à ma foi catholique en hommage pour ces gens qui ont témoigné de façon parfois courageuse, parfois héroïque, parfois par pur altruisme à l’égard des plus démunis de la terre.

En mémoire de (2)Je reste fidèle à ma foi catholique en hommage à ces prêtres, à ces religieux et à ces religieuses qui ont été tués-es pour le simple fait d’avoir été des témoins de la Parole du Christ. Je reste fidèle à ma foi catholique en hommage aux martyres qui ont sacrifié leurs vies afin de permettre à d’autres de vivre. Je pense notamment au père Maximilien Kolbe qui s’est offert en échange d’un prisonnier condamné à mourir dans le bunker de la mort à Treblinka sous le régime nazi. Un bunker où les prisonniers périrent de la soif, de la faim et dans des conditions dignes des enfers.

Je reste fidèle à ma foi catholique en hommage à ces prêtres qui, de manière très humble et sans panache, ont vécu leurs ministères de façon irréprochable. C’est là un élément qui semble être trop souvent passé sous silence.

Et, le plus important, je reste fidèle à ma foi catholique pour cette ultime raison : J’ai été baptisé catholique à l’hôpital de Baie-St-Paul par une communauté de religieuse dont les membres se sont sans cesse relayés afin de me sauver la vie. Et savez-vous quoi ? Je suis heureux de pouvoir entrer dans une église et d’y faire une prière, ou bien même un simple signe de croix, car j’apprécie la chance de vivre chaque jour que Dieu me donne.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Il y a des lieux à respecter

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Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

 

Il y a des lieux à respecter

Bonjour tout le monde,

Je profite de l’occasion qui m’est donné pour souhaiter à mes compatriotes un bon congé de la fête du travail et aux étudiants-es un bon retour aux études. Bienheureux celui qui peut travailler, il sera comblé chaque jour de sa vie. Bienheureux celui qui peut s’instruire, les portes du futur lui seront grandes ouvertes.

Sous un autre ordre d’idée, je dois vous avouer que je suis quelque peu scandalisé lorsque certains quotidiens rapportent des nouvelles de ce genre. En effet, je suis scandalisé pour les raisons suivantes : En premier lieu, le manque flagrant de respect envers les lieux de culte notamment ceux qui sont dédiés à la religion catholique. Pourquoi un tel manque de respect ? Quelle en est l’utilité ? D’autres choix s’offrent-ils aux modèles vivants dans le cadre de leur performance de nudité artistique ? Personnellement, je me vois mal poser nu dans les lieux de culte lesquels relèvent d’une importance capitale pour un grand nombre d’individus. Un tel irrespect fait preuve d’une faible maturité tant chez le modèle vivant que chez ses collaborateurs.

Vient en second lieu, une carence flagrante dans la capacité de créativité des modèles et de leurs acolytes. Par ailleurs, la nature offre tant d’endroits magnifiques où de telles scènes peuvent être réalisées. Sans compter les nombreux studios réservés à cette fin, sans omettre le fait que plusieurs d’entre eux ont des appareils photos haut de gamme et qui sont fort possiblement d’une aide incomparable que de tels lieux de culte.

Au fait, je sais très bien de quoi je parle. En effet, une réalisation de nudité artistique a déjà eu lieu dans un studio de Montréal dans laquelle j’avais pris la position du Christ sur la croix. Mais, attention ! Aucune provocation ne ressortait de ma pose. Bien au contraire ! Le respect envers la foi chrétienne a été de mise dans la prise de position. Un respect qui aura toujours place dans mon cheminent artistique. Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

L’artiste Déborah de Robertis arrêtée après s’être exhibée nue dans le sanctuaire de Lourdes

La foule des pèlerins n’a pas dû en croire ses yeux en voyant, vendredi vers 17h40, une drôle d’apparition en plein milieu du sanctuaire de Lourdes. Déborah de Robertis, artiste performeuse luxembourgeoise âgée de 34 ans, se trouvait entièrement nue devant une assemblée de croyants et de religieuses. Ses cheveux seuls étaient recouverts d’un voile bleu de madone. Dans une vidéo postée sur YouTube, mais supprimée depuis, on voit des catholiques intervenir pour recouvrir sa nudité.

Interpellée et placée en garde à vue

La jeune femme a été interpellée, et placée en garde à vue pour exhibition sexuelle, selon une source policière interrogée par le JDD. Cette dernière est déjà connue des services de police pour ce type de délit. L’artiste féministe utilise en effet sa nudité pour des performances ; elle avait par exemple posé nue, les jambes écartées, devant la Joconde au musée du Louvre à Paris. Le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamnée à 35 heures de travail d’intérêt général pour avoir mordu au bras un gardien, mais elle avait été relaxée du chef d’exhibition sexuelle. 

Le 29 mai 2014, la performeuse avait tranquillement reproduit la pose du modèle de L’Origine du monde de Courbet, tableau exposé au musée d’Orsay. Déborah de Robertis, ancienne membre des Femen, dit questionner la place des femmes dans la société, à travers ses happenings. Lors de ses précédentes comparutions devant la justice, elle avait dit sa volonté de recommencer, c’est selon elle son rôle d’artiste.

Source : https://www.lejdd.fr/societe/lartiste-deborah-de-robertis-nue-dans-le-sanctuaire-de-lourdes-3745232

Terminer ses vacances  en beauté ?

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Église St-Rédempteur de Matane

Terminer ses vacances  en beauté ?

« Comment terminer ses vacances en beauté? Tout simplement en rendant grâce à Dieu pour ses bienfaits. Je suis venu pour prier pour vous tous et toutes. »

RollandJr St-Gelais de Québec

Pour bien débuter la semaine

Pour bien débuter la semaine :

le rosaire chanté en grégorien

Bon début de semaine tout le monde,

22853288_2020246764873090_4666011950016209162_nJ’espère de tout mon coeur que vous allez bien et que la vie soit bonne et belle pour vous. De mon côté, j’ai passé une journée dominicale réellement divine. En effet, comme à l’habitude, je suis allé à la célébration eucharistique en l’église St-Roch de Québec afin d’assister à ladite cérémonie comme je le fais depuis l’âge de mes 15 ans.

Fait étonnant ! N’oublions pas qu’à cet âge, nous avons tendance à se révolter de tout et de rien. Que voulez-vous ? C’est la période des remises en questions de la plupart des valeurs, des principes et du mode de vie inculqués par nos parents et ce, avec la meilleure volonté qu’ils eurent. De mon côté, ma foi chrétienne de tradition catholique a été jusqu’à maintenant plus que salutaire sur le chemin de ma vie.

Il va sans dire que ma passion pour le domaine18787894_10154940127833462_1862696579_n artistique m’a amené dernièrement à m’interroger sur la beauté des chants grégoriens. Ces chants dont les moines et les religieuses psalmodièrent en choeur dans leurs monastères, un peu comme pour protéger leurs contrées contre toutes formes de menaces tant intérieures qu’extérieures. Je me suis questionné durant la célébration eucharistique de ce dimanche à savoir : pourquoi n’y aurait-il pas quelques articles sur ce domaine musical que sont les chants grégoriens au sein de mon blogue artistique ? Après tout, notre civilisation est plus que tributaire du rôle qu’a joué le catholicisme dans l’émergence des arts. Est-il utile de vous rappeler que la cité du Vatican regorge de trésors d’une valeur inestimable ?

18763185_10154940138013462_1152071160_nBref, c’est afin de palier à cette lacune que j’ai décidé de publier au fil des semaines à venir des articles sur l’art religieux dont l’église catholique s’est servi pour d’une part, évangéliser l’Europe et, d’autre part, être garante des valeurs fondamentales qui servirent de tremplin à la plupart de nos institutions d’enseignement, de charité et d’hospitalité, voire ici les premiers asiles et hôpitaux dédiés aux moins nantis et des rejetés.

Oui, les chants grégoriens méritent de manière indéniable d’occuper une place hautement digne afin de reconnaître tant leur beauté que leur sacralité dans le domaine artistique. Les ignorer consisterait à les envoyer dans les limbes de l’histoire, de notre histoire. Ne l’oublions jamais.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans l’œil d’un artiste

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Remerciement à Jerzy Rekas pour sa permission Source : http://jrekas.deviantart.com/

Dans l’œil d’un artiste

Bonjour tout le monde,

Je profite de cet instant pour partager avec vous mon opinion, aussiDSCN0257 (2) humble soit-il, sur un aspect précis du domaine de la nudité artistique. Un aspect qui, je le crois, n’a été qu’effleuré au fil de mes nombreuses publications sur les séances auxquelles j’ai eu la chance de participer depuis que je suis devenu modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers où le dessin était l’outil de travail des artistes présents. Cet aspect concerne le regard de l’artiste sur son modèle. Un regard qui est, vous devez vous en douter, très différent de ce que l’on retrouve au sein des magazines et, encore plus, au sein des nombreuses publicités où le corps, notamment celui de la femme et dans une moindre mesure celui de l’homme, est utilisé pour faire mousser la vente de tel ou tel produit.

1922236_910867815619763_7444781465202693521_nQuel est donc ce regard ? Je répondrai à cette question par une vérité enseignée par les plus sages : Il y a autant de regards sur autrui qu’il y a d’individus sur terre. Ceci est bien évidemment le cas pour les artistes lesquels ont leurs propres expériences de vie, leurs valeurs, leurs degrés d’ouverture sur le monde et leurs interdits plus ou moins nombreux, ainsi que leurs préoccupations pouvant altérer leurs visions du sujet étudié. C’est un fait que les expériences de vie, et pas seulement pour les artistes, ont une influence énorme sur la manière dont tout-un-chacun perçoit le monde environnant. Par exemple, chaque lecteur d’un quotidien interprétera les nouvelles qui y sont rapportées à la lumière de ce qu’il a ou non vécu au cours de sa vie. Comme on dit si bien, tout le monde peut parler sur la guerre, mais seuls ceux qui l’ont vécu de près sont en mesure de saisir tout ce que cela comporte de cruel.

Il en est de même des valeurs personnelles. Dans le cas présent, lanew-image6 grande majorité des étudiants en arts pour qui j’ai posé nu dans le cadre de leurs formations académiques a semblé être emballée par le fait que je fus entièrement nu durant leurs séances. Je leur ai donné le meilleur de moi-même et, en contre partie, ils sont venus y puiser tout ce qu’ils pouvaient en tenant compte de leur savoir-faire. Or, certains élèves ont préféré ne pas assister aux dites séances pour des motifs qui leurs appartiennent et que les responsables des groupes se devaient de respecter. Ce qui est la moindre des choses en pareilles circonstances. N’est-ce pas ?

Le degré d’ouverture sur le monde, élément sous jacent aux valeurs personnelles en y incluant leurs interdits, peut aussi être un facteur déterminant dans la vision de l’artiste envers le modèle nu. Ici, je dois reconnaître que la quasi majorité des artistes, en incluant les élèves des écoles d’arts, ont une propension fort étonnante à découvrir le monde. Je parle bien du monde en général et non seulement du milieu environnant dans lequel ils vivent. D’ailleurs plusieurs d’entre eux ont voyagé en de nombreux pays enrichissant ainsi leur culture générale. Ne dit-on pas que les voyages forment la jeunesse ?!

New Image1Et que dire de leurs préoccupations pouvant altérer leurs visions du sujet étudié ? C’est un fait indéniable que nous sommes tous marqués par les événements qui se déroulent dans notre vie quotidienne. Des factures à payer, des soucis de travail, des rapports houleux avec l’être aimé et bien d’autres aspects qui jalonnent le parcours de notre destiné peuvent obscurcir notre vision de la vie. Bien entendu que de tels aspects influenceront les artistes dans leurs démarches. Certains d’entre eux transposeront de manière plus ou moins consciente leurs préoccupations sur la vision qu’ils en ont sur le modèle nu qui se trouve devant eux. Dis-moi ce que tu penses et tu me donneras ainsi une bonne indice de ce que tu vois. Dis-moi comment tu le vois et je te dirai la couleur de ton âme. Il en est de même pour chacun d’entre nous.

Bref, le regard de l’artiste comporte des facteurs à la fois psychologiques et psychiques qui l’amèneront à mettre sur toile sa vision d’un instant précis de sa vie. Un instant figé par quelques coups de crayons ou de pinceaux ici et là sur une toile vierge. Un moment temporel couché sur une toile blanche pour le reste de l’éternité. C’est ainsi que de voir un modèle nu sur une toile quelconque, c’est d’abord et avant tout voir la profondeur de l’âme de l’artiste. Je conclue cet article en paraphrasant une parole d’un grand sage natif de Bethléem : « Qui me voit sur toile, voit aussi mon père ! »

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mon compagnon

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Mon compagnon

 

Ô fidèle ami du quotidien,

Tendrement tu te tiens dans ma main,

Sentant la douceur de tes perles précieuses,

Perles des larmes de ces dames et de ces pleureuses.

 

De ce millénaire et noble Crédo,

Que j’ai récité en silence à chaque mot,

De ces Pater dits avec mon âme et mon cœur,

Et de ces Ave Maria semblables au céleste chœur.

 

Méditant la vie du Christ-Sauveur,

De ces mystères du Fils du Père notre Seigneur,

De sa divine naissance manifestée aux mystères joyeux,

De sa présence bien humaine sur terre sainte en mystères lumineux.

 

Se rappelant sa passion et son Amour infini,

Dans les mystères douloureux où il remit son esprit,

Tout en ayant grande foi en la vie éternelle par les mystères glorieux,

Dans le cœur de Marie qui veille sur ses enfants bénis dans les Cieux.

 

Pour l’Amour de mes frères je l’invoquerai,

Par l’Espérance sans cesse en mon âme je la prierai,

Par un esprit de Charité en son Fils vos intentions je lui confierai,

Sur ces grains de prières, avec confiance, mes mains j’y déposerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Concernant la nudité, l’art et le monde arabe

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Concernant la nudité, l’art et le monde arabe

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien.

Pour ma part, j’ai passé une agréable journée où la réflexion était à l’honneur. En effet, j’ai cru bon de publier quelques articles concernant un sujet rarement abordé au sein de mon blogue artistique. Un sujet qui suscitera un débat dans les années à venir voyant le choc de deux cultures différentes. Inutiles de vous expliquer de quoi il s’agit puisque vous le devinerez par vous-mêmes.

Une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. Mon blogue se veut être apolitique et libre de toutes formes de propagande. La beauté n’a ni religion, ni politique, ni ethnie. Elle est ce qu’elle sera toujours, c’est-à-dire celle du cœur. Cependant comme je ne suis pas, et croyez-moi sur parole, vraiment pas un expert dans le domaine de l’Islam et du monde arabe, j’ai cru bon de republier un article concernant la nudité et l’art dans l’islam. Par un souci de respect du droit d’auteurs, un lien se trouve en annexe du présent texte afin de vous diriger vers le texte original.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

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Le corps mis à nu dans l’art arabe

L’IMA présente une exposition sur la représentation du corps, et en particulier du nu, chez les artistes arabes modernes et contemporains.

Par Sabrina DUFOURMONT

Voilà une exposition qui va bousculer bien plus d’une idée reçue. Non, le corps n’est pas un sujet tabou chez les artistes arabes. Non, le nu n’est pas interdit. Bien au contraire. Il est exploité, mis en scène, parfois avec bien plus d’audace que chez les artistes occidentaux et un sujet masculin plus présent. L’exposition Le corps découvert lève le voile sur un univers méconnu du public.


La première partie évoque les prémices de ce courant dans l’art arabe. À la fin du XIXe siècle, de jeunes peintres – le plus souvent libanais (Habib Sour, Gibran Khalil Gibran, Georges Daoud Corm) et égyptiens (Georges Hanna Sabbagh, Mahmoud Saïd) – entreprennent ce que l’on appelait à l’époque le « Grand Tour », qui les mène en Italie et en France, parfois même en Espagne et en Angleterre, et au cours duquel ils s’initient aux arcanes des beaux-arts, notamment à l’étude du nu.


Stéréotypes


De retour dans son pays d’origine, cette génération pionnière fait de la représentation du corps un motif récurrent de son oeuvre et décide d’enseigner cet art avec la volonté de se détacher d’une formation jugée trop académique, d’inventer son propre mode d’expression. Lors de ces séjours, ils ont également découvert les clichés orientalistes en cours en Europe. Des clichés qui perdurent – hélas ! – aujourd’hui, transmis comme un héritage. Des clichés que la nouvelle génération d’artistes entend bien s’approprier pour, parfois, les tourner à la dérision. Les commissaires de l’exposition, Philippe Cardinal et Hoda Makram-Ebeid, ont ainsi eu la bonne idée de confronter ces deux regards au sein de cette première partie.


Puis l’on monte à l’étage pour se plonger dans un propos plus thématique où toute la place est donnée aux oeuvres contemporaines, notamment d’artistes féminines. Le corps y est présenté sous tous les aspects : sublimé dans les photographies en noir et blanc des années 1950, meurtri et vieillissant à travers le regard du photographe marocain Touhami Ennadre… À travers la question du voile aussi dans un jeu avec la nudité dans les photos de Majida Khattari ou dans une interrogation sur la maternité avec Sama Alshaïbi, qui photographie des corps voilés montrant seulement un ventre rond dénudé. Mais le corps dévoilé est très souvent masculin. L’Irakienne Tamara Abdul Hadi a voulu briser les stéréotypes de l’image de l’homme arabe dans le monde occidental, livrant des portraits très sensuels.

Source : http://www.lepoint.fr/arts/le-corps-mis-a-nu-dans-l-art-arabe-31-03-2012-1447060_36.php