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Une image vaut mille mots

Une image vaut mille mots

Bonjour tout le monde,

20170914_185159Je désire partager avec vous mon enthousiasme à l’égard de la magnifique soirée passée lors de l’exposition sur l’art érotique qui a lieu à Montréal jusqu’au 17 septembre. Une exposition dont le titre évocateur ne laisse aucun doute sur le thème des oeuvres qui y sont exposées pour un public averti. Hé bien oui ! Le titre est tout simplement S.E.X.Position. D’ailleurs, il y avait là des artistes de grande renommée dans le domaine de la nudité artistique. Leur renommée ne les a en aucune façon empêché d’échanger avec chacune des personnes venues assister à cette grande première. Par exemple, je fus chaleureusement accueilli par monsieur Jean-François O’Kane dès que j’ai eu le privilège de lui adresser la parole. Qui plus est ! Il a accepté d’être photographié en compagnie de votre humble serviteur qui, soit-dit en passant, a fait le voyage aller-retour Québec-Montréal uniquement pour être présent à une telle soirée. Difficile à croire ! N’est-ce pas ?! Les photos sont là pour corroborer mes propos.

Croyez-moi sur parole ! Je suis vraiment satisfait de cette soirée où20170914_185324 tout a été réalisé avec un sens professionnel hors-pairs. De plus, tout a été fait pour éviter que ladite exposition a été élaborée pour des gens à la recherche d’obscénité et de vulgarité. En effet, c’est tout à fait l’opposé puisque les oeuvres qui y sont exposées ont pour fondement la rigueur du travail, la recherche de la perfection et, fait amusant, de faire ressentir au public la créativité de certains des artistes présents en cette occasion. Oui, la rigueur du travail transparaissait dans chacune des oeuvres puisque rares sont celles qui ne m’avaient pas suscité d’émotions en mon fort intérieur.

Je pourrais élaborer davantage sur le déroulement de ladite exposition. Mais, devant le fait que j’ai eu l’idée de filmer une courte séquence afin de partager avec vous ce que je voyais, il me parait davantage utile d’arrêter ici mes propos. « Et pourquoi donc ? » me diriez-vous ? Ce à quoi je vous réponds avec joie qu’une image vaut certes mille mots mais qu’un extrait vidéo en dit encore plus. Qu’en pensez-vous ?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Que de vie !

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Par Ania Jarda à S.E.X. Position 



Que de vie !

Bonjour tout le monde,

J’ai décidé de partager avec vous mes impressions sur le travail d’une artiste qui m’a énormément étonné à l’occasion de ma visite à l’exposition sur l’érotisme qui a lieu à Montréal jusqu’au 17 septembre inclusivement.

En effet, les oeuvres de madame Ania Jarda m’ont fortement bouleversé, dans le bon sens du terme. À vrai dire, j’avais l’impression d’être transporté à une autre époque. Vous savez ? Cette lointaine époque où il était encore possible de rêver à un monde meilleur et où l’amour, la paix et l’harmonie entre les êtres humains furent les objectifs à atteindre pour l’ensemble des nations.

Madame Ania Jarda possède une imagination débordante. C’est le moins que je puisse dire. J’adore littéralement tout ce qu’elle a présenté en cette exposition. Ses choix de couleurs m’ont fait vivre des explosions d’émotions ! L’illumination de ses peintures lesquelles laissent entrevoir de véritables beautés féminines démontre un savoir-faire indéniable de sa part. Et que dire de la  vie présente en chacune de ses créations ?! Une imagination quasi sans limite se transpose en chaque coup de pinceaux. Encore bravo pour ses réalisations !

Une petite vidéo afin de nous rappeler cette si belle époque.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Ce fut court mais agréable

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Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

Ce fut court mais agréable

Bonjour tout le monde,

J’espère que votre semaine a été bonne pour vous. Pour ma part, elle a été bien haut-delà de mes attentes. En effet, j’ai obtenu un contrat en tant que modèle nu pour une durée de quatre séances qui auront lieu dans un établissement d’enseignement situé dans la belle ville de Sept-Îles sur la côte-nord. Cela va me faire drôle de poser nu au sein d’un collège que j’ai jadis fréquenté avant d’effectuer mes études universitaires. Qui plus est ! C’est à Sept-Îles où votre humble serviteur est né un 24 mai 1962. Bref, cela me fait un petit velour au cœur d’y retourner dans un cadre artistique et de nudité absolue.

Ma semaine s’est terminée en beauté grâce notamment par un court20170914_185003 séjour dans la métropole du Québec, c’est-à-dire Montréal, où une exposition sur le thème de l’érotisme, voir même la sexualité proprement dite, avait lieu dans un local réservé pour cette occasion. Croyez-moi sur parole ! Je n’ai en aucune façon regretté mon aller-retour Québec-Montréal afin d’être présent à l’ouverture d’une telle exposition. Une exposition où le corps nu, l’érotisme, la sensualité et la sexualité y étaient présentés de manière, certes fort provocatrice vu la teneur du thème proprement dit, respectueuse tant envers les modèles qui ont posé nu pour les réalisations présentées au grand public que pour les personnes venues assister à cette toute première.

20170914_184104Que puis-je dire de ma soirée ? Tout d’abord, j’ai été fort heureux d’y retrouver une photographe avec qui j’ai jadis travaillé à l’occasion d’une série érotique. Une série qui nous a permis d’explorer une facette méconnue du public en général et qui est la sensualité d’un corps nu atteint d’un handicap physique. Mais, attention ! Il s’agit avant toute chose de l’exploration d’une telle sensualité à travers le regard féminin. Que de beaux souvenirs nous avions pu nous remémorer lors de nos discussions. Il va sans dire que j’en ai profité pour découvrir d’autres réalisations photographiques que ma charmante amie Gabrielle Doutre a gracieusement présentées aux gens venus participer à cet événement. D’ailleurs, et c’est un élément fort intéressant à retenir, elle est l’une des rares artistes présents à cette exposition à avoir montré une oeuvre où la splendeur du sexe masculin en érection y est exhibée, au sens noble du terme, parmi toutes les photos. Il y a là quelque chose qui mérite quelques applaudissements de votre part. N’est-ce pas ?!

Ensuite, j’ai été impressionné par l’accueil chaleureux des gens. Un accueil qui prouve à la perfection que l’art érotique peut à la fois ê20170914_191437tre vécue, expérimentée et manifestée de manière des plus respectueuses tant chez les artistes et leurs modèles que par le public. Ceci est, du moins à mes yeux, fort important à souligner puisque d’une part, l’image de la sexualité est malencontreusement galvaudée de façon fort déplorable au sein de notre société et que d’autre part, les artistes qui oeuvrent dans un tel domaine semblent recevoir une opinion  qui leur est plutôt défavorable au sein de la population. Un peu comme si ils étaient, et j’y inclus les modèles, que des pervers assoiffés de sexe et sans moralité. Or, il n’en est strictement rien.

20170914_192802Enfin, la diversité des oeuvres est sans conteste un facteur qui rend une telle exposition si intéressante. À ce sujet, j’ai été ébahi par les oeuvres réalisées par madame Ania Jarda qui se sert uniquement de son imagination pour créer des nus féminins réellement extraordinaires. Que de couleurs ! Que de beautés illuminées ! Que de vie en chacune de ses oeuvres ! Que d’imagination débordante ! Et, le plus intéressant, quelle liberté dans sa manière de peindre ses modèles enfouis dans le plus profond de son esprit. À vrai dire, ses peintures m’ont fait vivre,  un tant soit peu, la fabuleuse époque du psychédélique et du Peace & Love des années 1960 tellement elles m’ont amené à voyager à travers le temps. Bravo à cette artiste extraordinaire. Qui sait ! Un jour, je serai peut-être un de ses futures modèles … en chair et en os. Soyez convaincus d’une chose, je le souhaite ardemment d’autant plus, et je l’affirme avec grande humilité, la nudité de mon corps est, semble-t-il pour l’ensemble des artistes, une source incroyable d’inspiration.

Je termine ce présent article pour vous rappeler que ladite exposition se déroule actuellement dans la ville de Montréal au 3890 rue Ste-Catherine Est, et ce du 14 au 17 septembre inclusivement de 18h00 à 23h00. Coût du billet est de 10.00$. À ce prix-là, c’est à ne pas manquer.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une journée vraiment pas comme les autres

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Une journée vraiment pas comme les autres

 

Une journée vraiment pas comme les autres

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien durant votre weekend. Ici, au Canada, c’est le long congé de la fête du travail. Comme vous l’avez sans doute deviné, nous calquons souvent nos journées fériées sur celles des Etats-Unis puisque d’une part, nos relations commerciales et économiques sont intimement liées avec ce qui a lieu chez Oncle Sam et que, d’autre part, notre histoire est tout simplement imbriquée avec celui de notre voisin immédiat. N’oublions pas que nous avons également en commun la frontière la plus longue au monde. Pas étonnant qu’un vieil adage affirme ceci ;  » Les Etats-Unis ont la grippe mais c’est le Canada qui éternue. « 

857518Qu’à cela ne tienne, je vous parle dans ce présent article de ma dernière expérience vécue durant mon bref séjour dans la métropole du Québec, c’est-à-dire Montréal. Une expérience axée sur un domaine en parallèle avec celui de modèle nu et qui pourtant, croyez-moi sur parole, n’a strictement rien en commun. C’est bel et bien deux visions de la nudité opposées l’une à l’autre. Ce qui ne m’empêche pas, comme bien d’autres modèles nus tant masculins que féminins, d’être un sujet d’études ou de performance pour toute personne qui oeuvre dans le monde de la nudité artistique. Mon expérience avec la charmante Pénélope vécue jadis dans une chambre d’hôtel en plein cœur du centre-ville de Montréal est sans contredit la plus belle preuve que l’on peut en certaines occasions outrepasser l’art stricte de la nudité artistique en lui donnant un cachet purement érotique sans pour autant verser dans la vulgarité. L’exposition intitulée  » Festival d’art érotique de Montréal  » est sans contredit un incontournable à voir absolument dans le futur pour toute personne oeuvrant dans le monde du nu artistique et/ou érotique.

C’est ainsi, pour en revenir à cette journée exceptionnelle, que j’aiIMG_20170902_094553_687 décidé de visiter, et ce en en deux temps, une exposition axée sur l’art érotique. Qu’attend-t-on par érotisme ? Que pouvons-nous y découvrir sous le regard des auteurs ? Que pouvons-nous y percevoir avec nos sens ? Que voulons-nous y toucher avec nos propres yeux afin de se faire une idée, certes approximative, de l’évolution de l’érotisme au cours des âges ? Fait amusant, l’un des responsables de cette exposition m’a dit en référence avec ladite évolution que « chaque société a fait sa propre découverte, autrement dit redécouvre à sa façon, de la sexualité selon les critères propres au temps qui lui était alloué. » Bref, la nudité érotique est, à l’instar de la nudité artistique, tributaire de la société dans laquelle elle existe. Dis-moi comment tu vois ta nudité et ta sexualité, il y aura de fortes chances que je te dis dans telle époque tu vis. « 

IMG_20170902_071642_929Bref, j’ai passé toute la journée de ce vendredi à Montréal afin de mieux apprécier l’ensemble des oeuvres qui y étaient présentées. Toutefois, il m’est impératif de vous informer que ladite journée s’est déroulée en deux temps bien distinctes. En premier lieu, une bonne partie de mon après-midi fut consacrée à prendre le pouls des oeuvres choisies pour cette occasion. Que pouvais-je bien y trouver et dans quelle ordre ? Quels étaient les sous-thèmes liés à l’érotisme ? Étaient-ce le sadisme ou le masochisme ? Étaient-ce plutôt le fétichisme ou encore une vision plus perverse de la sexualité, voire le côté sombre qui réside, sans aucune exception possible, en chacun d’entre nous ? Je vous répondrai, et ce avec un plaisir à la fois coupable mais tellement délectable, que j’y ai retrouvé à peu près de tout. En second lieu, je suis retourné sur les lieux, un peu comme le ferait un pervert pour se délecter de voir les badauds être à la fois scandalisés et curieux face à une quelconque perversion aussi odieuse puisse-t-elle être, à l’occasion d’une double projection de films, sous formats de bobines, qui passèrent jadis de mains à mains afin d’éviter la censure au sein d’une Amérique puritaine. God bless America !

Quelles sont mes impressions d’une telle exposition ? Je vous répondsIMG_20170902_094842_736 en développant ces trois aspects précis et qui sont l’originalité de ladite exposition, la beauté des oeuvres exposées et  des thématiques inhérentes dans chacune des salles dédiées à cette exposition. Je dois dire à mon grand regret, et même si il m’est aisé de comprendre l’importance de préserver les droits d’auteurs, qu’il m’a été dans l’impossibilité de prendre des clichés de manière directe des oeuvres. Ce qui ne m’a guère empêché de réaliser soit des prises de vue d’ensemble ou encore des gros plans de certaines parties des oeuvres afin d’éviter tout manquement professionnel à l’égard des artistes qui ont participé à une telle exposition.

En ce qui concerne l’originalité d’une telle exposition, force m’est de constater qu’elle ne manque pas de panache. En effet, tout y est réalisé pour permettre aux nombreux visiteurs tant de sexe masculin que de sexe féminin de se sentir véritablement à l’aise en parcourant les cinq salles. Celles-ci ont d’ailleurs la particularité de monter d’un cran dans le degré, est-ce le bon terme à utiliser ?, de perversion sexuelle. Par exemple, la douceur de la licorne y est présentée à l’entrée alors que  la salle dédiée au sadomasochisme se trouve bien loin. Enfin, c’est là mon humble impression. Comme disent si bien les Suisses ;  » je dis çà ou je ne dis rien. »

IMG_20170902_094729_207Pour ce qui est de la beauté des oeuvres, elle y est présente en chacune d’entre elles. Tantôt, on y voit des oeuvres à caractères plutôt classiques et d’autrefois, la liberté de création se trouve accrue de manière, si j’ose m’exprimer ainsi, exponentielle. Chose étrange, et Dieu merci je ne suis pas le seul à avoir remarqué un certain élément, la présence d’oeuvres où le sexe masculin est présenté dans toute sa splendeur est quasi absente. Ce qui n’a guère exclu la chance incroyable de déceler quelques oeuvres dignes de mention parmi les créations exposées. Je pense notamment à une oeuvre précise où l’artiste semble s’être inspiré de l’image du bouc de Lucifer pour le réaliser. Qui plus est le phallus y est présenté avec grand soin.

Finalement, la thématiqueIMG_20170902_095000_017 des salles est aussi un élément qui a rendu ma visité tout à fait agréable. Que de richesses artistiques ! Que de créations aussi fantastiques les unes que les autres ! Quelle variété dans les oeuvres choisies !  D’ailleurs, et c’est là une preuve que la sexualité peut devenir une source incroyable d’inspiration, tout objet semble pouvoir devenir une interprétation d’une sexualité plus ou moins débridée ou tout simplement, disons-le avec honnêteté, hors normes ou encore sortie des sentiers battus. Autre preuve que la sexualité est à la base de nombreuses interrogations à la fois d’ordre morale et d’ordre de l’éthique non seulement propres à chaque époque mais aussi à chacun d’entre nous. En passant, je me suis quelque peu amusé en m’imaginant voir Sigmund Freud analyser chacune de ces oeuvres en essayant de comprendre le fonctionnement de pensées de leurs auteurs lors de leurs créations et, pourquoi pas ?, des réactions des personnes présentes à cette exposition. Bien évidemment votre humble serviteur ne fait pas exception à la règle.

IMG_20170902_065924_583En résumé, il est vrai que cette journée est loin d’être comme les autres. En effet, partir de Québec en autocar pour assister à une telle exposition et revenir dans la nuit relève d’une véritable passion pour la nudité sous toutes ses formes. Certes, j’y ai trouvé de véritables chefs-d’oeuvres dignes de mention. J’y ai aussi fait la rencontre de personnes réellement uniques dans leurs façons d’aborder et, par ricochet de vivre leurs sexualité et d’affronter leur nudité. Mais au-delà ces faits, le plus important c’est de constater jusqu’à tel point les libertés de conscience, d’expression et de circulation constituent le fondement d’une véritable société libre et démocratique. Qui plus est ! Sexualité et liberté vont de pairs dans les méandres de l’histoire.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Attends-moi !

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Photo : Rick B. from Germany http://rickb500.deviantart.com/art/Getting-a-hot-night-tonight-695334663 et livret artistique :  http://rickb500.deviantart.com/art/Marmor-The-Book-511759556

Attends-moi !

 

Ô ma chérie,

Ce que tu es belle,

Tu es cette merveille,

Quand gentiment tu souries.

 

Ô mon amour,

J’ai tellement envie de toi,

Te faire l’amour met mon cœur en émoi,

En toi je veux être ! En toi, je veux connaître ce jour.

 

Un, deux, trois…

Et quatre, j’arrive ma chérie !

Cinq, six, sept… je reprends enfin vie

Dans ce lit interdit je veux être ton valet et ton roi.

 

T’offrir ma semence,

M’amène au seuil de la démence,

Être dans tes reins ! Voilà les portes de la folie.

Dis-moi oui ! Dis-moi oui ! Je t’en conjure, je t’en supplie.

 

T’attendre !

Est un véritable calvaire !

Un supplice digne de tous les enfers,

Laisse-moi te caresser la peau de ta joue si tendre.

 

Ô ma beauté, aie pitié !

Être avec toi dans ce lit nuptial,

C’est le rêve qui hante mes nuits brutales,

Te rendre hommage ! C’est ce que je désire pour l’éternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

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Canada

Sacré cœur : Source de vie et d’espoir en chacun de nous ; un hommage à mon père ( Une analyse théologique )

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Sacré cœur :

Source de vie et d’espoir en chacun de nous ;

Un hommage à mon père

( Une analyse théologique )

 

Depuis la nuit des temps les hommes se sont questionnés sur les multiples facettes qui composent la vie. D’ailleurs, les expériences de l’existence humaine auxquelles nous sommes tous confrontés sont si nombreuses qu’il me paraît illusoire de tenter de les énumérer même si certaines d’entre elles peuvent sembler être d’une injustice flagrante à notre endroit. Je pense notamment à la maladie, à la pauvreté et à la perte de personnes chères à nos yeux. Qui d’entre nous n’a pas vécu à un moment donné de sa vie des situations où tout lui paraissait injuste, voire absurde, tellement sa souffrance l’accablait ? C’est un fait, aucun d’entre nous n’y échappe. C’est là le lot de l’humanité, et ce peu importe les époques.

Plusieurs questions apparaissent au fil des événements auxquels nous sommes confrontés. Parmi celles-ci ; devrions-nous nous révolter ou tout simplement abdiquer ? Serait-il plutôt à notre avantage de se relever et de porter sa croix de manière libre et pleinement conscients vis-à-vis à son propre destin ? C’est un fait indéniable ! Oui, nous avons le choix de parcourir ou non la route plus ou moins sinueuse qui se dresse devant nous. Oui, nous avons également l’option de se fermer les yeux et de faire comme si rien était. Or, dans ce cas-ci, le seul résultat possible est un appauvrissement au sein de son être, voire ici de son âme, qui l’amènera inexorablement dans les profondeurs de l’Enfer. Un Enfer où il nous sera impossible d’en sortir étant donné le vide qui nous entourera et qui nous étouffera sans ménagement. Est-il utile de vous rappeler qu’il n’y a pas pire vide que celui provoqué par l’absence d’amour ? Et où se trouve la véritable source d’Amour, basé sur une pureté sans égale et à peine concevable pour le commun des mortels, sinon en Dieu seul ?

Voilà pourquoi l’image dite « du Sacré-Cœur », une des images qui possèdent une sacralité hors du commun au sein même des grandes églises chrétiennes telles que l’église catholique, anglicane et les églises orthodoxes, revêt une importance indispensable auprès de votre humble serviteur. Et pour causes ! Prendre la position du Christ sur la croix, et de surcroit entièrement nu, ne se fait pas sans raison.

En effet, cela embrasse un symbolisme qui unit à la perfection l’être humain au caractère divin qui l’habite, lui octroyant ainsi un aspect sacré. Une sacralité qui nous rappelle que nous sommes tous et toutes sensibles face à la souffrance, la nôtre et celle que l’on éprouve par la compassion ou l’empathie à l’égard des gens que nous pouvons rencontrer dans nos vies. Est-il utile de vous dire que nos souffrances et nos limites peuvent en maintes occasions nous rapprocher de nos frères et de nos sœurs en cette humanité ? D’ailleurs, une telle photo renferme plusieurs caractères liés à la sacralité.

En premier lieu, la posture reflète en elle-même tout le respect dû à la fois à la nudité totale de mon corps, voire ici la partie dite « profane », et l’allusion directe du Christ mourant sur la croix afin de racheter, voire ici la partie « sacrée », l’humanité de ses péchés tel qu’enseigné selon la théologie chrétienne toutes dénominations confondues. Croyez-moi sur parole ! La décision de prendre une telle position est apparue en mon esprit aussi subitement, je dirais même un peu à la blague de manière presque miraculeuse, que la voix du Christ qui interpela l’apôtre Paul sur le chemin de Damas lors de ses démarches de persécutions contre les premiers chrétiens.

En deuxième lieu, une telle photo contient plusieurs éléments qui se rapportent au Christ souffrant sur la croix. Je pense, entre autres, aux quelques cicatrices qui se démarquent sur mon thorax. Cela ne vous rappelle-t-il pas cette grande et noble vérité : Qui d’entre nous n’a pas ses propres cicatrices, visibles ou non à l’œil nu, que l’existence lui a infligées suite à des expériences plus ou moins douloureuses lesquelles laissèrent des blessures au cours de la vie ? D’ailleurs, une de mes cicatrices se situe exactement au niveau de mon … cœur. Fait étonnant quand je pense au titre même de l’exposition tirée de cette photo : Sacré-Cœur.

En troisième lieu, la nudité qui y est présentée l’est tout de même de manière tout à fait sereine et dépourvue, Dieu merci, de fausse pudeur. Particularités que je qualifierais de rarissimes où la nudité est malheureusement exhibée sous forme de marchandise au sein de la grande majorité des médias de masse, en particuliers les sites pornographiques mais pas seulement. Une telle sérénité démontre une fois de plus qu’il ne peut y avoir, en aucun temps et en aucune façon, de honte à l’égard de ce que nous sommes au plus profond de soi. Voilà pourquoi, et c’est là mon opinion et rien d’autre, nous avons tous nos limites, nos barrières et nos infirmités parfois psychologiques et parfois physiques, qui peuvent se transformer en un catalyseur de force incroyable à la condition sine qua none que le désir de se surpasser est présent en soi. Quoi de plus fort que de voir au-delà de nos premiers regards sur soi ? Quoi de plus magnifique, voire extraordinaire et même parfois mystique, de faire la découverte d’une puissance insoupçonnée cachée au plus profond de nous ? C’est ainsi, prenez-le à titre d’un simple exemple, que l’absence de mes mains n’empêche pas de les imaginer clouées sur une croix. Il y en va de même pour le commun des mortels puisque voir au-delà du premier coup d’œil peut être le début d’une nouvelle vie, voire même d’une résurrection.

L’absence de fausse pudeur démontre aussi de manière claire et sans ambiguïté que la nudité possède également une sacralité qui lui est propre. Ma masculinité, admettons-le bien visible, nous rappelle que le Christ était avant toute chose un homme vivant dans un corps mortel au sein d’une communauté ayant ses règles et ses codes de conduites sans oublier sa foi en un livre où le récit d’Adam et d’Ève qui ont été créés nus occupe une place prépondérante dans le récit, avouons-le modestement, hautement symbolique du début de l’histoire de l’humanité. Là encore, la nudité des deux protagonistes est empreinte d’une grande pureté tout en reconnaissant de manière subtile, par le désir du Créateur de les voir féconds et prospères, que la sexualité leur est un droit inaliénable.

Enfin, le dernier point que je souhaite aborder dans ce texte concerne l’élément le plus crucial sur cette photo. Il s’agit de ne jamais craindre de tomber puisque cela est propre à chacun d’entre nous. Un vieil adage affirme avec raison que ce n’est pas le nombre de fois que nous tombons qui importe le plus mais bien celui où nous nous relevons afin de poursuivre notre route jour après jour jusqu’à la victoire finale, celle où nous allons découvrir le sens véritable de notre existence. Rien de plus facile que de tomber, mais rien de plus ardu de prendre sa croix et se relever !

Mon père m’a déjà raconté qu’il avait décidé de me montrer à marcher afin de faire mentir les plus sombres pronostics de certains médecins à mon endroit. C’est ainsi qu’il m’avait placé à l’extrémité du couloir de la maison familiale alors qu’il se tenait à l’autre extrémité. Il m’ordonna de venir vers lui debout et non pas à genoux comme j’étais habitué de le faire. C’est après ma troisième chute que j’ai eu assez de force pour me tenir debout et d’aller ainsi vers mon père et, fait intéressant, de n’avoir plus jamais rampé du reste de ma tendre enfance. Cela ne vous rappelle-t-il pas un certain récit des évangiles ? Le Christ a tombé trois fois avant d’être cloué sur la croix afin de revenir sous une forme totalement différente après sa résurrection. J’ai aussi tombé trois fois mais en bout de ligne cela a permis à mon père de m’aider à découvrir le monde qui s’ouvrait désormais devant moi. Or, un tel événement a eu lieu à la même heure où la célébration eucharistique était célébrée en ce dimanche. Comme quoi la foi transporte des montagnes. Merci papa ! Merci mon Dieu !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pour toi, je suis à genoux

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Pour toi, je suis à genoux

 

Devant cette foule qui me dévisage sans arrêt,

Mes pensées vont vers toi peu importe là où tu es,

De mon corps nu, rien de leurs yeux ne leur sera caché,

Car toute ma fierté se trouve dans cette chaire si blessée.

 

Le vide en moi me consume avec grande avidité,

M’imprégnant de sa force herculéenne et de sa rapidité,

Puis, sans aucune retenue, je décide simplement de m’abandonner,

De laisser aller ce sang bouillant parcourir ces veines telle une randonnée.

 

Masculinité tellement proche des dieux,

Legs que me firent mes lointains et nobles aïeux,

Et que je garderai pour celle qui a touché mon cœur,

Cette vierge et blanche terre où règne un royaume sans peur.

 

Je ressens ces vibrations indices de la vie au plus profond de mon intimité,

Avec courage, volonté et sérénité, je suis parvenu à me dompter,

Faisant le néant, là où règne une paix céleste, autour de moi,

Car de mon corps vigoureux j’ai décidé d’en être le roi.

 

Et de ma si belle virilité elle te sera réservée à jamais,

Car mon souhait c’est de te prouver combien je te respectais.

Point de honte d’être un homme véritable en ce monde si exécrable,

Mais grand honneur de savoir agir avec noblesse et de toujours en être capable.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

De belles retrouvailles !

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De belles retrouvailles !

Bon début de semaine tout le monde,

Comment allez-vous ? Comment s’est passé votre week-end ? Avez-vous pratiqué des activités qui vous passionnent ou bien êtes-vous simplement resté bien au chaud loin de cette grisaille qui accable le Québec depuis quelques jours ? Si vous restez dans un pays ou le soleil est votre quotidien, sachez qu’un bon nombre de mes citoyens, moi le premier d’entre eux, vous envient de vivre dans une pareille situation. Vous êtes bénis par les dieux. Sachez-le !

new-image13Revenons maintenant aux choses sérieuses ! Je désire partager avec vous mon expérience vécue mercredi le 15 février au sein de l’école d’arts et d’animation de l’U.Q.A.T. satellite Montréal. Toutefois, c’est davantage l’aspect humain qui sera au cœur du présent article sans omettre certains côtés d’ordre plutôt technique. Bien entendu, l’aspect humain est la pierre d’angle de tout mon travail en tant que modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers où mes services y sont requis, mais il est aussi impératif de posséder un bon répertoire de poses lequel peut être assisté par une bonne imagination servant à s’adapter au public qui assiste à mes prestations. Bref, vous vous doutez bien qu’il s’agit là d’un travail de longue haleine et où il n’y a peu de place à l’erreur. N’ayez crainte ! L’erreur est humaine et comme les gens pour qui je pose nu le sont également, une compréhension mutuelle est toujours possible. Après tout nul est parfait en ce monde si imparfait.

J’ai pris l’habitude d’arriver une ou deux journées dans la ville où ont lieu mesnew-image26 prestations afin d’une part, me familiariser avec les lieux ou bien d’y redécouvrir des endroits qui ne m’étaient pas tellement connus jusqu’à ce jour et, d’autre part, y trouver une quelconque source d’inspiration pouvant servir lors de mes poses devant le groupe pour lequel mes services sont sollicités. En effet, il est pour moi plus que nécessaire de m’imprégner de ce qui anime la ville où se trouve l’école d’arts afin de ressentir tout ce qui l’anime, la fait vivre et, parfois, ce qui peut l’émouvoir. Rappelons-nous que chaque ville possède une âme qui lui est spécifique laquelle est, un peu à l’image du « Leviathan » du philosophe Thomas Hobbes, formée de la multitude des gens qui la compose.

cropped-new-image8.jpgC’est ainsi qu’il m’est possible de me faire une petite idée de ce que je pourrai ou non offrir comme poses. C’est un fait que mes positions seront différentes si elles sont faites devant un groupe d’étudiants en arts sous la supervision de leur professeure que si elles sont accomplies devant un groupe de gens disons-le franchement plus avancés en âge. Ce qui est tout à fait normal. N’est-ce pas ?! Après tout, il s’agit de faire preuve de ce que l’on appelle au Québec du « gros bon sens ».

En ce qui concerne ma prestation de nudité artistique qui a eu lieu mercredi le 15new-image7 février au 8e étage de l’édifice situé sur la rue John F. Kennedy où se trouvent les locaux du département satellite de l’U.Q.A.T. à Montréal, force m’est d’admettre que l’ensemble s’est très bien déroulé. L’accueil que me firent madame D.-H, et ses élèves, leur ouverture d’esprit et la belle entente qui régnait dans le local prévu pour ma prestation ont été sans contredit des éléments positifs au bon déroulement du cours. Toutefois, une question me turlupine l’esprit depuis mon retour à Québec et elle se rapporte à savoir si vous connaissez en quoi consiste un tel déroulement. D’ailleurs, sachez que le déroulement des séances auxquelles je participe peuvent sensiblement être différentes les unes des autres. Tout doit être adapté au milieu environnant. Ne pas en tenir compte risque de mettre dans l’embarras l’ensemble des participants. C’est là un principe à toujours retenir en tout temps et en chaque lieu.

new-image8J’ai donc décidé de vous présenter de manière certes sommaire en quoi peut bien consister le déroulement d’une séance de nudité artistique où mon public-cible est composé d’étudiants et d’étudiantes en arts, et ce sous l’œil attentif de leur professeure dévouée en ce mercredi 15 février. Il est important de retenir que tout est fait avec un respect de part et d’autre et que la recherche de l’excellence est le fondement même de notre séance. Voilà pourquoi une longue série d’échanges entre la professeure et moi-même a été faite bien avant notre rencontre afin d’un côté, connaître le temps de travail qui sera requis pour la journée et d’un autre côté, les thèmes susceptibles d’intéresser les élèves qui seront présents en cette occasion. Savoir où l’on va, du moins en avoir une petite idée, est un avantage indéniable dans un tel domaine.

new-image5Mon arrivé pour la séance a toujours lieu environ une demi-heure avant le début. Ce qui nous permet à la professeure et à votre humble serviteur d’établir les derniers points à retenir pour ma prestation. C’est ainsi que plusieurs informations sur le groupe m’est fourni afin de pouvoir m’adapter aux élèves qui porteront leurs regards sur ma nudité absolue qui leur est offerte avec une grande générosité. Qui plus est ! Un local est prévu pour que je puisse me préparer, ce qui signifie que je dois y enlever mes vêtements et me recouvrir de ma robe de chambre rouge et veiller à ne rien oublier pour les heures à venir. Il va de soi que, si cela s’avère utile, la professeure peut donner un coup de mains pour enlever mes vêtements. N’oublions pas que le temps alloué pour ma disposition est tout de même assez limité.

Une fois bien préparé, je suis invité par la professeure à l’accompagner au local oùnew-image4 les élèves m’attendent avec hâte afin de pouvoir travailler avec un modèle qui possède un savoir-faire indéniable dans le nu artistique. Que dois-je faire dès les premiers instants où mes pieds foulent ce lieu d’apprentissage ? Vous l’avez sans doute deviné, j’opte pour faire une présentation brève mais essentielle de ma personne mais aussi de mon parcours dans ce domaine auprès des élèves. C’est ainsi que je les réconforte de ma situation physique en leur démontrant qu’en premier lieu, je suis là pour les aider à se perfectionner dans leurs champs d’étude et, en second lieu, que nous sommes des êtres humains ayant tous besoin les uns des l’autre pour vivre. Par conséquent, la gêne n’a aucune raison d’être en ce lieu. Aider et apprendre avec un souci total de respect ! Voilà les seuls motifs de ma présence en leur sein.

new-image12Le thème central que votre humble serviteur a voulu présenter aux élèves présents au cours se rapportait aux arts martiaux dont j’ai eu la chance de pratiquer pendant de nombreuses années au sein de l’une des plus grandes fédérations de karaté au Québec. C’est ainsi que j’ai eu l’idée d’utiliser avec l’accord de la professeure un de mes katanas, sabres japonais propres aux samouraïs, dans quelques-unes de mes poses. Les élèves ont semblé avoir apprécié une telle option de ma part puisque plusieurs des plus beaux dessins ont été faits durant ces poses. Après tout, un art est un art qu’il soit martial ou bien académique. Le dessin qui vous est présenté ci-dessus prouve la véracité de mes propos. Toutes mes félicitations à son auteur.

Il va de soi que l’improvisation est toujours de mise lors de mes séances de nuditénew-image6 artistique. Ceci favorise une originalité presque sans limite chez les élèves à la recherche de créativité. C’est ainsi que la professeure adepte d’équitation et passionnée par les chevaux a amené quelques accessoires servant à ses démonstrations lors de spectacle où elle y participe en tant que cavalière et une musicienne accomplie. À mon plus grand plaisir, certains des accessoires m’ont bien fait rire puisqu’ils ont suscité en moi quelques remarques qui ont amusé, voire épaté, la galerie. Je pense, à titre d’exemples, au violon et à la cravache dont le premier a réussi à tenir sur mon épaule tout en jouant quelques notes, fausses soit dit en passant, et le second qui m’a amené à poser la question, avec bien entendu une pointe d’humour, à la professeure si je devais mimer une scène du célèbre film du nom de « cinquante nuance de gris ». Ceci a bien amusé les élèves en salle.

new-image11Une chose doit absolument être retenue de mes prestations artistiques surtout lorsqu’elles ont lieu devant un groupe d’étudiants et d’étudiantes en arts de premier cycle universitaire. Rester soi-même en tout temps est un pré requis à la bonne marche des séances et ce peu importe ce qui peut arriver. Je pense à une anecdote qui est arrivée durant le cours. En effet, cela faisait déjà plusieurs minutes que le cours était déjà commencé lorsqu’une élève arriva en retard et entra en salle afin de prendre une des rares places encore disponibles. Elle devait passer devant l’estrade où je me trouvais et ses yeux étaient à égalité avec une partie de mon anatomie que je crois être inutile de vous expliquer de quoi il s’agit. Je me rappelle avec un certain amusement du regard furtif qu’elle porta à cet endroit précis tout en poursuivant son chemin jusqu’à sa place avec un petit sourire au coin de ses lèvres et des joues bien rouges . J’ai fait exactement comme si rien avait eu lieu. Et pourquoi donc ? La réponse est simple : c’est parce qu’en effet rien de grave ou de répréhensible n’avait eu lieu. Nous étions simplement des êtres humains avec des capacités et des limites présents en un lieu précis. Devrions-nous alors faire abstraction du caractère propre à notre appartenance sexuelle ? Bien sûr que non ! Ici, l’essentiel est de garder en mémoire que l’apprentissage de l’art était la pierre angulaire de notre présence en salle.

En résumé, cette journée a été une occasion formidable de renouer avec une vision, que je qualifierais volontiers, d’académique sans pour autant omettre l’aspect humain propre à toute séance de nudité artistique digne de ce nom. Oui, ce furent vraiment de très belles retrouvailles qui ont enrichi non seulement votre humble serviteur, mais aussi les élèves qui sont venus assister le cours. Au plaisir de les revoir un de ces jours !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Avec la bénédiction de Sophie Durocher

Bonjour tout le monde,

Il me fait plaisir de partager avec vous un article paru dans l’un des plus grands quotidiens du Québec concernant les propos de la chroniqueuse Sophie Durocher. Toutefois, j’ai cru bon de retransmettre la totalité de mon email que je lui ai fait parvenir aujourd’hui même afin de lui demander l’autorisation de publier au sein de mon blogue artistique l’intégralité de ses propos. Elle a eu l’amabilité d’accepter ma requête. Je lui en serai toujours reconnaissant.

Madame Durocher,

C’est toujours avec plaisir que je lis le plus régulièrement possible votre chronique dans le Journal de Québec et force est d’admettre que vous avez entièrement raison concernant votre dernier texte sur l’influence plus que néfaste des mouvements religieux extrémistes, en l’occurrence l’Islam radical, dans différentes sphères d’activités au sein de notre société. Tout comme vous, j’adore le nu artistique en y incluant ce qui peut être choquant à première vue. D’ailleurs, le domaine artistique est le milieu par excellence de la provocation.

Je suis moi-même l‘un des rares modèles nus vivant avec un handicap physique dit apparent, situation causée par la thalidomide, au Canada. Croyez-moi! J’ai affronté en maintes occasions des murs lors de mes débuts en ce domaine. Pourtant, j’ai réussi à faire mes preuves et à devenir un modèle nu très respecté non seulement au Québec mais aussi outre-frontière dans un domaine, avouons-le, quelque peu spécial. Oui, je suis fier de mon physique lequel possède une histoire qui lui est bien particulière, vous ne pouvez pas vous l’imaginer jusqu’à tel point. Oui, je suis fier de ma masculinité alors que pendant très longtemps, l’image de l’homme vivant avec un handicap physique était perçue comme angélique. Qui dit ange, qui asexuel! C’est souvent encore le lot pour bien des hommes et des femmes vivant avec un handicap physique de nos jours.

Ce qui est loin d’être mon cas. Qui plus est! J’assume pleinement ma masculinité et ma virilité lors des séances de nu auxquelles je participe. Cela fait maintenant plus de quatre ans que je pose nu pour des artistes tant professionnels qu’amateurs ou bien pour des écoles d’art tant à Québec, mon lieu de résidence, qu’à Montréal et même en différents endroits dans la province. (Je serai bientôt à Grand-Mère pour une séance devant plus de 25 participants-es.) Jamais il ne m’est venu l’idée de soustraire mes parties intimes de la vue des participants-es présents-es durant les séances. Toutefois, je crains qu’effectivement la pudibonderie revient en force dans notre société et ce, sous l’influence plus que considérable des mouvements religieux radicaux.

Merci infiniment pour votre excellent texte que j’ai vraiment aimé lire. Ceci écrit, me donnez-vous la permission de publier votre texte au sein de mon blogue artistique dédié à ma passion en tant que modèle nu, à la poésie et à la photographie? Je respecterai votre décision advenant un refus de votre part.

Portez-vous bien!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Et voici sa réponse:

Bonjour.

Vous avez ma bénédiction.

Merci de votre témoignage et bonne route.

Sd

Voici donc le texte en question:

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Cachez ce pénis que je ne saurais voir

Êtes-vous allé voir l’exposition consacrée au photographe Robert Mapplethorpe au Musée des beaux-arts?

On y voit des photos superbes de fleurs, des portraits de Richard Gere­­ ou Patti Smith, mais aussi des nus… assez crus.

Dans une section X, pour adultes avertis, on peut voir un poing rentré dans un orifice, des scènes sado-maso ou une scène d’urophagie (vous irez voir dans le dictionnaire pour la définition).

Je suis très contente que l’on montre librement ces œuvres, parfois dérangeantes. Mais je me demande combien de temps encore on va pouvoir montrer ce type d’œuvres sans qu’elles soient censurées… pour des raisons religieuses.

UNE BURQA SUR L’ART

Au moment même où l’expo Mapplethorpe rassemble les foules au MBA, à Québec se tiennent­­ les audiences au sujet du projet de loi 62 sur la neutralité religieuse.

C’est l’occasion d’apprendre ce qui se passe en douce au Québec­­.

Catherine Harel-Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal, a relaté à La Presse différents accommodements exigés dans les écoles.

«Il est arrivé que des parents refusent­­ que leur enfant suive le cours de musique, pour un motif religieux. Certaines sorties au musée sont aussi parfois problématiques­­».

«Comment tranchez-vous quand il s’agit de cours de musique ou de sorties au musée?», lui demande la journaliste.

«Au musée, en faisant en sorte que le travail demandé ne porte pas sur un nu, par exemple.»

Je n’en reviens pas que cette information n’ait pas provoqué plus de réactions! On va escamoter tout un pan de l’histoire de l’art parce que ça fait de la peine à des ultra-religieux qui capotent quand une femme montre ses épaules?

On s’entend que certaines des plus belles œuvres d’art représentent des nus, que ce soit la Vénus de Milo ou le David de Michel-Ange.

On s’entend: je n’ai pas emmené mon fils de huit ans voir des photos de Mapplethorpe avec de gros plans de pénis en érection.

Mais je serais furieuse d’apprendre qu’à l’occasion d’une sortie scolaire­­, on évite les salles où l’on expose des seins en marbre, des ventres peints par Matisse ou des pénis sculptés par Rodin.

DE L’ART OBSCÈNE ?

Dans l’expo du MBA, une salle est consacrée au procès pour «obscénité» intenté contre le Musée d’art contemporain de Cincinnati, à cause­­ d’une expo consacrée à Mapplethorpe. C’était en 1990.

En 26 ans, on a fait du chemin puisque, à Montréal, personne ne s’évanouit en voyant des pénis en érection photographiés en gros plan.

Robert Mapplethorpe disait: «J’ai essayé de juxtaposer une fleur, puis une photo de sexe, puis un portrait, de façon à ce qu’on puisse voir qu’il s’agit de la même chose».

J’ai peur qu’un jour, à force de vouloir faire plaisir à tout le monde, à force de s’écraser devant les bigots religieux, on en finisse par oublier à quel point le corps humain est une splendeur.

Je n’ai pas envie que les nus du MBA soient cachés sous une burqa.

Sophie Durocher

 

 

 

Les fesses

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Séance de nudité érotique réalisée à Montréal

Les fesses

Bonjour tout le monde,

J’ai décidé de rédiger un article sur un sujet bien particulier au sein de mon blogue artistique. Un sujet qui risque, je le souhaite de tout mon cœur, de vous faire sourire. Un sourire qui va peut-être illuminer cette journée d’automne. Une journée grise qui nous rappelle que la nature a déjà commencé son processus de sommeil en prévision de l’hiver. Devrions-nous prendre exemple sur la nature afin de prendre un certain recul, tel un sommeil bienfaiteur et réparateur tant pour notre âme que pour notre corps, sur bon nombre de nos préoccupations futiles et vaines qui gâchent notre quotidien? Je le crois, après maintes réflexions, que cela peut s’avérer être une source de quiétude face aux événements qui nous arrivent au cours de nos existences bien éphémères. Là encore, il ne s’agit que de mon humble opinion. Rien de plus.

Bref, cet article portera sur un sujet peu abordé dans mon blogue. Il s’agit donc d’une partie bien précise de notre anatomie. Serait-ce sur les yeux, le nez, le menton, les coudes ou bien encore les pieds et alouette ? Non, vous n’y êtes pas dutight_end_by_aricephoto_thumb.jpg tout. J’ai opté pour discuter avec vous sur cette partie souvent malmenée dans les médias de masse, surtout dans un certain domaine où la sexualité y est présentée comme de la vulgaire marchandise. Vous avez sans doute deviné que je fais référence à la pornographie. Une mise en garde! Jamais ce blogue ne présentera d’article avec une connotation porno. Tout au plus, certaines publications à tendance érotique y seront montrées. Rien de plus! La recherche de l’excellence est la pierre angulaire sur laquelle je bâtirai mon blogue et les portes de la vulgarité ne prévaudront point contre lui. Amen!

WP_20150307_018-3_thumb.jpgLes fesses ont de tout temps occupé une place de choix dans le monde de la  nudité artistique. Et pour cause! Elles possèdent toutes des courbes qui leurs sont particulières. Je pourrais même ajouter qu’il y a autant de formes de fesses qu’il y a d’individus sur terre. Tantôt décriées sur l’autel de la pseudo moralité ! Tantôt jalousées par ceux et celles qui envient leurs propriétaires ! Tantôt prises pour cibles dans certaines chansons grivoises ! Les fesses ne laissent certes personnes dans l’indifférence totale.

Oui, les fesses constituent sans aucun doute une partie agréable à dessiner, àWP_20150307_018-4_thumb.jpg peindre et, dans le cas du body painting, à colorer. D’ailleurs, les oeuvres les plus remarquables réalisés par plusieurs artistes de renom nous présentent cette partie du corps humain. Une représentation qui est, Dieu merci, loin d’être malsaine. Bien au contraire ! Leur savoir-faire en la matière, si je peux m’exprimer ainsi, ne fait que de leur rendre justice.

WP_20150307_030_thumb.jpgEn ce qui me concerne, je me rappelle très bien d’une expérience fort agréable lors d’une séance de nudité artistique qui a eu lieu aux ateliers de dessins à « La Fabrique », école d’arts située à quelques minutes de bus de chez-moi à Québec. En effet, ayant posé nu devant un groupe d’artistes amateurs, j’y ai découvris à tel point mes fesses étaient belles et agréables à regarder. Un regard où le respect est tout de même de mise en pareilles circonstances.

À vrai dire, je m’étais exclamé en disant, si ma mémoire est bonne ceci: « Mais, j’ai vraiment de belles fesses. » Ce à quoi une femme présente à cette séance m’a répondu que mes fesses sont tout simplement magnifiques à dessiner. Croyez-moi sur parole que cela m’a fait un petit velours.

Merci de m’avoir lu et, surtout, soyez fiers de vos fesses!

Portez-vous bien.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada