Archives

Regard de femme

Regard de femme !

Regard de femme !

« Et de son regard, l’homme le porta sur ces seins. »

Peinture par Noble Roro de la France

Tant qu’il me restera

Tant qu’il me restera Dessin par Noble Roro de la France Poème par Rolland Jr St-Gelais

Tant qu’il me restera

 

Tant qu’il me restera,

Lentement, je ferai les cent pas.

Il me restera du temps à penser,

Du temps à rêvasser des jours passés.

 

Tant qu’il me restera des souvenirs

Qui me feront chaque fois sourire,

Qui me feront parfois faire des soupirs,

Des soupirs pour ces dames qui m’ont fait languir.

 

Tant qu’il me restera un fidèle ami,

Avec qui partager en cette période de pandémie,

Discuter de tout et de rien sans oublier tous ces magnifiques seins,

De ces dames qui ont détourné nos prières adressées à tous ces saints.

 

Tant qu’il me restera un superbe dessin,

Qui m’inspirera une chanson avec un joyeux refrain,

J’aurai une raison de vivre en cette période de grisaille,

En admirant la nudité toute simple d’une dame venue de Versailles.

 

Tant qu’il me restera en mon cœur un poème,

Pour ces amants qui en secret avec passion s’aiment,

J’aurai une raison d’espérer à la venue du soleil du printemps,

Qui annonce déjà ses couleurs derrière les nuages transportés par le vent.

 

Tant qu’il me restera des seins à cajoler,

De ces seins qui mettent en mon âme un peu de gaieté,

Car qui sait si demain je serai encore en ce monde avec certitude,

C’est sur les seins d’une femme que je ressens une grande quiétude.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une main, un sein

Une main, un sein ! Poème de Rolland Jr St-Gelais Dessin par Noble Roro de la France

Une main, un sein !

 

Une main sur le sein, une main sur le cœur.

Une main pour te rassurer face à tes peurs.

Une main pour te sentir aimer et te sentir exister.

Une main pour, face à tes peines, te retenir de pleurer.

 

Un sein qui manifeste la grâce de ta beauté,

Un sein qui démontre la fragilité de ta féminité,

Un sein qui aurait aimé connaître les joies de la maternité,

Un sein qui apprécie avec plaisir mes plus tendres baisers.

 

Une main, un sein près de ton cœur lui chantent un refrain.

Un refrain d’une chanson de consolation face à ton cruel destin,

Car rien de plus triste qu’un cœur brisé face à un amour sans lendemain.

Malgré nos ardeurs dans les nuits chaudes, une descendance ne sera point.

 

Mais, je te le dis, console-toi ô mon amour chéri,

Avec toi, nous verrons sans cesse diverses contrées et de nombreux pays,

Souviens-toi que nous sommes du peuple élu entre tous par nos voyages infinis.

Allez ! Donne-moi ta main, que je la mets sur mon cœur afin d’oublier ton ennui.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Esméralda, la princesse des sables

Esméralda, la princesse des sables Dessin par Noble Roro de la France Poème de Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Esméralda, la princesse des sables

 

Je suis Esméralda,

Je suis une femme fière,

Des valeurs transmises par père et mère,

De leur sang qui coule dans mes veines ici et là.

 

De ma langue étrangère,

Qui a survécu au de-là les frontières,

Qui affronta mille périples et autant de guerres,

Lesquelles durent affronter tous mes nombreux frères.

 

Ma chevelure d’ébène,

Témoigne de mes origines lointaines,

Qui ont donné à mon être une auréole mystérieuse,

Qui a fait fantasmer mes amants devant ma peau savoureuse.

 

Parmi ces hommes, un seul a su me combler,

Car il avait trouvé les mots magiques qui m’ont fait rêver,

De sa tendre voix, il n’avait de cesse de m’appeler sa princesse,

Ces mots qu’il me glissait à l’oreille quand je succombais à ses caresses.

 

Princesse des sables qu’il me disait en cajolant mes seins,

Il serait toujours à moi qu’il répétait tel un refrain,

En découvrant avec délice mon jardin secret,

Un plaisir partagé car ce que je l’aimais.

 

Puis, un jour il est parti.

Vers d’autres cieux, un autre pays,

Mais jamais je n’oublierai comme il était doué,

Avec ses mains me faire sentir une femme vraiment comblée.

 

Je suis la princesse des sables chauds,

Sur une vaste contrée où il faut si beau,

Voyageant de lieu en lieu avec ce modeste convoi,

Je suis une princesse perdue à la recherche de son roi.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Dans ses yeux

Dans ses yeux Poèmes de Rolland Jr St-Gelais Dessin par Noble Roro de la France

Dans ses yeux

 

Une autre journée d’exil

Cela est bien normal, paraît-il?

Pour un homme qui a connu l’amour,

D’une femme à qui il lui demanda sa main un jour.

 

Je l’avais connue à l’école de mon humble quartier,

Que nous avons côtoyée de l’automne jusqu’à la veille de l’été,

Une école simple à l’image de ces gens aux grands cœurs d’ouvriers.

De ces ouvriers qui avaient pour seule richesse leurs familles tant aimées.

 

De la quiétude de l’enfance ont suivi les tumultes de l’adolescence,

Celles des remises en question nous extirpent avec ardeur de l’innocence,

Ces questions qui nous rendent différents même aux yeux de nos parents,

Qui peinent à nous reconnaître avec une lourdeur aux cœurs assurément.

 

Devant la demeure familiale, sa main, je lui ai demandée,

Car, face à une telle beauté, je ne savais pas comment m’exprimer.

Quel bonheur indescriptible a alors envahi mon être par son oui,

Un mot qui alla changer à jamais mon sort, mon destin et ma vie.

 

Certes, un mariage beau, et malgré cela modeste, je lui ai offert.

Mais de tout l’or de ce monde, nous n’en savions que faire.

Vu que de nobles valeurs, nous désirions donner à nos enfants.

Qui, à leur tour, les enseigneront à leurs descendants.

 

Richesse éphémère grugée par le temps qui passe, dans le sablier,

À nos enfants, richesse féconde, voilà notre volonté de le leur inculquer.

Celle qui reste cachée dans une société où seul compte avec les yeux,

Mais qui est si appréciée par les cieux.

 

Et pour être franc, pour tout vous dire mes amis,

J’ai trouvé un trésor inestimable en mon épouse chérie,

Un trésor qu’elle seule possède et qui est tellement merveilleux,

Dans ses yeux, j’y ai vu tout ce qui allait me rendre heureux.

 

La vie a fait comme de raison son œuvre avec le temps,

Nous avions eu autant de filles que de garçons pour enfants,

De nos enfants tellement fiers, si beaux et si grands,

Qui ont apporté tant de joie, de bonheur à leurs parents.

 

Les années sont passées comme feuilles au vent,

Nos enfants quittèrent le nid pour faire leurs vies évidemment,

De la fleur de l’âge ma tendre femme m’accompagna vers la vieillesse,

C’est le chemin qu’ont emprunté les humains fortunés ou en détresse.

 

Et puis vint en ce dimanche un terrible accident.

Dans lequel j’ai perdu mon épouse malheureusement,

J’y ai aussi laissé le don de la vue, malencontreusement.

Une route mal en point me fit perdre deux trésors irrémédiablement.

 

Sur les terres d’exil de la noirceur,

J’y ai élu domicile avec toutes mes peurs,

Mais, la vie m’a laissé tout de même un inestimable trésor.

Celui de revoir en pensées les tendres yeux de ma femme en or.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada