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En cette soirée de vice

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Être comblé de mes petits péchés

En cette soirée de vice

 

Plaisir le temps d’un soupir,
En vous, je sais que vous aimez me sentir.
Sentir vous pénétrer, vous combler de ce péché.
De ce péché où tant de gens m’ont convoité.

 

Tous ces gens qui ont admiré mon savoir-faire,
De mon expérience de m’envoyer en l’air,
Pour votre plus grand plaisir
Sans trop les faire souffrir.

 

Je suis un homme et un grand pécheur,
Qui n’a point de moralité ni de pudeur,
Voilà pourquoi des enfers, je n’en éprouve point de peur,
Car bien des hommes succombent sous le poids de leurs labeurs.

 

Peut-être ai-je une crainte de mon ombre ?
Car elle est comme ma conscience couleur d’ambre,
Qui me suit malgré moi et me rappelle que je suis un scélérat,
Tout juste bon à être jeté aux égouts et aux rats.

 

Mais, j’ai choisi de vivre libre et nu.
J’ai tant désiré d’être au-dessus des nues,
Libre et frais comme l’air vivifiant de la mer,
Et loin de toutes ces moralisatrices mères.

 

Loin des règles de société,
Qui acceptent de tuer le nouveau-né,
Avant même sa première bouffée d’air,
C’est cela qu’est pour moi le véritable enfer.

 

Plaisir qui enivre mon existence,
Plaisirs jouissifs de mes addictions,
Quel bonheur de succomber à mes pulsions,
Quel grâce d’avoir cédé à ces divines tentations.

 

Loin de ce temps où je vivais l’innocence,
Où je n’en avais pas encore conscience
Savourant chaque geste que vous demoiselles,
Sur mon corps offert avec grâce à ces fausses pucelles.

 

Plaisir ! Oh oui, plaisir de jouir !
De jouir de la vie par un pur plaisir,
Cesser de penser à ce lointain lendemain fini,
Qui sera pareil qu’hier, aujourd’hui et à l’infini.

 

En me laissant dorloter par vos féériques mains.
De vos douces mains qui savent extirper mon nectar,
Ce breuvage sacré que je vous offre directement de mon dard,
Que vous savourez avec gourmandise jusqu’à la fin.

 

C’est sans aucun regret,
Que pour vous je serai toujours prêt,
Prêt à recevoir vos si bonnes attentions,
En cette soirée de vice, vous me comblerez d’affections.

 

Cependant, je penserai à mon âme en allant me confesser.
Car je veux bien comparaître devant mon Dieu avec les mains blanches,
Même si avec délice j’ai caressé vos seins et vos corps jusqu’aux hanches.
Et à quoi bon aller se confesser si on a rien à se faire pardonner ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Que vous êtes bonne maîtresse

Dessin par Juste Angèle de la France

Dessin par Juste Angèle de la France

Que vous êtes bonne maîtresse

 

En cette fraîche soirée,

De vous rencontrer, ardemment, j’ai désiré.

Pour ressentir de nouveau ce si suave plaisir,

D’être entre vos mains votre jouet et en souffrir.

 

Avec attention, vous vouliez savoir.

Quelle punition devais-je selon mon désir recevoir.

Vous savouriez chacune de mes paroles pour bien comprendre,

Pour bien me punir d’avoir admiré ces dames sans me faire prendre.

 

Me préparant à recevoir cette correction,

Cette inoubliable et ô combien tendre punition,

Je me souvenais en compagnie d’une belle dame cette humiliation,

Où me tenant en laisse cette beauté me fit faire le tour de la maison.

 

Ô quel sublime délice, ce fut.

Ô quel divin châtiment, je m’en suis repu.

Deux maîtresses ! L’enseignante qui montra à son élève.

À devenir grande perverse ! Être si cruelle ! Une bien étrange Ève.

 

Puis, j’entendis ouvrir la porte des Enfers.

Où apparue dame de noir vêtue à la main de velours,

M’annonçant sans dire un mot que châtiment j’aurais en ce jour

Tout en manipulant avec grand soin son gant de fer.

 

Tout y passa !

Cordes, fouet, glace et tout le tralala.

Ô tendre maîtresse ! Que vous étiez bonne pour moi.

Ô divine tortionnaire ! Vous m’avez appris que je ne serai jamais roi.

 

Et sachant surmonter mes craintes et mes peurs,

Je désirais avec humilité recevoir sur ma peau de satin,

Cette peau que me légua avec amour un quelconque être divin,

Ce que vous y avez incrusté avec passion dans ma chair, tous ces cœurs.

 

Que cet instant de tourments,

Jamais ne pouvait se terminer tellement,

Tellement je ressentais en mon âme tout le bienfait,

Cette sensation bizarre où entre vos mains, je n’étais qu’un jouet.

 

Un jouet consentant,

Qui devint entre vos mains expérimentées,

Instrument tel un passe-temps de son corps si usé,

Un outil qui n’a connu que le sentiment d’avoir toujours été exploité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je vous obéirai

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Avec la permission de la Galerie Jon-art

Je vous obéirai

 

 

Oh tendre maîtresse, 

Qui de votre douce voix, 

Sais faire un esclave de moi, 

Vous me mettez en liesse.

 

 

D’un claquement de doigts, 

Je vous obéi comme il se doit, 

Sachant manier l’art de l’insulte, 

Vous pouvez mettre mon orgueil en lutte. 

 

Oui j’ai besoin de vos ordres .

Car au fond de moi je ne suis qu’un ogre, 

Qui doit être dominé, abusé, fouetté et sans pitié. 

Pendant cette nuit jusqu’à l’aube levée.

 

 

Ne vous gênez pas ô ma divine, 

Même si vous avez l’air si coquine, 

De mon corps avec joie il sera pour vous source de plaisir, 

Alors que vous me ferez parvenir à la jouissance en me faisant souffrir.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada  

Voici mon dos

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Dessin réalisé à Montréal le 15 septembre 2018

Voici mon dos 

 

À genoux devant vous, 

Je deviens simplement fou. 

Fou d’obéir à vos commandements, 

 Tel que le ferait un si sage garnement. 

 

Je vous salue dès votre entrée, 

Dans cette pièce d’un rouge feutré, 

N’en pouvant plus d’attendre une punition, 

Je me suis permis d’agir comme un vilain garçon. 

 

Avec la rapidité de l’éclair vous m’avez corrigé, 

Vous avez su me remettre sur le droit chemin, 

Celui de l’obéissance avec plaisir et entrain, 

Le tout accompagné d’insultes bien méritées. 

 

Que vous êtes bonne pour l’esclave que je suis, 

 Gémissant à chaque fois que pour votre bonheur, 

À chaque moment de mes extases de douleurs, 

Vous savourez comme il se doit chacun de mes cris. 

 

Je ne saurais jamais comment vous remercier, 

Pour tous les coups de fouet que vous me donnez, 

Entre toutes mes nombreuses supplications de continuer, 

Comment en ce jour pourrais-je vous récompenser ? 

 

Mais puisque l’on y est ! 

Voici l’instant ultime, celui qui me plaît. 

Celui qui me fait sentir comme je suis beau, 

Pour vous ô grande prêtresse, voici mon dos ! 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Une image vaut mille mots

Une image vaut mille mots

Bonjour tout le monde,

20170914_185159Je désire partager avec vous mon enthousiasme à l’égard de la magnifique soirée passée lors de l’exposition sur l’art érotique qui a lieu à Montréal jusqu’au 17 septembre. Une exposition dont le titre évocateur ne laisse aucun doute sur le thème des oeuvres qui y sont exposées pour un public averti. Hé bien oui ! Le titre est tout simplement S.E.X.Position. D’ailleurs, il y avait là des artistes de grande renommée dans le domaine de la nudité artistique. Leur renommée ne les a en aucune façon empêché d’échanger avec chacune des personnes venues assister à cette grande première. Par exemple, je fus chaleureusement accueilli par monsieur Jean-François O’Kane dès que j’ai eu le privilège de lui adresser la parole. Qui plus est ! Il a accepté d’être photographié en compagnie de votre humble serviteur qui, soit-dit en passant, a fait le voyage aller-retour Québec-Montréal uniquement pour être présent à une telle soirée. Difficile à croire ! N’est-ce pas ?! Les photos sont là pour corroborer mes propos.

Croyez-moi sur parole ! Je suis vraiment satisfait de cette soirée où20170914_185324 tout a été réalisé avec un sens professionnel hors-pairs. De plus, tout a été fait pour éviter que ladite exposition a été élaborée pour des gens à la recherche d’obscénité et de vulgarité. En effet, c’est tout à fait l’opposé puisque les oeuvres qui y sont exposées ont pour fondement la rigueur du travail, la recherche de la perfection et, fait amusant, de faire ressentir au public la créativité de certains des artistes présents en cette occasion. Oui, la rigueur du travail transparaissait dans chacune des oeuvres puisque rares sont celles qui ne m’avaient pas suscité d’émotions en mon fort intérieur.

Je pourrais élaborer davantage sur le déroulement de ladite exposition. Mais, devant le fait que j’ai eu l’idée de filmer une courte séquence afin de partager avec vous ce que je voyais, il me parait davantage utile d’arrêter ici mes propos. « Et pourquoi donc ? » me diriez-vous ? Ce à quoi je vous réponds avec joie qu’une image vaut certes mille mots mais qu’un extrait vidéo en dit encore plus. Qu’en pensez-vous ?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Que de vie !

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Par Ania Jarda à S.E.X. Position 



Que de vie !

Bonjour tout le monde,

J’ai décidé de partager avec vous mes impressions sur le travail d’une artiste qui m’a énormément étonné à l’occasion de ma visite à l’exposition sur l’érotisme qui a lieu à Montréal jusqu’au 17 septembre inclusivement.

En effet, les oeuvres de madame Ania Jarda m’ont fortement bouleversé, dans le bon sens du terme. À vrai dire, j’avais l’impression d’être transporté à une autre époque. Vous savez ? Cette lointaine époque où il était encore possible de rêver à un monde meilleur et où l’amour, la paix et l’harmonie entre les êtres humains furent les objectifs à atteindre pour l’ensemble des nations.

Madame Ania Jarda possède une imagination débordante. C’est le moins que je puisse dire. J’adore littéralement tout ce qu’elle a présenté en cette exposition. Ses choix de couleurs m’ont fait vivre des explosions d’émotions ! L’illumination de ses peintures lesquelles laissent entrevoir de véritables beautés féminines démontre un savoir-faire indéniable de sa part. Et que dire de la  vie présente en chacune de ses créations ?! Une imagination quasi sans limite se transpose en chaque coup de pinceaux. Encore bravo pour ses réalisations !

Une petite vidéo afin de nous rappeler cette si belle époque.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Ce fut court mais agréable

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Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

Ce fut court mais agréable

Bonjour tout le monde,

J’espère que votre semaine a été bonne pour vous. Pour ma part, elle a été bien haut-delà de mes attentes. En effet, j’ai obtenu un contrat en tant que modèle nu pour une durée de quatre séances qui auront lieu dans un établissement d’enseignement situé dans la belle ville de Sept-Îles sur la côte-nord. Cela va me faire drôle de poser nu au sein d’un collège que j’ai jadis fréquenté avant d’effectuer mes études universitaires. Qui plus est ! C’est à Sept-Îles où votre humble serviteur est né un 24 mai 1962. Bref, cela me fait un petit velour au cœur d’y retourner dans un cadre artistique et de nudité absolue.

Ma semaine s’est terminée en beauté grâce notamment par un court20170914_185003 séjour dans la métropole du Québec, c’est-à-dire Montréal, où une exposition sur le thème de l’érotisme, voir même la sexualité proprement dite, avait lieu dans un local réservé pour cette occasion. Croyez-moi sur parole ! Je n’ai en aucune façon regretté mon aller-retour Québec-Montréal afin d’être présent à l’ouverture d’une telle exposition. Une exposition où le corps nu, l’érotisme, la sensualité et la sexualité y étaient présentés de manière, certes fort provocatrice vu la teneur du thème proprement dit, respectueuse tant envers les modèles qui ont posé nu pour les réalisations présentées au grand public que pour les personnes venues assister à cette toute première.

20170914_184104Que puis-je dire de ma soirée ? Tout d’abord, j’ai été fort heureux d’y retrouver une photographe avec qui j’ai jadis travaillé à l’occasion d’une série érotique. Une série qui nous a permis d’explorer une facette méconnue du public en général et qui est la sensualité d’un corps nu atteint d’un handicap physique. Mais, attention ! Il s’agit avant toute chose de l’exploration d’une telle sensualité à travers le regard féminin. Que de beaux souvenirs nous avions pu nous remémorer lors de nos discussions. Il va sans dire que j’en ai profité pour découvrir d’autres réalisations photographiques que ma charmante amie Gabrielle Doutre a gracieusement présentées aux gens venus participer à cet événement. D’ailleurs, et c’est un élément fort intéressant à retenir, elle est l’une des rares artistes présents à cette exposition à avoir montré une oeuvre où la splendeur du sexe masculin en érection y est exhibée, au sens noble du terme, parmi toutes les photos. Il y a là quelque chose qui mérite quelques applaudissements de votre part. N’est-ce pas ?!

Ensuite, j’ai été impressionné par l’accueil chaleureux des gens. Un accueil qui prouve à la perfection que l’art érotique peut à la fois ê20170914_191437tre vécue, expérimentée et manifestée de manière des plus respectueuses tant chez les artistes et leurs modèles que par le public. Ceci est, du moins à mes yeux, fort important à souligner puisque d’une part, l’image de la sexualité est malencontreusement galvaudée de façon fort déplorable au sein de notre société et que d’autre part, les artistes qui oeuvrent dans un tel domaine semblent recevoir une opinion  qui leur est plutôt défavorable au sein de la population. Un peu comme si ils étaient, et j’y inclus les modèles, que des pervers assoiffés de sexe et sans moralité. Or, il n’en est strictement rien.

20170914_192802Enfin, la diversité des oeuvres est sans conteste un facteur qui rend une telle exposition si intéressante. À ce sujet, j’ai été ébahi par les oeuvres réalisées par madame Ania Jarda qui se sert uniquement de son imagination pour créer des nus féminins réellement extraordinaires. Que de couleurs ! Que de beautés illuminées ! Que de vie en chacune de ses oeuvres ! Que d’imagination débordante ! Et, le plus intéressant, quelle liberté dans sa manière de peindre ses modèles enfouis dans le plus profond de son esprit. À vrai dire, ses peintures m’ont fait vivre,  un tant soit peu, la fabuleuse époque du psychédélique et du Peace & Love des années 1960 tellement elles m’ont amené à voyager à travers le temps. Bravo à cette artiste extraordinaire. Qui sait ! Un jour, je serai peut-être un de ses futures modèles … en chair et en os. Soyez convaincus d’une chose, je le souhaite ardemment d’autant plus, et je l’affirme avec grande humilité, la nudité de mon corps est, semble-t-il pour l’ensemble des artistes, une source incroyable d’inspiration.

Je termine ce présent article pour vous rappeler que ladite exposition se déroule actuellement dans la ville de Montréal au 3890 rue Ste-Catherine Est, et ce du 14 au 17 septembre inclusivement de 18h00 à 23h00. Coût du billet est de 10.00$. À ce prix-là, c’est à ne pas manquer.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une journée vraiment pas comme les autres

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Une journée vraiment pas comme les autres

 

Une journée vraiment pas comme les autres

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien durant votre weekend. Ici, au Canada, c’est le long congé de la fête du travail. Comme vous l’avez sans doute deviné, nous calquons souvent nos journées fériées sur celles des Etats-Unis puisque d’une part, nos relations commerciales et économiques sont intimement liées avec ce qui a lieu chez Oncle Sam et que, d’autre part, notre histoire est tout simplement imbriquée avec celui de notre voisin immédiat. N’oublions pas que nous avons également en commun la frontière la plus longue au monde. Pas étonnant qu’un vieil adage affirme ceci ;  » Les Etats-Unis ont la grippe mais c’est le Canada qui éternue. « 

857518Qu’à cela ne tienne, je vous parle dans ce présent article de ma dernière expérience vécue durant mon bref séjour dans la métropole du Québec, c’est-à-dire Montréal. Une expérience axée sur un domaine en parallèle avec celui de modèle nu et qui pourtant, croyez-moi sur parole, n’a strictement rien en commun. C’est bel et bien deux visions de la nudité opposées l’une à l’autre. Ce qui ne m’empêche pas, comme bien d’autres modèles nus tant masculins que féminins, d’être un sujet d’études ou de performance pour toute personne qui oeuvre dans le monde de la nudité artistique. Mon expérience avec la charmante Pénélope vécue jadis dans une chambre d’hôtel en plein cœur du centre-ville de Montréal est sans contredit la plus belle preuve que l’on peut en certaines occasions outrepasser l’art stricte de la nudité artistique en lui donnant un cachet purement érotique sans pour autant verser dans la vulgarité. L’exposition intitulée  » Festival d’art érotique de Montréal  » est sans contredit un incontournable à voir absolument dans le futur pour toute personne oeuvrant dans le monde du nu artistique et/ou érotique.

C’est ainsi, pour en revenir à cette journée exceptionnelle, que j’aiIMG_20170902_094553_687 décidé de visiter, et ce en en deux temps, une exposition axée sur l’art érotique. Qu’attend-t-on par érotisme ? Que pouvons-nous y découvrir sous le regard des auteurs ? Que pouvons-nous y percevoir avec nos sens ? Que voulons-nous y toucher avec nos propres yeux afin de se faire une idée, certes approximative, de l’évolution de l’érotisme au cours des âges ? Fait amusant, l’un des responsables de cette exposition m’a dit en référence avec ladite évolution que « chaque société a fait sa propre découverte, autrement dit redécouvre à sa façon, de la sexualité selon les critères propres au temps qui lui était alloué. » Bref, la nudité érotique est, à l’instar de la nudité artistique, tributaire de la société dans laquelle elle existe. Dis-moi comment tu vois ta nudité et ta sexualité, il y aura de fortes chances que je te dis dans telle époque tu vis. « 

IMG_20170902_071642_929Bref, j’ai passé toute la journée de ce vendredi à Montréal afin de mieux apprécier l’ensemble des oeuvres qui y étaient présentées. Toutefois, il m’est impératif de vous informer que ladite journée s’est déroulée en deux temps bien distinctes. En premier lieu, une bonne partie de mon après-midi fut consacrée à prendre le pouls des oeuvres choisies pour cette occasion. Que pouvais-je bien y trouver et dans quelle ordre ? Quels étaient les sous-thèmes liés à l’érotisme ? Étaient-ce le sadisme ou le masochisme ? Étaient-ce plutôt le fétichisme ou encore une vision plus perverse de la sexualité, voire le côté sombre qui réside, sans aucune exception possible, en chacun d’entre nous ? Je vous répondrai, et ce avec un plaisir à la fois coupable mais tellement délectable, que j’y ai retrouvé à peu près de tout. En second lieu, je suis retourné sur les lieux, un peu comme le ferait un pervert pour se délecter de voir les badauds être à la fois scandalisés et curieux face à une quelconque perversion aussi odieuse puisse-t-elle être, à l’occasion d’une double projection de films, sous formats de bobines, qui passèrent jadis de mains à mains afin d’éviter la censure au sein d’une Amérique puritaine. God bless America !

Quelles sont mes impressions d’une telle exposition ? Je vous répondsIMG_20170902_094842_736 en développant ces trois aspects précis et qui sont l’originalité de ladite exposition, la beauté des oeuvres exposées et  des thématiques inhérentes dans chacune des salles dédiées à cette exposition. Je dois dire à mon grand regret, et même si il m’est aisé de comprendre l’importance de préserver les droits d’auteurs, qu’il m’a été dans l’impossibilité de prendre des clichés de manière directe des oeuvres. Ce qui ne m’a guère empêché de réaliser soit des prises de vue d’ensemble ou encore des gros plans de certaines parties des oeuvres afin d’éviter tout manquement professionnel à l’égard des artistes qui ont participé à une telle exposition.

En ce qui concerne l’originalité d’une telle exposition, force m’est de constater qu’elle ne manque pas de panache. En effet, tout y est réalisé pour permettre aux nombreux visiteurs tant de sexe masculin que de sexe féminin de se sentir véritablement à l’aise en parcourant les cinq salles. Celles-ci ont d’ailleurs la particularité de monter d’un cran dans le degré, est-ce le bon terme à utiliser ?, de perversion sexuelle. Par exemple, la douceur de la licorne y est présentée à l’entrée alors que  la salle dédiée au sadomasochisme se trouve bien loin. Enfin, c’est là mon humble impression. Comme disent si bien les Suisses ;  » je dis çà ou je ne dis rien. »

IMG_20170902_094729_207Pour ce qui est de la beauté des oeuvres, elle y est présente en chacune d’entre elles. Tantôt, on y voit des oeuvres à caractères plutôt classiques et d’autrefois, la liberté de création se trouve accrue de manière, si j’ose m’exprimer ainsi, exponentielle. Chose étrange, et Dieu merci je ne suis pas le seul à avoir remarqué un certain élément, la présence d’oeuvres où le sexe masculin est présenté dans toute sa splendeur est quasi absente. Ce qui n’a guère exclu la chance incroyable de déceler quelques oeuvres dignes de mention parmi les créations exposées. Je pense notamment à une oeuvre précise où l’artiste semble s’être inspiré de l’image du bouc de Lucifer pour le réaliser. Qui plus est le phallus y est présenté avec grand soin.

Finalement, la thématiqueIMG_20170902_095000_017 des salles est aussi un élément qui a rendu ma visité tout à fait agréable. Que de richesses artistiques ! Que de créations aussi fantastiques les unes que les autres ! Quelle variété dans les oeuvres choisies !  D’ailleurs, et c’est là une preuve que la sexualité peut devenir une source incroyable d’inspiration, tout objet semble pouvoir devenir une interprétation d’une sexualité plus ou moins débridée ou tout simplement, disons-le avec honnêteté, hors normes ou encore sortie des sentiers battus. Autre preuve que la sexualité est à la base de nombreuses interrogations à la fois d’ordre morale et d’ordre de l’éthique non seulement propres à chaque époque mais aussi à chacun d’entre nous. En passant, je me suis quelque peu amusé en m’imaginant voir Sigmund Freud analyser chacune de ces oeuvres en essayant de comprendre le fonctionnement de pensées de leurs auteurs lors de leurs créations et, pourquoi pas ?, des réactions des personnes présentes à cette exposition. Bien évidemment votre humble serviteur ne fait pas exception à la règle.

IMG_20170902_065924_583En résumé, il est vrai que cette journée est loin d’être comme les autres. En effet, partir de Québec en autocar pour assister à une telle exposition et revenir dans la nuit relève d’une véritable passion pour la nudité sous toutes ses formes. Certes, j’y ai trouvé de véritables chefs-d’oeuvres dignes de mention. J’y ai aussi fait la rencontre de personnes réellement uniques dans leurs façons d’aborder et, par ricochet de vivre leurs sexualité et d’affronter leur nudité. Mais au-delà ces faits, le plus important c’est de constater jusqu’à tel point les libertés de conscience, d’expression et de circulation constituent le fondement d’une véritable société libre et démocratique. Qui plus est ! Sexualité et liberté vont de pairs dans les méandres de l’histoire.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La crainte de la nudité au sein de la société

Réalisation de l'artiste Jérôme Bertrand

Réalisation de l’artiste Jérôme Bertrand, Montréal, Qc, Canada

La crainte de la nudité au sein de la société,

Bonjour tout le monde,

J’espère que le début de mois de septembre vous soit propice dans la reprise de vos diverses activités qu’elles soient de travail, de loisir, familiales ou autres. La vie est faite pour être vécues selon nos capacités propres à chacun et selon nos valeurs personnelles. Pour ma part, ma destinée poursuit son « petit bonhomme de chemin » en reprenant notamment la publication de mes articles au sein de mon blogue artistique et en participant à quelques activités artistiques qui auront lieu cette automne à Québec. Je pense, entre autre, à mon tout premier abonnement à un théâtre situé tout près de chez-moi, connu sous le vocable de « La Bordée ». Je suis persuadé que le fait d’ajouter quelques critiques personnelles sur les pièces que je verrai dans les prochains mois pourrait rendre la lecture de mon blogue, principalement axé, mais pas de manière exclusive, sur la nudité artistique davantage intéressante. Bref, la nouvelle saison qui frappe à nos portes promet d’être haut en couleur.

Ceci écrit, il m’est venu en tête, et ce suite à certains commentaires au sein de quelques réseaux sociaux, de rédiger le présent article où mon intention est de faire la lumière, du moins un certain éclairage, sur la crainte de la société face à la nudité notamment celle ayant trait à la sexualité. N’ayez craintes! Je fais bien entendu référence à une sexualité et une nudité saines et dénuées de toutes formes d’exploitation d’autrui. Loin de moi l’idée de glorifier les sites pornos de tout acabit. Que Dieu m’en garde de le faire. Pourquoi donc vouloir discourir sur un tel sujet? Quelles sont mes intentions? Et, surtout, quels sont les facteurs incitatifs qui ont amené votre humble serviteur à vouloir aborder un tel sujet au sein de son blogue artistique? Voilà les questions auxquelles je désire répondre de manière franche et sans aucune ambiguïté.

La crainte de la nudité

La crainte de la nudité

La première question que je dois d’abord répondre est la plus importante des trois : Quels sont les facteurs incitatifs qui ont amené votre humble serviteur à vouloir aborder un tel sujet au sein de son blogue artistique? Ma réflexion sur un tel article débuta, en premier lieu, par certains commentaires de la part d’un pseudo-intellectuel sur un article publié dans le magazine Huffington Post-Québec. Cet homme avait critiqué de façon assez virulente la publication d’un article où l’on y parlait de la sexualité, et par ricochet de la nudité, chez les personnes du troisième âge, en y incluant, même si cela n’avait strictement rien à voir avec ledit article, des propos sur la perversion et en maudissant de manière sans équivoque la vieillesse et la mort. À la lumière de ses propos, seules les personnes ayant une bonne santé, ayant un physique de rêve et possédant la beauté de la jeunesse sont dignes d’être en amour et de vivre pleinement leur sexualité et leur nudité. Or, je m’objecte à une telle vision non seulement parce que je la juge discriminatoire à l’égard d’une partie non négligeable de la population, mais également parce qu’elle m’apparaître être dépourvue de réalisme, surtout en ce qui a trait à la nudité dénuée de toutes formes de vulgarité. En second lieu, ce qui m’a amené à réfléchir sur une telle problématique concerne l’intransigeance des réseaux sociaux, je pense ici à Facebook, envers toutes formes de publications liées à la nudité au sein de groupes dédiés au domaine artistique. Ce que je trouve déplorable ici c’est de constater avec dépit que l‘on y tolère plusieurs publications morbides, voir choquantes, mais que l’on y bannit des publications de nudité faites avec bon goût et avec classe. À croire que la nudité soit un crime au sein de notre société actuelle. Si cela est vrai, je ne peux que de la plaindre. La pauvre!

Quelles sont donc mes intentions? Tout d’abord, et vous l’aurez sans doute deviné, mon objectif est justement de

Sommes-nous prisonniers de la société?

Sommes-nous prisonniers de la vision société sur la nudité?

dénoncer cet amalgame que la plupart d’entre nous faisons entre d’une part, la fausse image de la nudité au sein de notre société actuelle et, d’autre part, la sexualité. L’une comme l’autre est respectable puisqu’elles sont à la fois inter reliée et complémentaire. Interrelation et complémentarité qui ont pour fondement une humanité pleine et entière à laquelle aucun être un tant soit peu intelligent sait faire la part des choses entre l’obscénité et le raffinement. Ensuite, mon vœux est, et sera en tout temps, de faire la promotion de la beauté de la nudité artistique non seulement à travers mes nombreuses publications mais aussi en condamnant toute velléité à l’égard de ce noble art. Enfin, le dernier mais non le moins important, c’est, pour reprendre les paroles du Christ, de « rendre à César ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à Dieu ». Il faut savoir reconnaître à la fois la volonté de l’artiste de transmettre un message par le biais de son art et de posséder une critique constructive à l’égard de son œuvre. Critiquer une œuvre pour le simple plaisir de le détruire n’apporte strictement rien ni à la société, ni à  l’artiste et encore moins à la personne qui prend un malin plaisir de le faire. Critiquons pour apporter un regard nouveau sur l’œuvre qui nous est présentée, pour suggérer des pistes de réflexion sur tout ce qu’il a été vu jusqu’à maintenant ou encore pour amener les personnes intéressées à s’interroger sur leur propre conception de la nudité artistique. Je suis persuadé que tout le monde en sortira gagnant. C’est là mon humble opinion.

Une simple utopie?

Une simple utopie?

Pourquoi donc vouloir discourir sur un tel sujet? Tout simplement pour la raison que je suis révolté de constater jusqu’à tel point la nudité est bafouée non seulement au sein de la société mais aussi dans les réseaux sociaux. Ces derniers semblent encourager la publication d’articles où la violence est à peine voilée, mais jouent la vierge offensée dès qu’une image de nudité de bon goût y est présentée. Une telle situation est tout à fait déplorable surtout si on tient compte des nombreuses éditions où la vulgarité, l’obscénité et la grossièreté ont le haut du podium. Sans oublier, comme je vous l’avais mentionné auparavant, l’amalgame que certains gens font de la nudité artistique et la pornographie. À voir tout ce qui se passe au sein de notre société, ce n’est pas demain que les choses vont changer. Toutefois, c’est à nous tous, c’est-à-dire les amants de la nudité artistique à qui revient la tâche de relever les manches et de mettre l’épaule à la roue afin qu’un jour un tel amalgame soit chose du passé. Est-ce une pure utopie? Seul l’avenir nous le dira.

Vous l’avez sans doute noté que j’ai choisi un mode inversé dans le choix de mes réponses en passant de la dernière question à la première. Cette façon de procéder m’a permis de clarifier mes idées, un peu à l’image d’un sablier renversé, passant de la plus importante entre les trois : ce qui m’a incité à vouloir absolument rédiger un tel article? Ma réflexion à la suite de certains commentaires de la part d’un pseudo-intellectuel au sein du Huffington Post Québec. Tout le monde peut se prétendre intellectuel, mais seuls(es) ceux et celles qui ont fait leurs preuves peuvent aspirer à une telle prétention. À cela vient s’ajouter l’intransigeance des réseaux sociaux envers toutes formes de publications liées à la nudité au sein de groupes dédiés au domaine artistique. Il y a aussi le fait de vouloir dénoncer l’assimilation entre l’image erronée de la nudité au sein de notre société actuelle et la sexualité. Les deux sont à la fois complémentaires et inter dépendantes. Enfin, un dernier élément que je voulais impérativement réaliser accuser dans l’ensemble de mes propos, c’est d’accuser tous les bigots de ce monde qui tirent une jouissance quasi obsessionnelle à détruire de manière systématique les réalisations d’artistes chevronnés ou du moins bien de bonne volonté.

Ai-je le droit d’espérer en un monde où la nudité sera perçue dans toute sa noblesse? Qu’en pensez-vous? J’attends vos réponses avec impatience. D’ici-là, je vous remercie de m’avoir lu. Je vous aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Source des photos: http://nifmagazine.com/breaking-kismet-barbed-wire-censorship-by-tuck-chaylor/