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Ses mains

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Réalisation photo par Priscilla Vaillancourt

Ses mains

 

J’ai deux questions à vous poser,

Y répondre avec honnêteté veuillez essayer,

Comment peut-on qualifier ce qu’est un être humain?

À quoi peut-on le reconnaître face à tant de différents destins?

 

Devant l’histoire, je vois tant d’illusions,

Que j’en perds tant mon espoir et que ma raison,

Devant tant de guerres sanguinaires et d’horribles conflits,

Pour lesquels gens à leurs dieux sourds et aveugles sans cesse prient.

 

En revoyant les témoignages de nobles femmes,

Que les églises chrétiennes condamnèrent à périr dans les flammes,

Pour avoir percé de leur volonté les précieux mystères de Dame nature,

Afin de guérir les pauvres et les indigents trouvés sur les routes avec un cœur pur.

 

Doit-on être de la bonne couleur?

Doit-on éviter à tout prix de faire peur?

Doit-on parler la bonne langue avoir une seule pensée?

Pour en tant humain en être à jamais et pour toujours qualifié?

 

À bien y penser je me suis définitivement trompé,

Car à vrai dire, j’ai en moi tant de choses à vous demander.

Mais, il y en a une que me tend de sa queue le diable appelé Le Malin :

Faut-il pour être un homme avoir en son corps ses jambes et ses mains?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Comme un tout

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Réalisation photo par Priscilla Vaillancourt

Comme un tout

Bonjour tout le monde,

IMG_0726J’ai décidé en cette fin de samedi 16 novembre de rédiger cet article dont le sujet pourra vous sembler étrange, surtout si vous êtes parmi mes plus fidèles abonnés, et qui consiste à répondre à une problématique dans toute démarche de séance photo. Cette problématique, après l’avoir épurée de tout superflu, se résume à ceci : Que cherchons-nous à poser lors d’une séance dans laquelle la nudité est une composante majeure lors des réalisations photographiques ? C’est là une problématique qui sous-tend à elle seule trois autres questions non seulement d’ordre technique mais aussi d’ordre moral et éthique.

En premier lieu, que peut-on faire avec ce que l’on a àIMG_0702 notre disposition ? En effet, il serait presque utopique de réaliser une œuvre photographique digne de mention avec un appareil photo de qualité bien ordinaire tout en ayant peu d’expérience dans le domaine. Ce qui est d’autant plus le cas lorsque les thématiques de travail nécessitent un travail analytique de longue haleine. Quoiqu’il en soit, force est d’admettre qu’il existe des réalisations où les résultats ont largement dépassé les attentes. Comme quoi tout est possible en ce monde.

IMG_0710En deuxième lieu, bien que tout soit possible nous amène à résoudre cette énigme : tout est-il utile ? Possibilité et utilité sont deux représentations souvent, mais pas dans tous les cas, contradictoires. Dans le cas présent, tout dépend du type d’objet d’étude envisagé lors de la séance notamment là où la présence d’un modèle vivant est requise. Ici, une chose doit être claire : Chaque partie de l’anatomie du modèle possède la même valeur, la même perspective artistique et la même fonction, que je qualifierais d’académique, pendant tout le processus de sélection. Un fait indéniable : la prise de photos, le choix des poses prises par le modèle vivant et les choix entre les résultats retenus ou bien refusés ainsi que ce qui est accepté comme travail final ont en commun de faire partie d’un développement technique ou la prise de décision joue un rôle capital et ce, à chaque instant.

En dernier lieu, qui dit prise de décision fait IMG_0715référence à un éthique de travail laquelle fait également référence au respect de la moralité. En effet, le concept d’éthique de travail et celui de moralité vont de pairs, en particuliers lorsque la nudité est un outil de travail important à l’occasion d’une séance photo. Quelques précisions tant sur l’éthique de travail que sur la moralité doivent ici se faire afin de saisir la nuance fondamentale entre les deux.

Tout d’abord, chaque participant doit impérativement accepter de jouer le rôle qui lui est dévolu souvent bien longtemps avant le jour de la rencontre. Un rôle qui leur est expliqué en bonne et due forme. Et à titre informatif, un document d’ordre légal doit être signé par les parties concernées afin d’éviter tout imbroglio judiciaire. Il est à retenir qu’une telle procédure est mise en vigueur dans chacune des écoles d’arts ou votre humble serviteur a eu l’opportunité de travailler en tant que modèle vivant.

Séance photo UQAC le 27 octobre 2019 1BisEnsuite, le respect des lois en vigueur dans le pays ou la séance photo a lieu doit être la pierre fondamentale tant dès la conception du projet sous forme d’idées jusqu’à la réalisation finale et sa présentation sur tous les supports visuels imaginables. Bref, on fait tout ce qu’on désire dans ce qui est permis mais on s’abstient en tout temps et en tous lieux de le faire lorsque cela est formellement interdit par les lois en vigueur. Ce qui est à mes yeux tout à fait normal.

Enfin, le fait de posséder une éthique de travail enSéance photo UQAC le 27 octobre 2019 5 commun est un élément essentiel pour prévenir tout conflit entre les participants. Dans le cas présent, tout comme dans l’ensemble des rapports sociaux, la liberté de l’un cesse là où débute celle de l’autre. J’ignore si vous l’avez noté mais la notion même de liberté est l’élément-clé qui définit à la fois la responsabilité et le droit inhérent à chacun. Autrement dit, nous ne pouvons pas avoir de droit s’il n’y a pas de responsabilité qui nous incombe. Et quoi de mieux que de définir en quoi consiste la notion même de liberté pour éclairer, telle une lanterne dans les profondeurs des abysses infernales, l’homme doué de raison?

IMG_0718En résumé, nous cherchons à définir une séance photo de nudité artistique comme étant un tout. Un tout qui inclut les aspects éthiques de travail, les notions morales véhiculées au sein de la société et le respect des différents cadres légaux qui souvent en découlent. Cela se réfère à chacune des étapes allant de l’apparition d’une idée jusqu’à sa concrétisation. Parfois, il est formidable qu’une idée soit tirée du néant alors que dans d’autres cas, voire en des circonstances politico-sociales, il est de loin préférable qu’elle y reste. Les cas où les artistes désireux de dénoncer un régime dictatorial et finirent leurs jours dans des camps de travaux forcés en sont de parfaits exemples. N’est-ce pas ?

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un peu de provocation

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Petite réflexion personnelle

Un peu de provocation

Bonjour tout le monde

J’espère que vous allez bien et que vos préparatifs pour affronter l’hiver vont bon train. Pour ma part, je m’y prépare tranquillement tout en m’occupant de ma belle Princesse Goldy. Qui plus est! Je ferai en sorte que mon séjour, quoique bref, à Chicoutimi se passe bien.

En effet, vous savez probablement que je serai modèle nu pour une étudiante en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi pour une séance photo qui aura lieu ce dimanche en après-midi. Une séance photo pour laquelle je donnerai le meilleur de moi-même.

Trois raisons majeures m’incitent à donner tout ce que je pourrai dans le cadre d’une telle activité. En premier lieu, avoir la pleine et entière confiance de la part d’une étudiante en arts visuels pour un projet qui lui tient à cœur est un facteur important dans ma volonté de donner mon plein potentiel. En deuxième lieu, ce sera ma première séance photo avec une photographe dans le cadre de ses études universitaires. Être à la hauteur de ses attentes est pour moi d’une importance capitale.

En dernier lieu, le thème de ladite séance photo est à mes yeux fort émouvant surtout si je tiens compte de ma situation physique. Voir un corps masculin avec un handicap physique visible lequel est présenté de manière respectueuse et sans sensationnalisme est plutôt, admettons-le, rarissime de nos jours.

Cela m’amène à aborder un sujet peu développé dans mon blogue dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi que de manière occasionnelle à des réflexions personnelles sur divers sujets.

Parfois, j’ai bien écrit « parfois », la provocation peut être un outil susceptible à susciter des débats au sein de la société. Je pense en l’occurrence à certaines œuvres d’art qui sont devenus des témoins de l’histoire. Des témoins qui ont forcé les gens à voir la réalité d’une manière que je qualifierais de plus humaine. Qui a été capable de rester de marbre devant une œuvre d’art, quelque soit le support, qui dénonce les atrocités de la guerre? Poser la réponse, c’est aussi y répondre.

Personnellement, je sais bien que certaines de mes publications au sein de mon blogue ont pu surprendre mes abonnés. C’est là, un risque inhérent à publier ses écrits. Cela en a même été le cas de certains de mes poèmes. Bon! J’assume ce que j’ai fait jusqu’à présent et je le ferai de nouveau si c’était à refaire.

Mais attention! Provoquer simplement par plaisir est selon moi d’une stupidité exécrable. D’ailleurs, j’ai remarqué que plusieurs pseudo artistes, notamment des humoristes, adorent provoquer en allant même jusqu’à l’obscénité. Pour moi, je n’ai toujours pas compris pourquoi certains humoristes se contentent d’être dans la voie de la médiocrité.

Enfin bref, on peut être provocant. Mais si on le fait, il est préférable de le faire avec un bon goût. Et comme on dit si bien au Québec, la modération a bien meilleur goût.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le sens professionnel y sera

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Le sens professionnel y sera

Bonjour tout le monde,

Veuillez me pardonner si mes publications d’articlesOLYMPUS DIGITAL CAMERA au sein de mon blogue artistique se font un peu moins souvent que d’habitude. Vous comprendrez sans aucun doute que je profite le plus possible du temps magnifique qu’il y a dans la belle région de Québec. Que ça fait du bien tant pour le corps que pour le moral. En effet, après avoir vécu la pire saison hivernale de toute ma vie, le beau temps actuel est un pur délice pour votre humble serviteur.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOr, l’opportunité d’être modèle nu peut s’offrir aussi bien en période de vacances estivales que pour n’importe telle autre période de l’année. Ma passion pour cet art est toujours vivante en moi. Une passion qui se maintient notamment par l’entremise de mes compositions de poèmes inspirés de nombreuses réalisations photographiques faites par mes amis Rick B., et de G.B d’Allemagne. Des réalisations dignes d’être appelées de véritables chefs d’œuvres. Il en est ainsi de l’apport plus que considérable des dessinateurs de la Mère-Patrie qui est la France et j’ai nommé Eri Kel et Noble Roro.

Comme vous le savez sans doute déjà, je serai modèleOLYMPUS DIGITAL CAMERA nu pour une séance de nudité artistique qui aura lieu dans le parc de la Jacques-Cartier lundi le 8 juillet prochain. Une séance tout à fait unique en son genre puisqu’une charmante dame de Québec y assistera à la fois en tant qu’aide et en tant que témoin-étudiante. En effet, elle y sera pour veiller à mon confort en répondant aux moindres de mes besoins essentiels telles que boissons et nourritures tout en étant une élève de la photographe. Cette dernière veillera à lui enseigner les rudiments de l’art de la photo du nu. Il va sans dire que la participation active et tant attendue de Phylactère constitue la pièce maîtresse de ladite séance.

13978301_1219563208068549_1040932141_oJe profiterai de cet événement pour obtenir l’opinion de Phylactère afin de résoudre de nombreuses problématiques à propos de cet art millénaire qu’est le nu artistique. Les réponses serviront ultérieurement à rédiger des articles au sein de mon blogue. Serait-ce un article par réponse ? Serait-ce une série de questions liées à une thématique plus globale ? Quelles questions seront jugées pertinentes et quelles autres ne le seront pas selon Phylactère ? Ces trois possibilités seront à définir tant pendant qu’après ladite séance. Là encore, tout est possible. Seul l’avenir me le dira.

Quoiqu’il en soit, une chose est certaine. Le sensOLYMPUS DIGITAL CAMERA professionnel y sera du début jusqu’à la fin de la séance. J’ajouterais même que les préliminaires ont débuté depuis quelques temps déjà puisqu’une planification méticuleuse est en cours, et ce dès le printemps. Rien ne doit être laissé au hasard, surtout lorsque la nudité est au centre d’un tel projet d’envergure. Il suffit d’une seule fausse note, d’une mésentente aussi minime puisse-t-elle être ou encore d’un angle de travail mal planifié pour qu’un tel travail de longue haleine soit raté.

Chose que je n’accepterai jamais.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une très belle journée à la fois patriotique et artistique

Une très belle journée à la fois patriotique et artistique

Bonjour tout le monde,

IMG_20190623_130735J’espère que vous allez bien et que votre début de saison estivale se déroule selon vos attentes. Pour ma part, j’ai eu la chance de vivre une célébration tant patriotique qu’artistique haut en couleurs. En effet, je suis allé assister aux activités de la St-Jean-Baptiste, communément appelé Fête nationale du Québec depuis 1977 dans ma belle province, ce dimanche 23 juin. Et, je dois dire que j’ai été agréablement surpris à maints égards.

Tout d’abord, je dois avouer que je suis à la foisIMG_20190623_101419 patriotique et nationaliste. J’aime autant la terre où je suis né que l’ensemble du peuple qui y vit depuis des générations. Le peuple québécois est fier de ses racines tout en étant tourné vers l’avenir. C’est aussi un peuple attaché à ses principes tout en étant ouvert à la différence et au respect d’autrui. Un respect qui doit aller dans les deux sens. Un peuple qui désire garder sa culture, sa langue et ses traditions lesquelles ont pour fondement la recherche de la paix. À ce sujet, saviez-vous que le Québec est l’une des rares nations, peut-être même la seule, où l’amour est la pierre d’angle de l’œuvre de son auteur ? Un auteur natif de la même région que votre humble serviteur qu’est la côte-nord et j’ai nommé Gilles Vigneault.

Bref, cette journée revêt pour moi une importance capitale en tant que membre de la seule nation francophone en Amérique qui possède ses institutions politiques et ses principaux leviers économiques tout en promouvant la beauté de la langue française.

IMG_20190623_143401Ensuite, les festivités auxquelles j’ai assisté m’ont permis de découvrir un trio musical aux talents formidables. À vrai dire, cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu des chansons aussi bien jouées par des artistes de Québec. Des voix féminines sublimes, des chansons chantées de manière à la fois simple et remplie de chaleur humaine, le tout accompagné très sobrement. Le résultat a été fort respectable. J’ignore si vous le saviez, mais je ne rate jamais l’occasion de discuter avec les artistes quand ces derniers veuillent bien m’accorder quelques minutes de leur précieux temps. C’est ainsi que j’ai eu la chance de rencontrer les membres féminins du trio musical connu sous le nom de Barbara Tempête tout de suite après leur spectacle.

Quelle belle chaleur humaine qui se dégage dans lesIMG_20190623_153018 yeux de ces charmantes dames ! Quelle gentillesse qui se manifeste dans chacune de leurs paroles et quelle courtoisie sublime qui s’exprime dans leur attention qu’elles eurent envers votre humble serviteur ! À vrai dire, ce fut l’un de mes plus beaux moments de la journée. J’ai tellement aimé leur prestation que je profite de cet instant pour vous présenter une vidéo réalisée par ce trio au sein même de mon blogue artistique dédiée à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi que par un phénomène de ricochet aux découvertes que je fais dans ma vie. Une vie remplie de belles surprises.

IMG_20190623_160847Enfin, comment puis-je passer sous silence la présence formidable d’un trio féminin d’origine amérindienne, plus précisément de la nation huronne-wendat, qui vit dans la grande région de Québec ? Est-il utile de vous expliquer que sans l’aide inestimable des amérindiens la présence du peuple québécois aurait été léguée aux oubliettes de l’histoire ? En effet, ils ont été présents à chaque fois où les canadiens-français, le nom que nos ancêtres portaient fièrement, avaient besoin d’eux. D’ailleurs, les relations entre les québécois et les amérindiens vivant sur les terres qui allèrent devenir le Québec ont été plutôt positives. On ne peut pas en dire autant des relations amérindiennes et de l’envahisseur britannique. Mais, c’est une autre histoire.

La prestation de ce trio huron-wendat a été faite sousIMG_20190623_161032-ANIMATION la forme de danses traditionnelles. Non seulement, la foule présente a eu droit à un petit cours de spiritualité amérindienne mais elle a eu l’opportunité de participer elle-même à l’une de ces danses. Je dois lever mon chapeau pour ces dames costumées en habits traditionnels aux couleurs flamboyantes et qui ont su maintenir l’attention des gens présents sur les lieux. Ce fut pour moi un moment inoubliable car, rappelons-le, je suis originaire de la ville de Sept-Îles où vit deux importantes communautés amérindiennes.

Je vous remercie de votre attention et bonne fête nationale aux Québécoises et aux Québécois tant de souche que d’adoption.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Figé dans le temps

Figé dans le temps
Dessin réalisé à la faculté des arts visuels de l’U.Q.A.C.

Figé dans le temps

 

Bras tendrement croisés,
Jambes délicatement pliées,
Regard dirigé posément vers le néant,
Posé là et ne craignant rien assurément.

 

Entendant les crayons danser sur le papier,
Sur le papier tellement excité de perdre sa virginité,
Voyant les artistes faire quelques pas par-ci et d’autres par-là,
Jetant des coups d’œil à gauche, puis à droite, en haut puis en bas.

 

Tenir ferme ma position,
Tel un soldat fidèle à son bataillon,
Ne bougeant pas d’un poil, ni d’un battement de cils.
À moins de contempler l’espace d’un moment une jolie fille.

 

Telle une statue de l’Antiquité,
Immobile sur son socle depuis une éternité,
Semblable à une lointaine et mystérieuse divinité,
Découverte par des gens de la vie tellement dégoûtés.

 

Je ne connais point ni péché ni vertu,
Car de ce corps inerte, tout a disparu.
Tant ses pensées pures ou impures moururent
Dès l’instant où les gens, ordre de se taire, ils reçurent.

 

Figé sur son modeste coussin,
Ayant de son attitude pris en main,
Figé dans le temps ! Figé dans le présent !
Qu’est-ce le temps pour celui disparaîtra inévitablement ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La reprise est pour bientôt

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La reprise est pour bientôt

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon coeur que le déroulement du mois de mars vous soit profitable. Pour ma part, je dois avouer qu’il est de loin au-delà de mes espérances. En effet, j’ai eu de nombreuses belles surprises depuis le début de ce mois. Qui plus est ! La guérison de mon bras, blessé à la suite de ma mésaventure vécue à Matane, va bon train. Bref, la vie semble prendre un chemin plutôt positif.

IMG_20181114_211125 (1)Quoi de mieux ? Me diriez-vous. Eh bien, j’ai le bonheur de vous annoncer que la reprise de mes activités en tant que modèle vivant (nu intégral) reprendra dès le début du mois d’avril au sein du département des arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi, connu sous le sigle de l’U.Q.A.C., où j’ai déjà eu la chance d’y exercer ma passion. En effet, une des responsables a eu l’amabilité de m’informer que la première séance de nudité artistique pour le mois prochain me sera réservée. Une séance que je promets d’être à la hauteur des attentes des personnes qui y seront présentes.

Cela me fait réellement plaisir de constater que la46485624_10156103895412523_6533465196537577472_o reprise de mes activités dans le domaine de la nudité artistique se déroule plus vite de ce que à quoi je m’attendais. À vrai dire, je doutais au fil du temps de pouvoir reprendre de telles activités et ce, pour deux raisons majeures. En premier lieu, ma convalescence a grugé le début de l’année 2019. Ce qui correspond à une période où les modèles sont souvent sollicités dans les écoles d’art et les ateliers en prévision des sessions académiques. En second lieu, mes inquiétudes allèrent grandissant lors de mon hospitalisation prolongée. Allais-je être apte à reprendre mes poses de manière satisfaisante ? De plus, une hospitalisation est loin d’être agréable surtout pendant la période des fêtes. Bon ! J’ai passé à travers cette épreuve, tout de même minime, avec une  grande détermination.

IMG_20181114_212055 (1)Quelques mots concernant ma première séance de nudité artistique me semblent être essentiels afin de vous expliquer la raison de ma joie de retourner poser au sein de ce département. Tout d’abord, j’y ai fait la connaissance d’élèves qui possèdent des talents indéniables dans le domaine du dessin. Des élèves qui, à ma grande surprise, sont pour la plupart d’entre eux, originaires d’Europe. Ensuite, le simple fait que mes services soient requis pour une autre séance démontre que l’on fait confiance une fois encore à mon professionnalisme. À vrai dire, c’est pour moi un honneur qu’une telle chose puisse m’arriver en début de printemps. Enfin, la reprise professionnelle au sein de cette activité me donne l’occasion de voyager un peu partout au Québec. J’en profite alors pour visiter les endroits susceptibles de m’intéresser et, pourquoi pas? de rédiger des articles au sein de mon blogue consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie.

Fait à noter ! Je tenterai de profiter de mon séjour à Saguenay pour aller faire un tour au C.E.G.E.P, collège d’enseignement général et professionnel, de Jonquière pour y retrouver la photo d’une personne qui était présente durant une bonne partie de mon enfance mais que la vie m’a arraché à la suite d’un événement qui a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la ville de Sept-Îles, du Québec et de ma famille au mois de mai 1972. Le fait de découvrir sa photo sera pour votre humble serviteur une source d’une joie immense.

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La douleur

 

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Dessin réalisé lors de ma dernière prestation de nudité artistique en date du 15 septembre 2018 à Montréal

La douleur

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous et que la fin de la saison hivernale vous soit agréable. Pour ma part, je dois avouer qu’elle a été parsemée de surprises en tout genre, mais plus particulièrement sur un trait auquel je ne m’y attendais absolument pas. Un trait qui concerne la vision que l’être humain a d’une part, de ce qui l’entoure et d’autre part, de lui-même.

On parle souvent dans les médias sociaux d’amour, de romance, d’aventures parfumées à l’eau de rose et de bien d’autres sujets aussi légers les uns que les autres. Malheureusement, un sujet semble avoir été occulté par l’ensemble des médias de masse. Et, si on en parle, c’est souvent pour saluer la manière héroïque dont certaines personnes ont du l’affronter au cours de leurs vies. De quoi s’agit-il exactement ? Cela se résume en un seul mot : douleur.

Mais qu’en est-il vraiment ? Je parle ici de celle qui est présentée par les grands quotidiens, celle qu’on subit et que bien involontairement on peut faire subir aux autres et, bien entendu, celle que l’on s’inflige à soi-même. Il y a autant de types de douleur qu’il y a des gens sur cette terre. 

Il y a aussi la douleur que l’on éprouve dans des circonstances bien précises de notre existence tels que, à titre d’exemple, la maladie, les handicaps physiques ou mentales, les peines d’amour et la perte d’un être cher. Il y a aussi la douleur qui se manifeste lors d’un mauvais souvenir qui nous vient à l’esprit. Bref, vous vous doutez sûrement que la liste de tout ce qui en est la cause est presque infinie.

Pour ma part, je peux dire que la douleur et moi-même nous nous connaissons très bien puisque nous nous sommes côtoyés en maintes reprises au cours de ma vie. Une vie parsemée d’éléments parfois agréables et parfois qui le sont moins. Je pense notamment à celles causées par mes prothèses, à mes nombreuses opérations subies durant mon enfance, à celles liées par l’assassinat de mon frère aîné en 1972 et par l’image véhiculée dans un journal de sensation alors que je n’étais qu’un gamin âgé de 11 ans en 1973. Toutefois, est-il utile de mentionner les douleurs, les souffrances et les épreuves des gens que je côtoie en ce moment même dans un centre de réadaptation physique où je suis hospitalisé depuis déjà quelques jours ? Bref, je n’ose pas trop me plaindre de mon sort.

Il y a aussi celui de mon image corporelle que je ne peux en aucun cas négliger. Comment les autres le voient-ils ? En particulier les membres de la gente féminine ? Fait intéressant à noter, et à ce que plusieurs d’entre elles m’ont affirmé, la manière dont je me présente en ayant aucun complexe rend possibles les liens amicaux avec mes pairs. Par ailleurs, c’est souvent ce que l’on croit percevoir chez autrui qui nous blesse et non pas la réalité en tant que tel.

Je pense à un exemple bien particulier pour illustrer de tels propos. En effet, c’est un peu comme si on m’attachait en ayant les yeux bandés dans un salon de massage érotique lors d’une séance sadomasochisme. Toutes les filles y seraient pour me voir souffrir et me faire souffrir. Mais, ici une question fondamentale se pose d’emblée. Qui leur permet d’agir de la sorte? Celui qui écrit ces lignes et nul autre que lui-même. Il en est ainsi dans de nombreux domaines de la vie. Les domaines amoureux, de travail et de famille en sont des exemples parfaits.

C’est un fait indéniable : L’individu est plus souvent qu’autrement l’instigateur de son malheur. N’allez pas croire que je réfute l’idée qu’il y a aussi de causes extérieures à notre souffrance. Les gens qui sont en services internes dans le centre de réadaptation où je suis n’ont certes pas choisi de vivre leurs situations souvent d’une gravité rarissime. Ce qui n’empêche pas que dans bien des cas nous-mêmes qui donnons à autrui la clé de tout ce qui nous détruit.

On peut, à l’instar de mon image précédemment montrée, avoir les yeux bandés afin d’éviter de voir la réalité. Mais, qu’on le veuille ou pas, c’est la réalité qui nous rattrape. Que pouvons-nous alors faire ? Je répondrais simplement à cette question par deux solutions certes drastiques, mais d’une efficacité éprouvée. En premier lieu, faire face à cette réalité et d’agir en conséquence, c’est-à-dire de prendre les moyens qui s’imposent et de foncer sans arrêt. Autrement dit,  » prendre le taureau par les cornes « . En second lieu, de faire sortir toutes formes de négativité dans notre vie. Ceci peut aller de se séparer de gens qui aspirent notre énergie jusqu’à faire un choix des lieux où nous avons l’habitude d’aller. Quels types de personnes nous enrichissent vraiment ? Quels genres de lieux peuvent favoriser une meilleure harmonie entre d’une part, nos valeurs les plus précieuses et d’autre part, les activités qui sont susceptibles de nous faire évoluer sur la route du bonheur véritable ? Ce sont-là quelques exemples où le négativisme peut être extirpé de notre vie.

Je vous souhaite en ce début du mois de février de trouver réellement ce qui vous convient pour votre plus grand bonheur. C’est, je crois, le meilleur souhait que l’on peut faire envers notre prochain. N’est-ce pas ?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec

Trois en moi

Photo par Mélanie Dufresne Juillet 2018

Trois en moi

« Je suis trois en moi. En moi, nous sommes trois. Mais qui sont-ils ? Au fond, qui suis-je ? Voici donc ces trois « moi » qui me définissent si bien. Il s’agit de ma propre réflexion. Libre à vous de partager ou pas mon idée.

Tout d’abord, il y a le « moi de mon enfance » qui disparaît lors de la traversé du désert de mon adolescence. Une traversé parsemée de questions sans réponses et des réponses qui n’ont jamais trouvé leurs questions.

Ensuite, il y a celui du « moi perpétuel », c’est-à-dire celui qui est et qui sans cesse se détruit et se reconstruit au gré des jours, des événements, des espoirs brisés et des rêves inaccomplis sans oublier les grandes et petites joies de la vie.

Enfin, il y a « Ce moi » qui ne sera jamais : celui des remords, des regrets et des fantasmes inassouvis. « Ce moi » qui dérange le plus car il surgira au pied du lit lorsque mon heure de quitter ce monde arrivera. « Ce moi » apparaîtra devant l’être charnel que je suis en me posant cette ultime interrogation : Qu’aurais-tu aimé être réellement ?

Dans le fond, nous sommes tous et toutes un peu ce troisième « moi », celui que nous ne serons jamais. Pourquoi alors avoir tant de regrets ? Que nous sert-il tous ces remords ? En quoi la réalisation de nos fantasmes nous aurait rendu heureux ? C’est un pensez-y bien ! »

De

RollandJr St Gelais de Québec

Le moment venu

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Photo par Phylactère

 

Le moment venu

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je suis dans mes derniers préparatifs pour mon cours séjour en Gaspésie où j’aurai la chance de passer quelques jours en la période des fêtes de Noël pour ensuite revenir à Québec afin d’accompagner mon ami pour les festivités du Jour de l’An. Cela fait beaucoup de chemin à parcourir en très peu de temps. Or, du temps ne se compte pas pour ce qui est de passer quelques bons moments avec ceux et celles que l’on aime.

OLYMPUS DIGITAL CAMERACeci m’amène à vous parler d’un aspect un peu spécial au sein de ce présent article. À vrai dire, je désire répondre à une question existentialiste au sein de ma vie. Quel horizon vois-je lorsque je regarde le chemin franchi au cours de ma vie actuelle ? Je dirais que mon chemin ressemble beaucoup à une grande ville dans laquelle j’y ai rencontré des gens de tout acabit allant de formidables à moins, disons-le, glorieux. J’y ai expérimenté toutes sortes d’apprentissage allant des plus honorables jusqu’à beaucoup moins. Il y a certes eu des faits qui m’ont fait rire et d’autres pas. Sans oublier le bien que, je le souhaite ardemment, j’ai pu accomplir sans oublier les erreurs qui, je ne peux revenir en arrière, ont sûrement peiné bien des gens que j’ai aimés. Ainsi va la vie !

Il y a des quelques fois où je réfléchis sur le sens même de ma vie. Qu’ai-je donc raté ? Où aurais-je pu mieux faire ? Quels choix aurais-je du réaliser ou bien aurais-je du éviter ? Pourquoi ai-je choisi telle route au lieu d’une autre ? Que de questions ! Des questions à choix multiples où les réponses sont aussi valables les unes que les autres.

Il y a tout de même des éléments qui m’ont façonné deOLYMPUS DIGITAL CAMERA manière que je qualifierais d’indélébile. Je pense, à titres d’exemples, aux faits d’avoir été séparé de ma famille dès les premières années de mon enfance, à l’assassinat de l’aîné de la famille dans des circonstances  liées à l’histoire du Québec en 1972, d’avoir été présenté telle une bête de cirque dans un journal à sensation et ce, à l’âge de 10 ans sans oublier d’avoir été utilisé telle de la vulgaire marchandise par un bureau d’avocats (1) sans, élément important à retenir, n’avoir reçu la protection à  laquelle  je m’attendais de mes parents. Faut-il spécifier qu’ils ont été induits en erreur par ledit bureau d’avocats ?

À bien y penser, ce sont peut-être ces éléments qui expliquent en bonne partie ce que je suis devenu au plus profond de mon être. Fort heureusement, et j’en suis plus que persuadé, ma passion en tant que modèle vivant pour des écoles d’arts, mon amour de la poésie en lien direct avec mon respect pour la langue française et mon intérêt particulier pour la photo sans omettre mon tempérament de mélomane ont fait de moi une personne loin d’être mauvaise.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAToutefois, et je terminerai cette missive sur ce point, l’élément fondamental qui anime tout ce que je suis est nul autre que ma foi en Dieu. Oui, je suis pleinement conscient de mes faiblesses, de mes erreurs, de mes réussites, de mes capacités et de bien d’autres choses. Cependant, tout ce que je souhaite de tout mon cœur, de toute mon âme et de toute ma personne, c’est qu’il soit présent dans ma vie. Un peu à l’image de la modeste chapelle Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception où je me rends pour assister à la célébration eucharistique le dimanche lorsque je me rends à Montréal dans le cadre de mes activités artistiques. Les lumières de la métropole du Québec peuvent briller autant qu’elles le veuillent. La modeste croix au-dessus de la chapelle saura bien me faire signe le moment venu.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) Je me rappelle très bien où j’ai été forcé de me déshabiller dans le bureau d’avocats sans que l’on me demande un seul instant mon avis sur ce fait.