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Les séances de nudité artistique au C.E.G.E.P. de Drummondville : Pour clarifier les choses

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Les séances de nudité artistique au C.E.G.E.P. de Drummondville : Pour clarifier les choses

Bonjour tout le monde,

57459364_10156433294517523_3892926286573600768_oJe profite de cette journée pluvieuse pour vous expliquer le déroulement d’une séance qui m’a grandement surpris tant par l’accueil que par l’ouverture d’esprit de la part des étudiantes du cours de dessins de modèles vivants au sein du collège d’enseignement général et professionnel de Drummondville. En effet, je crois utile de développer davantage sur la journée où j’ai servi de modèle vivant pour les groupes concernés dans le cadre d’une telle activité.

Une telle initiative vient de ma volonté de clarifier56242481_10156413336567523_4275342366358896640_n certains aspects liés à une telle activité au sein d’un collège d’enseignement. Tout d’abord, la définition même d’un collège d’enseignement diffère énormément entre ce qui se trouve en Europe et ce qui existe au Québec et même du reste du Canada. C’est ainsi que le Québec a créé à la fin des années 1960 un réseau d’institutions d’enseignement afin de préparer de manière plus adéquate les étudiants et les étudiantes ayant complété leurs secondaires, l’équivalent du lycée en France, à entrer dans le milieu universitaire. Qui plus est ! De telles institutions offrent aussi à leurs élèves de poursuivre leurs études dans un domaine plus aptes à répondre à leurs capacités intellectuelles. C’est ainsi que l’on peut y retrouver des cours de techniques répondants davantage au marché de l’emploi en complétant une formation de trois ans au lieu des deux requis dans un cadre préparatoire à l’université.

IMG_20190405_163647Ensuite, il est important de retenir que le cours de dessins où votre humble serviteur a offert son savoir-faire en tant que modèle nu s’adresse avant tout à des élèves ayant déjà complété leurs cours secondaires et ce, depuis un temps assez long. De plus, chacune des poses que j’ai choisies a été élaborée à partir de mes réflexions sur deux éléments précis. En premier lieu, je devais tenir-compte de leur niveau de connaissance versus leur niveau d’expérience dans le domaine du nu artistique. Certaines d’entre elles, les classes étaient constituées de jeunes dames, possédaient déjà une expérience importante en pareille matière. En second lieu, je prenais toujours le temps d’une part, d’expliquer l’objectif de ma démarche auprès d’elles en début de chacun des deux cours, et, d’autre part, de leur demander de vive-voix et devant la professeure responsable du cours, de me dire si telle ou telle pose leur posait un quelconque problème en tout début desdites séances.

En tout temps, je réfléchissais à la pose choisie enIMG_20190405_165021 fonction de la durée allouée pour la réalisation du dessin. Ceci pouvait être en un simple croquis jusqu’à un dessin davantage élaboré. Que de fois m’étais-je dit en moi-même ? « Bon ! Celle-ci est-elle convenable ? Celle-là est-elle appropriée pour cette première heure ? Comment dois-je faire afin que chaque étudiante puisse travailler sur les mêmes angles d’approche en me rappelant qu’elles formèrent un cercle autour de moi ? Fort heureusement, avec un peu d’intelligence et en me souvenant de mes précédentes expériences, j’ai pu effectuer des poses qui répondirent à la perfection aux attentes de la professeure et au plus grand plaisir des étudiantes présentes en ces lieux.

 

56954320_10156413336467523_4126316819482935296_nJe ne le répéterai jamais assez souvent : Être modèle nu est avant toute chose une passion. Je dirais même une vocation tellement je suis imprégné par la libération que cela me procure d’être vu, connu, reconnu et apprécié non pas comme une erreur de la pharmacologie, ni une source de revenus pour des avocats qui ont flairé la chance de faire un bon coup d’argent. Une telle démarche me d’être bel et bien comme un homme certes différent en-dehors mais semblable en-dedans comme n’importe tel être humain.

Là encore, une telle réalité semble avoir été partagée par les étudiantes du cours de dessin pour lesquelles leur humble serviteur a donné le meilleur de lui-même. Merci infiniment pour cet échange pleinement vivant.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Beauté noire

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Beauté noire

Bon dimanche à tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que le temps du carême se déroule selon vos désirs et vos aspirations. De mon côté, je suis en période de réflexion concernant certains éléments propres à la publication d’articles sur mon blogue consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie. Et, à ma grande surprise, j’ai constaté que les articles de nu où les modèles non caucasiens y sont plutôt rarissimes. Pourtant, parmi les plus beaux modèles vivants féminins une bonne proportion sont de communautés ethniques très variées.

what_do_you_want__by_rickb500_dbxi1de-fullviewPour ma part, je dois reconnaître que les modèles nus féminins d’origine africaine possèdent un charme extrêmement difficile à définir. Souvent, elles sont à la fois envoûtantes, sensuelles, provocantes et mystérieuses. À cela s’ajoute une influence plus que considérable, vu ma formation en histoire, du parcours que plusieurs de leurs ancêtres ont connu dans le monde occidental. Loin de moi l’idée d’une auto-accusation puisque je ne me sens guère coupable, avec raison, des agissements de certains nord-américains et même, dans certains cas, des européens. On ne peut refaire l’histoire. Un point, c’est tout.

Oui, les modèles nus féminins d’origine africaine sontcindy_s_hot_pants_03_by_rickb500_dbz950s-pre envoûtants. Un peu à l’image du vaudou, elles réussissent par un simple regard à vous ensorceler. Un regard ? Un geste ? Une pose ? Et voilà, le tour est joué. Oui, elles sont tout aussi sensuelles. Une sensualité qui est inhérente à la couleur de leur peau. C’est tout aussi le cas lorsqu’elles sont de descendances à la fois africaine et caucasienne. D’ailleurs, j’ai déjà eu la chance de poser nu en duo avec une jeune femme lors d’une de mes séances qui s’est déroulée à Montréal. Une femme d’une beauté tout simplement mirifique.

cindy_wet_by_rickb500_dc2mvws-fullviewOui, les modèles nus féminins d’origine africaine sont provocants. Une provocation qui m’interpelle sur le sens de la beauté dans la nudité. Fait intéressant à noter, et je fais ici référence à mon expérience bien personnelle, peu élevé est le nombre de modèles vivants (nudité intégrale) qui posent dans les écoles d’art. C’est du moins le cas au Québec. Pourtant, leurs corps, à cause de leurs spécificités corporelles constituent une source intarissable de créativité.

Oui, les modèles nus féminins d’origine africaine sontpride_by_rickb500_dc3yp9q-pre mystérieux. Un mystère qui, c’est là mon humble opinion, tire son origine dans la religion dite « anémiste » dans lequel leurs ancêtres vouèrent un culte, je dirais plutôt un respect longtemps perdu chez les occidentaux, envers mère-nature. Un mystère qui jalonne plusieurs siècles à travers certains rites vaudous que l’on retrouve dans la plupart des pays où furent déportées, de force et avec une violence inouïe, des tribus entières en provenance d’Afrique.

natty_dread_by_rickb500_dbupaq6-fullviewOui, les modèles nus féminins sont magnifiques qu’elles soient d’origine africaine, caucasienne, arabe ou bien asiatique. Cependant, celles qui sont d’origine africaine possède un avantage indéniable. Elles ont une couleur de peau qui les rend uniques en leur genre. Un genre à sans cesse découvrir et à redécouvrir. Voilà pourquoi je publierai quelques poèmes, réflexions et proses dans les prochains articles où la beauté noire sera à l’honneur.

Un remerciement bien spécial à mon fidèle ami et collaborateur Rick B., d’Allemagne et envers son modèle féminin Cindy sans lesquels le présent article n’aurait pas pu voir le jour.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Réflexions en ce mardi 5 mars 2019

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Maître-autel de l’église St-Dominique de Québec dimanche le 3 mars 2019

Réflexions en ce mardi 5 mars 2019

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous. De mon côté, je dois avouer que le temps, à l’image d’une rivière en cette saison hivernale, coule bien lentement. Ce qui favorise une pleine et entière guérison tant sur le plan physique que spirituel. En effet, le début d’année a été quelque peu pénible pour votre humble serviteur du fait de mon accident, disons-le, de parcours pendant mon séjour en Gaspésie. Toutefois, je reprends des forces tout en poursuivant mon rétablissement.

Sur le plan spirituel, force est d’admettre que j’ai été choqué par l’ampleur des révélations concernant les faits et gestes reprochés par certains membres du haut clergé catholique.

Devant toutes ces allégations, deux choix s’imposèrent devant moi. Soit de mettre un terme à ma foi catholique ou bien de poursuivre sur le chemin de cette foi mais en l’adaptant à mon cheminement personnel. N’oublions pas que la foi relève d’abord et avant tout de la vision que chaque personne face à la vie.

Pour ma part, j’ai choisi de rester fidèle à ma foi catholique et apostolique. « Pourquoi donc ? » Me demandez-vous et ce, avec raison. J’ai choisi après mûres réflexions de rester fidèle à ma foi catholique pour les raisons suivantes :

Je reste fidèle à ma foi catholique en hommage pour ces gens qui ont témoigné de façon parfois courageuse, parfois héroïque, parfois par pur altruisme à l’égard des plus démunis de la terre.

En mémoire de (2)Je reste fidèle à ma foi catholique en hommage à ces prêtres, à ces religieux et à ces religieuses qui ont été tués-es pour le simple fait d’avoir été des témoins de la Parole du Christ. Je reste fidèle à ma foi catholique en hommage aux martyres qui ont sacrifié leurs vies afin de permettre à d’autres de vivre. Je pense notamment au père Maximilien Kolbe qui s’est offert en échange d’un prisonnier condamné à mourir dans le bunker de la mort à Treblinka sous le régime nazi. Un bunker où les prisonniers périrent de la soif, de la faim et dans des conditions dignes des enfers.

Je reste fidèle à ma foi catholique en hommage à ces prêtres qui, de manière très humble et sans panache, ont vécu leurs ministères de façon irréprochable. C’est là un élément qui semble être trop souvent passé sous silence.

Et, le plus important, je reste fidèle à ma foi catholique pour cette ultime raison : J’ai été baptisé catholique à l’hôpital de Baie-St-Paul par une communauté de religieuse dont les membres se sont sans cesse relayés afin de me sauver la vie. Et savez-vous quoi ? Je suis heureux de pouvoir entrer dans une église et d’y faire une prière, ou bien même un simple signe de croix, car j’apprécie la chance de vivre chaque jour que Dieu me donne.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Voir la vie en couleurs

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Voir la vie en couleurs

Bonjour tout le monde,

Vous devez certainement vous demander pourquoi ai-je repris la publication d’articles au sein de mon blogue consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie. En effet, je vous avais informé que j’allais prendre une pause afin de vivre mon deuil suite à la perte d’un membre de ma famille. Cependant, j’ai décidé d’agir autrement après mûres réflexions. Les réflexions portent sur trois questions dans lesquelles se trouvent de manière inhérente leurs propres réponses.

IMG_9994_edited-1En quoi l’arrêt momentané de mes publications allait permettre sa résurrection ? Pourquoi ne pas aller de l’avant dans mes articles surtout que la conjointe de celui qui est parti sous d’autres cieux m’affirma de vive voix au téléphone qu’elle était fière et heureuse de savoir que je suis devenu modèle vivant (nu intégral) pour des écoles d’arts et des ateliers ? Et, le plus important à mes yeux, que  le fait de poursuivre mes articles démontrent hors de tout doute que la vie doit avant toute chose continuer. Certes, cela n’enlève rien à la douleur que sa conjointe vit en ces jours, une douleur partagée par chaque membre de ma famille, mais le fait de poursuivre mes publications prouve, du moins selon mes principes, que la vie ne doit jamais s’interrompre quoiqu’il advienne.

Qui plus est ! Je dédie ce présent article à celui qui nous a quittés dans la nuit de dimanche à lundi. Et pourquoi avoir choisi les photos qui accompagnent cet article. J’ai fait un tel choix pour le motif qu’il adorait les couleurs de la vie et en particulier le bleu. Par ailleurs, qu’y a t-il de plus coloré que le body painting ?

Qu’il puisse reposer en paix !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Fragilité

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Photo par Phylactère

Fragilité

 

Voici une question !

Quelle serait la solution ?

Un sujet de plusieurs chansons,

Parfois de philosophes en perte de raison.

 

Qu’est la source même de l’humanité ?

Celle qui anime le premier comme le dernier né ?

Celle qui donne le sens à notre propre existence ?

Celle qui lui procure en tout temps toute son essence ?

 

Combien de sages y ont longtemps réfléchi ?

Combien de scribes ont de leurs réflexions réécrit ?

Combien de langues ont tenté tant de fois l’exprimer ?

Combien de mots ont essayé encore plus souvent de le présenter ?

 

Certes, je ne désire point vous faire la morale,

Car, avec tous mes défauts ce serait vraiment immoral.

Cependant, je me permet de vous dire seulement cette fois.

Après mûres réflexions sur le sujet sans jamais perdre la foi.

 

S’il y a une chose que j’ai compris,

Devant tant de joie et de peine en cette vie,

Et que l’on soit riche ou pauvre, jeune ou vieux,

Partager avec vous mon secret est le plus sincère de tous mes vœux.

 

Ce n’est point la couleur de notre sang,

Qui fait de nous êtres semblables en-dedans.

C’est uniquement dans la profondeur des cœurs blessés,

Qu’apparaît la cause de notre humanité en une simple fragilité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Modalités en prévision d’une séance photo

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Modalités en prévision d’une séance photo

Article dédié à Victoria

Bonjour tout le monde,

Cela fait longtemps que le désir de rédiger un article àimg_20180918_091308_6231923804225088095065.jpg propos des modalités entre d’une part, un photographe amateur ou professionnel et d’autre part, son modèle me titillait l’esprit. En effet, j’ai souvent développé des articles sur divers sujets, tout en composant des poèmes, au sein de mon blogue artistique. Un blogue qui est devenu à mes yeux mon enfant chéri et que j’entretiens de manière à le rendre le plus intéressant possible. Il va de soi que la qualité tant du français écrit que celle des dessins, des images et des photos demeure la priorité numéro un dans chacune de mes rédactions.

IMG_9994_edited (1)Alors pourquoi donc ai-je décidé de réaliser une telle publication ? Les raisons sont de deux ordres. En premier lieu, il fallait que tôt ou tard je réponds à cette question : peut-on faire n’importe quoi et n’importe comment lors d’une séance photo à laquelle la nudité occupera une place majeure dans son déroulement ? En second lieu, les nombreux cas rapportés dernièrement dans les quotidiens notamment au Québec où on y fait état de comportements inappropriés surtout de la part de photographes, mais pas uniquement, masculins ont été des facteurs incitatifs dans ma prise de décision. À cela s’ajoute mon expérience personnelle vécue de manière positive avec des photographes de renommée internationale. Voilà pourquoi je développerai le présent articles sur d’une part, l’importance des modalités pré établies et d’autre part, la primauté du droit dans toute séance digne de ce nom. N’oublions jamais que toute séance de photographie comporte un aspect légal de la plus haute importance.

Les modalités prises par chacune des parties doivent être claires, sans ambiguïté, ni incertitude en ce qui a trait aux attentes du photographe et aux aspirations du modèle. Pour se faire, il est préférable d’entretenir une discussion à la fois franche et directe entre les participants. Tout, absolument tout, doit être dit. Une telle discussion doit aboutir en une entente écrite sur un document signé en bonne et due forme afin de se prémunir à la fois contre toutes activités proscrites par la loi et contre toutes poursuites devant les instances juridiques.

Ce point est malheureusement trop souvent soit36796963_10214847179844778_8981804818221760512_n volontairement, mais pas toujours le cas, oublié par le photographe ou bien totalement ignoré par le modèle concerné. À ce sujet, et c’est là un triste constat, on a assisté à des situations déplorables qui ont eu lieu à l’occasion de séance photo, communément appelée « shooting photos » au sein du milieu artistique au cours de la dernière décennie. Bien des modèles féminins mais rarement masculins, aller savoir pourquoi, furent prises dans un scénario auquel elles ne s’y attendaient. Croyant bien faire, elles acquiescèrent à prendre des poses allant parfois à de la pornographie. Comble de malheur pour bon nombre d’entre elles, plusieurs de ces photographes eurent l’indécence de diffuser leurs « œuvres photographiques » au sein de sites à caractère sexuel mettant ainsi en danger le droit à l’intégrité physique, psychologique et une grave atteinte à la vie privée du modèle.

IMG_9981_editedVous devez vous douter que je condamne, et je le condamnerai toujours, toutes formes d’exploitation de ce genre. C’est à mes yeux, non seulement de modèle vivant mais avant tout en tant qu’homme digne de ce nom, un des comportements les plus abjects qui soient. Par ailleurs, et c’est mon humble opinion, aucune somme monétaire ordonnée par une quelconque instance judiciaire ne saurait réparer tout le tord causé par la perte du doit à la réputation d’une tierce-personne.

En ce qui concerne les éléments qui doivent être écrits dans le document signé en double exemplaire, on y retrouvera notamment ceux-ci :

  • La ville et la date où la séance aura lieu.

  • La promulgation écrite de la pleine et entière liberté de participation entre les personnes concernées.

  • Des limites auxquelles les participants ont le droit d’être respectés.

  • Des types de poses envisagées durant le déroulement de la séance. Avenant le cas où le contexte semble être propice à une plus grande cordialité, le modèle a et aura toujours droit au dernier mot et ce, sans subir de pression de la part du photographe. Autrement dit, le respect du « non » est et demeure une obligation fondamentale.

  • Le modèle a l’obligation d’apporter tout effet personnel afin de réaliser la séance de manière professionnelle. Par exemples, brosse à cheveux, produits hygiéniques, serviette et robe de chambre, etc.

  • Et l’élément le plus important : l’aspect financier. Est-ce dans un but d’échanges de procédés entre les participants ou bien existe-t-il une rétribution monétaire ? Ici, tout doit être clarifié à l’avance et ce, dès le premier paragraphe du contrat.

Bien tendu que les personnes concernées ont le droit d’ajouter, de modifier et d’enlever des éléments au sein même du contrat. Cependant, une fois que les parties se soient définitivement mis d’accord sur chacun des points et qu’une fois le contrat a été signé librement et en toutes connaissances de cause, l’entente est scellée une fois pour toutes.

Je termine cet article en vous disant que cela m’a fait un immense plaisir d’avoir pu apporter un éclaircissement sur les modalités de déroulement d’une séance photo où la nudité y est présente. En effet, j’avais souvent songé à rédiger un tel texte afin de réparer, manière de m’exprimer, une telle faute au sein de mon blogue artistique.

J’espère que mon article a su répondre à vos questions et que le résultat été à la hauteur de vos attentes.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La paix intérieure

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Votre humble serviteur  en l’église St-Roch de Québec

La paix intérieure

Appréciez ce que vous avez car ce que vous n’avez pas aurait pu vous faire perdre le peu que vous avez.”

Bon début de semaine tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vos projets pour le reste de la saison estivale vont bon train. Pour ma part, je dois avouer que tout se passe à merveille. Repos, bon repas au restaurant, assister à des matchs de baseball et quelques séances au cinéma forment le train-train de mon été. Ceci m’a amené à réfléchir sur un aspect précis de ma vie et qui peut se résumer ainsi : “Appréciez ce que vous avez car ce que vous n’avez pas aurait pu vous faire perdre le peu que vous avez.”

En effet, et je m’en suis rendu-compte au fil de mes réflexions, l’homme a cette fâcheuse manie de toujours vouloir plus sans d’abord et avant tout savoir apprécier ce qu’il a. Il est bien de souhaiter davantage ce que nous avons ou bien ce que nous sommes, si cela peut nous amener vers une certaine forme soit de bien-être ou encore d’excellence. Après tout, il a bien fallu que l’homme des cavernes acceptent d’en sortir pour devenir un être civilisé au fil du temps et des saisons. Cependant, avons-nous toujours une vision approfondie de ce qu’il nous convient vraiment pour notre véritable bonheur? Là réside une optique de la vie bien personnelle à chacun d’entre nous.

C’est ainsi que nous avons des désirs propres à nos expériences, à nos cheminements et à nos attentes face à la vie. Mais, savons-nous vraiment ce qui nous convient? Cette saison estivale a été pour moi l’occasion de m’interroger sur ce dont j’ai réellement besoin pour être heureux. Cela se résume en ces quelques mots: Une paix intérieure.

Rien en ce monde peut acheter cette paix. Ni l’argent, ni l’amour, ni la force, ni la beauté, ni la popularité. Pourquoi donc? Tout simplement parce qu’il s’agit d’accepter qui l’on est, ce que nous avons et ce que la vie nous a donnés avec ses hauts et ses bas. Certes, la vie peut parfois ressembler à une montagne russe. Elle peut même arriver qu’elle nous déconcerte, voire qu’elle nous scandalise et même, hélas très souvent, qu’elle est aux antipodes de nos attentes. Ici, l’essentiel c’est d’être capable de prendre un recul face à de pareilles situations. Et qui dit recul, dit avoir une vision plus globale de la situation en la projetant vers un futur potentiel. Voilà ce à quoi je veux en venir: La paix intérieure qui m’habite est le résultat de ma réflexion. Aurais-je été heureux si, et seulement si, tous mes désirs avaient été réalisés? Je peux répondre à cette question par un non catégorique. Pourquoi donc? Bien souvent, ce que l’on obtient d’une main, on le perd de l’autre.

En résumé, je ne vous souhaite pas de réaliser tous vos rêves, mais plutôt que la vie place sur votre chemin ce qui fera vraiment votre bonheur lequel réside dans la paix intérieure. Et que celle-ci vous accompagne à chaque bonne heure.

Merci de m’avoir lu!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Émouvant !

Émouvant !

Quand une chanson enseigne une grande valeur…

Mercy

de

Madame, Monsieur

Une belle trouvaille

Une belle trouvaille :

Ils sont modèles vivants, et nous racontent : « La nudité donne de la puissance »

Par Chloé Pilorget-Rezzouk

Source : https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180115.OBS0618/ils-sont-modeles-vivants-et-nous-racontent-la-nudite-donne-de-la-puissance.html

Dans le murmure des ateliers, ils offrent leur corps nu aux fusains, crayons et pastels des artistes ou étudiants en art. Paroles de modèles vivants.

Un jour, un croquis a attiré notre attention. Le modèle, une femme aux cheveux blonds flamboyants, portait sur son corps nu un simple manteau rouge tombant sur ses jambes. Une forme de puissance se dégageait de l’ensemble. On s’est demandé qui était ce modèle vivant : on aurait bien aimé le retrouver, lui poser des tas de questions.
Il suffit de lancer le sujet autour d’une table pour aiguiser la curiosité, susciter une foule d’interrogations d’apparence triviale, mais qui trahissent bien l’aura de mystère, de fascination et d’incompréhension qui enveloppe souvent le modèle vivant : « Ça ne te gêne pas de te mettre nu(e) devant tout le monde ? » ; « C’est facile comme boulot, non ? »

Coups de froid, douleurs articulaires et musculaires… Prendre – et tenir – la pose n’est en réalité pas si simple. En 2008 et en 2014, les modèles vivants avaient manifesté pour faire entendre que poser nu était un « vrai métier », demander la reconnaissance de leur statut et une amélioration de leurs conditions de travail. Professionnels ou occasionnels, ils sont aujourd’hui payés de 20 à 30 euros de l’heure.

Il y a, comme dans tout corps de métier, des modèles courus plus que d’autres, des « stars » du milieu. Il y a d’ailleurs des « bons » et des « mauvais » modèles. Comprendre des plus inspirants que d’autres. Car pour ce qui est de l’art de la pose, l’enjeu ne réside pas tant dans la beauté du corps que dans le don d’une énergie, d’une créativité – celle de proposer, d’inventer des mouvements répondant aux besoins de l’artiste.

Dans « les Yeux nus » publié en 2016, Claire de Colombel, artiste et modèle, écrivait :
« Tant que le corps devant nous ne tremble ni ne transpire, on ne se dit pas que ce qu’il vit est éprouvant. Du modèle, on se demande juste parfois ce qui lui passe par la tête. A quoi tu penses quand tu poses ? »
On leur a soufflé la question, entre autres. Paroles de modèles vivants, d’habitude fort silencieux.

Maria : « Ma façon d’être modèle est très politique »
Maria Clark, 49 ans, 1,68 m, 58 kg. Artiste-plasticienne, et modèle vivant depuis 26.

Comment j’ai eu envie de faire ça

« La première fois, c’était pour mon compagnon peintre. J’avais 23 ans. Mais mes premières poses nues en école, c’était en 1997 aux Ateliers beaux-arts de Paris. C’est par la danse contemporaine que je suis arrivée à la pose. Depuis, j’ai toujours mené en parallèle mon activité de modèle et mon activité d’artiste.

Ce que je gagne
Pendant dix ans, j’ai été modèle professionnelle. Je posais entre 30 et 35 heures par semaine, une journée type se composant de deux séances de trois heures. Je gagnais environ 20.000 euros par an, avec un complément d’allocation chômage.

L’avantage, c’est d’abord une grande souplesse de planning et la chance de pouvoir choisir avec qui on travaille. Gagner ma vie ainsi m’a permis de rester libre pour mes projets artistiques. Au fil des ans, le corps trinque un peu. J’ai décidé de ralentir le rythme pour me consacrer à mon travail personnel.

Moi et mon corps
Je suis quelqu’un de tonique. Je me sens incarnée, engagée physiquement dans mon rapport au monde ; ça me plaît. Mon corps, c’est mon outil de travail, car j’ai également une activité de performeuse.
Je l’ai toujours considéré avec bienveillance. Bien sûr, il y a des parties que je préfère comme mon cou, mes épaules, et d’autres qui me plaisent moins, comme mes fesses.
Je me sens assez libre avec la nudité. Mais en dehors de la sellette, je ne me balade pas nue dans l’atelier. Je serais mal à l’aise. La nudité, c’est mon costume, un habit de peau. On pourrait croire que le modèle nu est vulnérable, mais c’est tout l’inverse : la nudité donne de la puissance.

Quand je suis en séance
16392383Pour m’imprégner de l’ambiance de l’atelier, j’arrive en avance. Derrière le paravent, j’enfile mon kimono de travail avant de l’ôter, une fois sur l’estrade.
Une, cinq, dix, 45 minutes… Je me renseigne sur les temps de pose, car on ne tient pas les mêmes postures en fonction du temps. La douleur vient se nicher dans différents endroits, selon la pose et son mouvement. Il ne faut pas se faire mal ! Le modèle possède une certaine fierté : il ne veut pas bouger, et tenir. Je me souviens d’un travail dans un atelier de dessin : pendant trois mois, quinze heures par semaine, je devais tenir la même pose assise. Au long cours, cette position est devenue douloureuse, les points d’appui finissent par faire souffrir. Je ne le referai plus. Lors des intermèdes de quinze minutes, j’enchaîne quelques étirements. Pour permettre aux muscles et aux articulations de respirer, j’effectue des micro-mouvements intérieurs pendant la pose. Un modèle qui souffre est tendu, et les élèves le sentent.
Durant la pose, je me concentre sur ma respiration, c’est un état proche de la méditation. Je peux passer 45 minutes sans penser à rien. Si les poses sont rapides, alors je pense à la suivante juste avant de changer.
Selon les cours, on est libre de proposer des poses inventives ou amusantes. Une fois, j’ai mis ma tête dans un seau ; une autre, j’ai utilisé des branchages, car la thématique proposée par l’enseignant était la forêt.

Ce que ça m’apporte
J’ai accueilli la pose comme une démarche philosophique qui nous questionne dans16392407 notre rapport au vivant, à ce que l’on est. Quand je pose, je suis Maria, avec mes spécificités ; mais j’incarne aussi, avec humilité, une représentation de l’humanité. Ma façon d’être modèle est politique ; ce qui me plaît dans la pose, c’est que par ma présence, les élèves et artistes peuvent s’épanouir. Je pense que l’art est un espace dans lequel chacun peut devenir qui il est. Or, je crois que c’est par l’épanouissement individuel qu’une société peut aller mieux.

Le regard des autres
J’ai tellement posé pendant dix ans que l’atelier est devenu mon terreau social ! J’oublie que cela peut encore choquer ou étonner les gens d’être nu. Cela plaisait moyennement à mes parents, je crois. Peut-être une peur du qu’en-dira-t-on… Mais ils ont fini par accepter, car j’ai développé, au fil des ans, une pensée artistique et engagée autour de cette activité. »

Christophe : « C’est magique de se voir dessiné par d’autres »
Christophe, 53 ans, 1,75 m, 58 kg. Consultant en environnement, modèle occasionnel depuis cinq ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Je ne suis pas devenu modèle par hasard. Ma mère était étudiante aux Beaux-Arts de Lyon, à la fin des années 1950. A l’époque, les cours de nus n’étaient pas mixtes. Parfois, il arrivait alors que les élèves prennent la place du modèle. Dans le carton à dessins de ma mère, on trouve ainsi à la fois des croquis qu’elle a réalisés et d’autres où c’est elle qui apparaît. Ça m’a marqué. Il y a toujours eu une sensibilité artistique dans la famille, dont j’ai hérité puisque je peins un peu à l’aquarelle.

Ce que je gagne
Avant je posais une journée par mois, ça représentait presque un treizième mois sur l’année. Mais depuis cet été, j’ai perdu mon emploi. Je me suis donné pour objectif d’en vivre. Pour l’instant, je gagne environ 500 euros par mois, en posant par-ci par-là. Je commence à être connu localement, mais il faut faire face à la concurrence, il y a beaucoup de modèles.

Moi et mon corps
J’ai un physique assez mince, plutôt apprécié dans les cours ou ateliers, car mes muscles sont bien dessinés. J’ai toujours fait attention à mon alimentation et, lorsque j’étais plus jeune, je pratiquais énormément de sport de plein air. Je ne pense pas être particulièrement beau, mais je suis bien dans mon corps. Petit, j’ai fait du naturisme avec mes parents.

Quand je suis en séance
Il faut trouver des poses confortables, du moins pas trop en déséquilibre. J’essaie16392311 d’avoir au moins trois points d’appui différents pour pouvoir basculer discrètement de l’un à l’autre afin de détendre un peu les muscles et faire circuler le sang. En plein hiver, c’est assez dur : il n’est pas rare d’avoir froid, malgré le chauffage. Dès que la pause survient, j’enfile mon peignoir. Je ne pose pas toujours à poil. Je viens parfois avec un chapeau, et même avec des vêtements originaux pour les cours de croquis de personnages. Un pantalon à motif écossais ou rayé permet aux élèves de travailler le pli des vêtements en plus du mouvement du corps. Ce que ça m’apporte
Je trouve cela magique de se voir dessiné par les autres, même si cela n’est pas toujours très fidèle. J’aime particulièrement lorsque les élèves sont peu nombreux et crayonnent par terre, à mes pieds, près de la sellette. C’est génial parce que je peux voir le dessin se construire au fur et à mesure.

Le regard des autres
En en discutant avec mes amis, j’ai découvert que l’une de mes copines avait envisagé de le faire quand était étudiante pour gagner un peu sa vie. Plus j’en parle, plus j’ai l’impression que ça choque de moins en moins. »

Sheraz : « Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien »
Sheraz, 38 ans, 1,62 m, 56 kg. Travailleuse sociale, modèle vivant occasionnel depuis bientôt trois ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Depuis très jeune, je dessine des nus d’après des reproductions ou mon imagination. Je trouve ça très beau, le nu. Il y a quelque chose de gracieux, d’inspirant. J’ai toujours beaucoup admiré les modèles. L’idée venait, partait, revenait… Je me répétais : ‘Quand je serai prête.’ À 36 ans, j’ai eu le déclic : ‘Faut que je fasse les trucs dont j’ai envie, sinon je vais le regretter.’ J’ai répondu à des annonces d’artistes indépendants. C’est comme ça que j’ai commencé.

Ce que je gagne
Je ne pose pas à temps plein, ça reste de l’ordre du plaisir. Le mois où j’ai touché le plus, j’ai empoché 300 euros.

Moi et mon corps
Poser nue ne me pose pas de problème, mais je n’irai jamais sur une plage naturiste ou me mettre « topless ». En séance, je me dis parfois que j’ai un peu de ventre, qu’il faut que je fasse gaffe pour être plus à l’aise devant les autres. En fait, les gens ne sont pas là-dedans. Entre mes 15-20 ans, j’étais très forte. Puis, je me suis affinée. Devenir modèle m’a permis de me percevoir autrement, de renouer avec un côté féminin. Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien, ça valorise. On me dit que je suis harmonieuse, que je dégage de la sensualité. Avant, je me voyais moins.

Quand je suis en séance
À chaque fois, j’ai le trac. J’espère inspirer. Dès le moment où l’artiste pose ses yeux16392309 sur moi, l’appréhension s’en va. Au début, j’avais besoin d’être guidée pour les poses. Il y en a certaines à ne pas faire : à genoux sur les orteils repliés, les bras levés au-dessus de la tête… Ça fait trop mal. Quand je pose, j’essaie de penser à autre chose. Je me remémore de bons moments pour ne pas penser, justement, au fait que je ne dois pas bouger. La douleur passe et revient, mais il faut tenir. En atelier, je n’écarte jamais les jambes. Ça ne se fait pas trop. Je me le suis permis seulement avec deux artistes, je me sentais à l’aise. Certains peuvent être un peu dans la séduction. Une fois, j’ai senti le regard changer : il devenait lubrique, pervers. J’ai lâché de manière ferme : ‘Ta façon de me regarder, ça ne va pas être possible.’ Au fond, j’avais hyper peur. Je suis partie.

Ce que ça m’apporte
Le fait d’être passée de l’autre côté, c’est fort. En entrant dans l’atelier d’un artiste, j’entre dans son monde. Chacun a son univers : ça m’a ouvert à des styles ou des œuvres que je ne voyais pas auparavant. Et puis, une sorte de co-création s’opère, alors qu’en regardant un tableau on ne pense pas forcément au modèle derrière.

Le regard des autres
C’est un peu compliqué avec les hommes. Le dernier, il fallait toujours que je le rassure sur la façon dont ça s’était passé. Beaucoup ne comprennent pas que le désir est sublimé par l’art, qu’on n’est pas dans une démarche de drague. ‘C’est obligé que le mec ait envie de toi’, me disent certains. En fait, je n’en parle pas, pas même à mes amis. Quand je vais poser, c’est mon moment, mon espace à moi. »

Simplement femme

 

Hélène Rouiller

Dessin par Hélène Rouillier

« Simplement femme »
« Parce qu’être une femme, ce n’est pas si simple ! »
Par Hélène Rouillier
Un véritable petit chef-d’oeuvre
Chef-d’oeuvre qui me fait plaisir de partager avec vous.
RollandJr St-Gelais de Québec