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Le sacrifice

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Le sacrifice

(Version officielle)

Prologue

Ne pouvant pas aller voir mon père en cette période de restriction dans nos déplacements, restriction imposée par les autorités gouvernementales face à la pandémie du coronavirus, j’ai décidé d’aller passer une semaine dans un chalet situé dans la belle région de Portneuf. Région située tout près de la belle ville de Québec où je vis depuis plus de 22 ans.

Je m’étais arrangé avec quelques copains pour faire un aller-retour de Québec au chalet où j’allais passer la semaine en vacances. Des vacances bien méritées vu le début d’année difficile par lequel bon nombre de Québécois durent traverser. Être confinés dans nos demeures en plein hiver est loin d’être drôle pour le commun des mortels. Bref, je m’étais préparé pour une semaine qui se devait d’être agréable. Or, contre toute attente, cela n’allait pas être le cas.

Dès mon arrivée, mes copains eurent la gentillesse d’installer tout ce dont j’allais utiliser pour mon séjour dans les pièces mises à ma disposition tel que, à titre d’exemples, mes valises dans ma chambre et mes victuailles dans le garde-manger et la nourriture dans le réfrigérateur. Nourriture préparée à l’avance, vêtements de rechange propres et tout le nécessaire était au rendez-vous.

La première journée se passa sans incident. La piscine et le spa étaient à ma disposition et le soleil me réchauffait allègrement. Que pouvais-je demander de plus? Un bon vin? Être près d’un feu ou bien la présence de deux jolies femmes? Pourquoi pas! Mais, comme l’affirme le dicton : Il faut faire attention à ce que l’on désire car cela peut très bien se réaliser. Ce que j’allais découvrir dans les heures qui suivirent le soir venu.

Ayant pris mon repas du soir peu après le crépuscule, je me détendis auprès d’un bon feu. Buvant avec délice un vin rouge capiteux tout en fumant un joint, chose rarissime dans ma vie, je profita de ce moment de pur bonheur. Ne me doutant point que tout allait basculer de manière inattendue dans les heures qui allaient suivre.

Les douces brebis

Screenshot_20200806-220202M’étant assoupi devant le feu, deux belles jeunes dames vinrent à ma rencontre et me réveillèrent en s’excusant de me déranger. Elles se présentèrent chacune avec un sourire radieux qui illuminèrent leurs visages angéliques. Comment pouvais-je leur en vouloir de m’avoir réveillé en cette première soirée de vacances? Et puis, ma passion pour la beauté féminine était plus que comblée par leur présence. Peut-on me le reprocher?

La première se prénommait Victoria. Une belle grande blonde avec des yeux d’une douceur que je qualifierais de mystérieuse. Son accent particulier me fit comprendre qu’elle était d’origine slave. Fait étonnant puisque les gens d’une telle origine sont loin d’être légion en cette région du Québec. Pour ce qui est de la seconde, elle se présenta sous le prénom d’Eider et semblait, pour sa part, d’origine germanique puisque son accent ressemblait quelque peu à de l’allemand ou à du néerlandais. Il est possible que je me trompe, mais bon.  Un peu moins grande que la première, noiraude mais possédant un regard d’une vivacité fort étonnante tout en ayant un physique trahissant une vie de travail sur les terres. Deux femmes à la fois aux styles différents et complémentaires. Différents mais tout aussi jolis et agréables à regarder. Et, je l’avoue d’emblée, un petit quelque chose me plaisait chez chacun d’elles.

Quoi de mieux qu’une belle discussion sous le ciel étoilé117195660_10157732357622523_7571057464347432306_n (2) en dégustant quelques verres de vin autour d’un foyer pour nouer une relation somme toute amicale, sinon courtoise? Une discussion qui alla prendre un chemin auquel je ne m’y attendais vraiment pas. Un chemin qui alla me précipiter dans un rituel que je croyais faire partie du folklore ou du mythe en cette période où la science, du moins à première vue, a la prédominance sur la superstition. Deux femmes sachant user de leurs charmes pour mieux attendrir un homme en manque d’affection, et ce par un doux baiser accompagné d’un verre de vin dans lequel l’une des deux comparses aurait versé un somnifère. Comme quoi, l’homme est en soi un être bien faible devant l’élégance féminin.

Quelques gorgées de cet élixir suffirent pour amenerScreenshot_20200806-220202 (2) votre humble serviteur dans les bras tendres et réconfortants de Morphée. Dans quel état serais-je réveillé? Que m’arrivera-t-il? Et, le plus important, me réveillerais-je? Et, surtout, qui sont véritablement ses femmes? Étaient-elles si innocentes que je pouvais le croire au début de notre rencontre? Oui, sous une peau de brebis se cache parfois une louve aux dents acérés et à l’imagination pour infliger les pires des souffrances à ses victimes.  C’est ce que j’ai appris à mes dépends à mon réveil.

Les louves se dévoilent

Ne sachant ni où je me trouvais, ni avec qui et, le pire des questions qui venaient en mon esprit, qui j’étais, j’ouvris les yeux avec grande difficulté. Ne distinguant que des ombres qui allèrent et vinrent en tous lieux, je m’aperçois de ma nudité que de manière graduelle au fil du temps où l’élixir perdit de son efficacité.

À vrai dire, j’avais pour seuls vêtements qu’un ensemble de je-ne-sais-quoi. En effet, j’étais entrelacé à la fois par des cordes et un costume sorti tout droit de l’imagination d’un être que l’on pourrait qualifier de totalement pervers. Bref, je ne pouvais à peine bouger et respirer.

Une voix retentit derrière moi. J’ai deviné par l’accent germanique qu’il s’agissait de la grande femme aux cheveux blonds. « Nous sommes ma copine et moi les protectrices de la nature et ce, peu importe l’endroit où nous voyageons. Nous punissons les hommes qui osent, à nos yeux, maltraiter la terre-mère depuis maintenant bon nombre d’années. Mais, jamais, nous ne nous en prenons ni aux femmes, ni aux enfants. Ces premières étant nos sœurs et ces derniers ayant encore l’âme pure de l’innocence. Toutefois, nous ne nous gênons pas pour corriger l’homme qui par hasard se trouve sur notre chemin surtout si ce dernier tire sa fortune de l’exploitation de la forêt. »

« Moi? Tirer fortune de l’exploitation de la forêt? Vous faites une grave erreur. » J’ai eu droit pour seule réponse qu’une série de baffes que je me rappellerai toute ma vie. Si je parviens à me tirer de cette posture, bien entendu.

« Nous allons t’apprendre ce qu’est que de souffrir à en mourir tel que tes semblables et toi faites à mère-nature depuis toujours. Tu serviras d’exemple aux hommes de ce pays. De cette terre que tes ancêtres ont volée aux premières nations. À celles qui, pour une fois, vivaient avec la nature en parfaite communion. » Murmura à mon oreille celle qui, semblait-il, étaient l’instigatrice de ce jeu sordide et cruel.

117242481_304324773976265_7023739626019018469_n (2)C’est alors que dans un geste inattendu, elles me prirent et m’installèrent face à un mur situé près de l’une des portes d’entrée du chalet. Sans dire un mot de plus, un mot de trop, sous l’ordre de l’instigatrice, la cadette empoigna son fouet et me lacéra le haut de mon dos. Un dos qui était à leur merci pour combler leur besoin de me châtier pour un crime que, selon elles, j’ai commis par le simple fait d’être un homme. Un vulgaire homme, de surcroit blanc et chrétien. Coupable de tous les maux de la terre.

Me sachant être à la merci de ces dames à la fois si116587558_2839047452992286_1068193292499587332_n (3) splendides et si féroces, j’en éprouvais de manière assez curieuse et à ma grande surprise un certain plaisir, une certaine jouissance. Était-ce un fantasme inavoué longtemps enfoui au profond de mon subconscient? Étais-je en mon fort intérieur un masochiste qui s’ignorait? Chaque coup de fouet exorcisait-il en moi toute la souffrance accumulée au fil des ans? Comme dit si bien le proverbe : « Dieu seul le sait et le diable s’en doute. » Et puis? L’âme ne cache pas en elle tous les secrets de l’être qu’elle anime? Des secrets qui seraient souvent bien de ne jamais être dévoilés au grand jour.

Encore, encore et encore! Chaque coup me fit prendre conscience de ma fragilité, de mon humanité et du caractère éphémère de mon existence. Une existence qui était tenue entre les mains de mes tortionnaires. Tel un animal devant l’abattoir, je me suis résolu à mon sort. Un sort qui ne dépendait en aucune façon de ma volonté. Une volonté qui allait être mise à rude épreuve dans les heures qui allèrent se poursuivre au sein de ce rituel expiatoire.  Mais d’ici là, advienne que pourra.

Entre les mains de mes tortionnaires

La nuit arrivée à son apogée, mes tortionnaires allumèrent un feu de foyer près de mon chalet. Un feu de foyer paraissant à première vue bien banal n’eut été la présence de signes étranges gravés sur quelques-uns des arbres entourant ce lieu. Un lieu qui devait être au départ un endroit de repos, de quiétude et de pur bonheur. Des signes qui me firent penser à ces époques où les légendes de sorcières pullulèrent sur le vieux-Continent.

Par trois fois, ces mots résonnèrent à travers bois et forêt : “ Mutter Natur! Mutter Erde! Wir stehen vor dir. Nimm diese Opfergabe an, die wir dir als Sühne für unsere Sünden anbieten.

117037698_311716220185671_2894995238239918260_n (3)Laissant entrevoir le pire des cauchemars chez votre humble serviteur. Des mots répétés par les voix à la fois enchanteresses et diaboliques de ces femmes revêtues d’habits d’un autre âge. Rouge et noir pour celle qui allait m’offrir tel un holocauste. Marron et pourpre pour sa servante.  Deux comparses qui savaient si bien manipuler le fouet et le couteau. Instruments de souffrance et de libération. Souffrance pour la chair. Libération pour l’âme.

La servante se dirigea vers moi et me tendit une coupe de vin en m’ordonnant de la boire jusqu’à la dernière goutte. Une coupe de vin dans laquelle elle eut versé au préalable une mixture ayant pour but de rendre chez-moi impossible toute volonté de révolte. Tel un esclave résigné face à son destin, j’avala d’un trait cette potion au goût amer.

« Bien mon esclave ! Tu as obéi à moi grande prêtresse de cette terre et à sa fidèle compagne gardienne des secrets anciens. Tu auras ta récompense le moment venu. Une fois que tu auras de plein gré avoué tes crimes à l’égard de mère-nature, de notre mère sacrée. » Me dit-elle avec un calme déconcertant.

Que devais-je avouer? Lui répondis-je cherchant ma115950034_10157718913677523_6827048223825567104_o respiration avec peine et misère. Qu’à l’instar de l’humanité, j’ai abusé, exploité et détruit les richesses dont mère nature était la seule tributaire? Qu’à la suite de mes semblables j’ai tellement pollué la terre que j’en ai hypothéqué les générations à venir? Que par les guerres et les conflits mondiaux, une quantité incroyable de produits chimiques a été déversée dans des contrées les rendant ainsi invivables pour les populations? Que l’avidité de l’homme a détruit la terre dans ses moindres recoins?

Mais, à bien y penser, elle n’avait pas tout à fait tort. De tous les êtres vivants sur la terre, aucun d’entre eux n’a posé de gestes aussi destructeurs que l’homme. En effet, il sème tôt ou tard la destruction partout où il passe et ce, au détriment de mère nature. L’histoire est remplie d’exemples qui prouvent une telle affirmation.

Étais-je atteint du syndrome de Stockholm? Voilà maintenant que je commençais à raisonner comme mes agresseurs. Jusqu’où mon adhésion à leur philosophie allait m’amener? Étais-je prêt à sacrifier mon corps en guise d’holocauste pour le pardon des péchés de l’homme? Une sensation de folie envahit alors mon esprit.

Le rituel

117037698_311716220185671_2894995238239918260_nLa grande prêtresse s’avança vers moi et me dit : « Tu as enfin compris combien grandes sont tes fautes par le simple fait que tu sois un homme. » Chose étonnante, elle me parla ainsi d’une voix tellement douce que je n’ai pas su comment réagir. De toute façon, je dois reconnaître qu’il m’était impossible de faire quoique ce soit vu la position peu enviable dans laquelle je me trouvais. Ligoté, nu, battu et fouetté tel un supplicié d’une époque que je croyais être révolue depuis longtemps.

Elle tendit à sa comparse un long couteau en lui117037698_311716220185671_2894995238239918260_n (4) ordonnant de faire son devoir. Le saisissant sans discuter, elle vint en ma direction. Son visage caché par un masque que je qualifierais de loufoque dans les circonstances, je vis ses yeux me regardant des pieds à la tête tout en s’arrêtant prestement sur mes parties intimes. Aurais-je été accusé de tous les maux de l’humanité sans celles-ci? Sûrement pas!

Puis sans crier gare, elle se pencha vers mon pied gauche et le sectionna d’un coup sec. Quelle douleur atroce je ressentis dès l’instant où la lame pénétra la chair. Le froid de la lame fit place à la brulure de la chair lacérée de part en part. Toutefois, et à mon plus grand regret, je ne perdis point conscience.

J’ai compris en voyant le sourire machiavélique de la grande prêtresse qu’il ne peut y avoir d’expiation absolue sans une souffrance à la hauteur de mes crimes. Des mes crimes commis par le seul fait que je suis un homme et, de surcroît, blanc, occidental et, comble de l’horreur, chrétien. Me vidant de mon sang, je sentais le peu de mes forces fondre comme la neige au printemps. Voyant mon heure venir, je tendis mon cou à celle qui allait me donner le coup de grâce et qui alla mettre fin à mon agonie.

VictoriaDuhaime 6.pngMon souhait, aussi abominable puisse-t-il être, a été réalisé de manière somme toute rapide. Deux pas vers l’arbre où j’étais attaché suffirent à l’exécutrice pour être près de mon torse. Se penchant avec réserve sur celui-ci, elle saisit mon cou, y appuya avec force la lame et d’un geste rapide comme l’éclair, elle le fit glisser en permettant au peu de sang qui se trouvait encore dans mon corps de gicler au rythme du battement de mon cœur. Un rythme qui alla en diminuant jusqu’à disparaître dans un silence. Un silence issu de la profondeur du néant.

Constatant avec stupeur la rapidité de mon décès, les116916291_298902014502757_8629429313539979300_n deux comparses mirent mon corps, du moins ce qu’il en restait, dans un sac de plastique afin de l’enterrer avant l’aube. L’enterrer aussi profondément que possible afin de pouvoir être au loin lorsque l’on alla remarquer ma disparition. Après tout, cela paraitra étrange pour mes amis et mes connaissances de ne pas recevoir de mes nouvelles de ma part. Moi qui aime bien dire quelques mots sur les réseaux sociaux. Un tel comportement finira bien par alerter quelques-uns d’entre eux.

Cependant, il m’est impossible d’où je suis de savoir ce qui adviendra de la suite des choses. Il fait d’ailleurs si noir et si froid là où je suis. Comment puis-je même affirmer que je suis alors que je ne suis tout simplement plus. Mon âme vague ici et là cherchant un lieu sacré où dormir, entendre une prière pour son repos éternel. Oui, elle sait que ses désirs, les seuls qui lui restent, se concrétiseront un jour ou l’autre. Mais d’ici là, elle a que ce noir et ce froid pour compagnons.

Épilogue

Entouré par cette noirceur glaciale, je vois défiler devant mes yeux le déroulement de ma vie, de mes insouciances et de mes illusions. Une vie en apparence qui était tout à fait ordinaire comme bien des hommes qui vivent sur cette terre.

Vivre? Ce que je donnerai pour sortir de ce lieu et pouvoir vivre, oui j’ai bien écrit vivre, de nouveau. Vivre avec moins d’indifférence à l’égard de tout ce que me donnera mère nature en évitant l’erreur de croire que tout m’est dû par l’idée trompeuse que je suis un homme.

Combien de fois ai-je haussé les épaules en regardant les nouvelles télévisées lorsque l’on y annonça tel ou tel cataclysme écologique en me répétant que cela ne me concernait guère? Oui, cela me concernait et concerne encore plus de nos jours tous les êtres qui liront ce témoignage venu d’outre-tombe.

117305767_1091071384641629_1246651039427814578_n (2)La terre nous en offre tant et nous oublions souvent, trop souvent hélas, comme il est bon d’y vivre. Cessons d’être dupes ! Jamais, nous découvrirons une planète semblable à la nôtre dans tout l’univers. Aucune n’offre autant que celle-ci pour notre bonheur et ce, en demandant en retour qu’un simple respect de notre part.

C’est sur cette terre et seulement sur celle-ci que nos ancêtres y ont vécu et que nos descendants pourront à leur tour y vivre. Or, c’est aux hommes de notre temps que revient la tâche de prendre les choses en mains afin d’en inverser l’ordre. Demain, il sera trop tard. Peut-être l’est-il maintenant?.

Mais en terminant cette missive, je vous exhorte mes amis de prier pour mon âme. J’ai tellement froid dans cette noirceur qui m’entoure. Prier pour moi, je vous le demande. Que je vois enfin la lumière et sa chaleur bienfaisante.

Feu RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Elle attend son prince charmant

Elle attend son prince charmant
« Elle attend son prince charmant » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Waiting-for-the-prince-846761621

Elle attend son prince charmant

 

Sous un soleil d’un été resplendissant,

Elle s’est étendue nue bien évidemment,

Près d’un bosquet afin d’être au frais,

Car chaleur torride venait du vent de l’Est.

 

En cette région d’une langue étrangère,

Elle n’est qu’une âme bien passagère,

Venue y trouver son amant devant ce château,

Lui offrir l’amour de son cœur et la douceur de sa peau.

 

Ayant traversé vastes contrées,

Au grand risque d’y perdre sa vie ou de s’égarer,

Car bien des êtres vils parcourent les routes,

Afin d’y chercher des êtres à mettre en déroute.

 

Mais, rien n’est trop beau pour l’amour,

De l’être cher avec qui on désire tant bâtir maison,

Fonder famille et avoir de nombreux enfants, filles et garçons,

Être avec son bien-aimé à la vie, à la mort et pour toujours.

 

Prince charmant ! Ô beau prince charmant !

Ne vois-tu pas qu’elle t’attend depuis longtemps,

Ne la fais point languir et vers elle accourt sans perdre de temps,

Et dès l’instant où tu descendras de cheval, embrasse-la passionnément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une vision féminine sur une partie intime de la femme

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Une vision féminine sur une partie intime de la femme par Fa Ph

Une vision féminine sur une partie intime de la femme

Bonjour tout le monde,

Vous le savez d’ores et déjà que la vie m’a donné la chance incroyable de rencontrer des gens possédant à la fois des talents immenses et une ouverture d’esprit peu commune. Des talents dans des domaines et sur des sujets que je n’aurais jamais soupçonnés un seul instant de ma vie. Des sujets de travail rendus possibles grâce notamment à cette ouverture d’esprit dont certaines personnes ont su développer au fil des années. J’ignore si vous saisissez ce qu’une telle occasion représente à mes yeux, mais je rend grâce au Ciel que cela m’est arrivé. Une occasion qui m’a aussi permis de découvrir des œuvres tout à fait remarquables qui représentent, entre autres, des parties de l’anatomie qu’une majorité de gens, sans vouloir porter un jugement irrévérencieux à leur égard, n’oseront jamais évoquer sur le plan artistique.

Ce qui est le cas, mais pas exclusivement, des artistes féminins surtout si le sujet d’étude concerne les parties intimes du corps humain. Vous avez sûrement deviné qu’il ne s’agit aucunement des pieds, des mains ou encore de nez dont je fais référence dans mes propos, mais bien d’organes propres à la procréation ou, si vous préférez un terme plus explicite, servant à une bonne baise.1

Il est tout de même vrai que de choisir un tel sujet de travail est loin d’être une sinécure pour la majorité des artistes œuvrant en arts visuels, et ce peu importe le support utilisé. Une difficulté inhérente à l’exploitation pornographique qui n’a eu de cesse de grandir au cours des trente dernières années et en particulier depuis l’avènement de l’internet lequel regorge de sites pornos plus ou moins légaux.2 Réaliser une œuvre artistique qui a le sexe pour terme principal est loin de faire l’unanimité tant aux yeux du grand public qu’aux yeux de la communauté artistique. Voilà pourquoi, il est impératif que la décision soit mûrement réfléchie et que l’angle avec lequel l’artiste désire prendre appuie soit simple et original. Telle une soupe, une pincée de sel et de poivre suffit pour la rendre délicieuse alors que d’en mettre un peu trop la gâchera.

Rares sont les artistes qui savent, à l’image d’un chef cuisinier, réaliser avec brio une œuvre dont le sujet est les parties intimes. Or, il y en a une qui possède cette disposition extraordinaire. Une artiste dont j’ai déjà rédigé un texte de présentation et un article sur l’une de ses œuvres. Une œuvre qui m’a littéralement bouleversé tant par la beauté même du résultat que par son cachet. Une œuvre qui m’a incité à savoir qui est son auteure. Bref, qui était Fanny ? Un article qui a été accueilli chaudement tant auprès de mes nombreux abonnés que ceux de cette artiste du pays des Helvètes.

À l’œuvre présentant un sexe masculin dans sa position de repos, l’artiste a récidivé en réalisant un dessin qui a mis l’emphase sur l’ensemble des parties intimes de la femme. Une présentation que je qualifie volontiers être de bon goût et tout en douceur. Une peu comme si elle voulait y poser un filtre afin de ne point offenser le commun des mortels. En effet, une telle présentation peut heurter les âmes dites sensibles. La réalité de la vie est ainsi faite.

Une question doit certainement vous venir à l’esprit. Une question que je formulerais ainsi ; pourquoi suis-je interpelé par une telle réalisation artistique sur la partie la plus intime du corps féminin ? Ma réponse est à double volet. En premier lieu, le choix d’utiliser les différentes teintes de noir et blanc afin de décrire dans les moindres détails cette région anatomique spécifiquement féminine est tout à fait formidable. En effet, cela lui donne une certaine aura de mystère tel qu’éprouverait un amant la nuit où il ferait l’amour à sa maîtresse pour la première fois loin des yeux à la fois inquisiteurs et accusateurs, voire envieux et jaloux de leur bonheur interdit. En second lieu, la minutie avec laquelle les détails de cette vulve, il faut savoir dire les choses avec les bons mots si on veut éviter toutes formes de grossièreté, démontre le sens professionnel de cette artiste. Tout y est dessiné avec une qualité remarquable. Une qualité qui rend justice à la noblesse de toutes femmes, jeunes et moins jeunes, qui forment avec les hommes l’humanité. Une noblesse qui démontre de manière indéniable que chaque partie du corps humain mérite un respect absolu.

Je termine cet article en remerciant vivement Fanny de la Suisse pour m’avoir donné sa permission d’utiliser son œuvre pour rédiger cet article. Une rédaction qui, à voir le nombre de paragraphes, m’a beaucoup plu. Et pour cause puisqu’il est rarissime qu’un tel dessin à la fois magnifique et de grande qualité soit fait sur un sujet si particulier.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

  1. Parfois, il faut dire les choses comme elles le sont afin de se faire clairement comprendre. Qu’on le veuille ou non.

  2. En effet, le caractère légal des sites pornographiques varient de manière considérable d’un pays à l’autre. Ce qui ouvre la voie à des sites qui sont, avouons-le franchement, répugnants.

Vous n’êtes pas obligés d’être d’accord avec moi

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Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais de Québec

Vous n’êtes pas obligés d’être d’accord avec moi

(Une réflexion rarissime au sein de mon blogue artistique)

 
Bonjour tout le monde,
 
J’ai longuement réfléchi avant d’écrire un tel texte sur mon mon blogue car j’y aborde deux éléments d’actualité qui ont secoué une bonne proportion des gens au Québec. Une bonne proportion? En effet, il est aisé de constater que c’est le cas lorsque nous lisons les réactions des internautes en réponse à ce qui s’est déroulé la semaine dernière à Québec.
 
Moi-même je ne peux pas rester indifférent face au crime perpétré à l’endroit d’une femme par un homme, si on peut appeler ça un homme, qui était fraîchement sorti de prison où il y avait passé quelques années pour le meurtre de sa conjointe. Le meurtre de la femme dans un hôtel de Québec aurait pu être évité n’eut été la permission accordée à cet énergumène de fréquenter les salons de massage érotique afin de satisfaire ses besoins sexuels. Personnellement, je trouve qu’il n’aurait jamais dû sortir de tôle vue le caractère horrible du crime qu’il avait déjà commis à l’endroit de son épouse. Mais là, c’est une compétence dont je n’ai pas de pouvoir du fait que je suis qu’un simple citoyen ayant droit de vote dans un système démocratique où les décisions sont prises par des personnes fortunées et dont les administrateurs vivent dans des tours d’ivoire.
 
Ici, ce qui me choque concerne un aspect plus terre à terre face à la réalité de bien des hommes au Québec. Celui du « besoin » légitime de vivre une sexualité selon les capacités inhérentes à chacun d’entre eux. Attention! Je parle ici d’une sexualité entre adultes libres et consentants.
 
Je tiens à préciser que mon texte n’a pas pour objectif de choquer qui que ce soit mais plutôt de vous amener à voir l’autre facette de la médaille, celle de l’homme sain d’esprit mais qui pour des raisons liées aux circonstances de la vie est amené à fréquenter les salons de massage érotique ou bien des filles de joie. Bien des choses ont été écrites à propos des filles de joie mais il me semble que rien ou presque a été fait sur les hommes qui les fréquentent. Ce qui aide à entretenir une image peu flatteuse à leur égard.
 
Il est loin d’être évident pour un homme d’être un homme de nos jours. Tout ce que l’on voit dans les médias d’information est loin d’être valorisant à leur endroit. Pourtant il y en a encore des hommes bons avec des bonnes valeurs. Des hommes qui se respectent et qui respectent les femmes. Or, plusieurs de ces hommes fréquentent les filles de joie pour la simple raison que la vie en a décidé ainsi. Certes, la crainte d’être pris dans une relation toxique y est pour quelque chose. Une relation tellement toxique que certains d’entre eux préfèrent mettre une croix définitive à la recherche de l’âme-sœur. Une telle situation est également vécue par de nombreuses femmes je le concède.
 
À cela s’ajoute le fait que bien des hommes se font littéralement lavés par leurs ex conjointes dans le cas de divorce allant jusqu’à pousser certains d’entre eux vers l’itinérance. Je sais très bien de quoi je parle puisque j’ai eu la chance d’avoir déjà discuté avec une intervenante qui travaillait dans un centre d’aide pour les personnes itinérantes. Elle m’a confié que plusieurs hommes qu’elle côtoyait à cet endroit s’y trouvèrent suite à un divorce dans lequel ils avaient tout absolument tout perdu. Une telle réalité est loin d’être encourageante pour nouer des relations amoureuses à long terme.
 
Un autre aspect fort négligé est celle du désir sexuel chez l’homme vivant avec un handicap physique bien visible. Et quand j’écris fort négligé c’est encore plus le cas dans une société où la perfection physique est mise à l’avant-plan. À cela s’ajoute l’image angélique de la personne vivant avec un tel handicap. Certes, certains d’entre eux ont réussi à trouver l’âme-soeur mais il s’agit d’une partie bien minime. D’autres doivent se contenter de pas grand-chose… Alors que d’autres pour des raisons personnelles ont une certaine aisance financière laquelle leur permet de fréquenter les salons de massage érotique ou bien des filles de joie. Une fois encore je fais référence à des relations entre adultes libres et consentants.
 
Pourquoi devrions-nous mettre dans le même panier le meurtrier de Québec avec ces hommes qui pour des raisons liées à leurs existences fréquentent les salons de massage érotique? Une fois de plus, c’est l’image de l’homme qui en prend un coup. Et pour être franc avec vous, je trouve cela à la fois bien dommage et révoltant. Dommage car il s’agit d’une injustice flagrante envers ceux qui n’ont rien à se reprocher dans l’ensemble de leurs comportements envers les autres notamment envers les femmes et révoltant car bien des hommes n’ont pas d’autres choix que de fréquenter les salons de massage érotique pour répondre à un besoin voulu par la nature et qu’une fois encore ils se font passer pour des malades. Ce qui est loin d’être le cas pour la majorité d’entre eux.
 
Une telle situation a pour source l’incompétence crasse de certains fonctionnaires de la C.C.L.C. qui ont permis à un monstre de sortir de prison alors qu’il aurait dû y rester pour le reste de ses jours.
 
C’est mon humble avis.
 
Merci de m’avoir lu et désolé si j’ai pu choquer certaines personnes.
 

Rolland St-Gelais de Québec.