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La vie est un éternel combat.

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La photo présentée ci-dessus est de mon ami et collaborateur RickB. photographe. Lien DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Avis aux intéressés !
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

La vie est un éternel combat.

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je dois avouer que tout baigne pour moi. En effet, votre humble serviteur a de très beaux projets en prévision du début du mois de décembre prochain à l’occasion d’un petit séjour qui aura lieu à Montréal. D’ailleurs, je profiterai de mon périple pour visiter quelques endroits de la métropole du Québec et même assister à un match des Canadiens de Montréal au Centre Bell. Ce sera ma deuxième visite à ce haut-lieu où la sainte-flanelle se produit contre les équipes rivales de la ligue nationale de hockey. Oui, la fin de l’année s’annonce riche en couleurs malgré la grisaille de l’automne.

Tiens ! Ceci m’amène à développer sur une thématique qui est loin d’être méconnue : lutter pour vivre, pour survivre et pour faire sa propre place au sein de l’existence humaine. Ceci peut vous paraître bizarre de lire un tel article au sein de mon blogue consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie. Pourtant, un tel sujet y est fort approprié. Croyez-moi sur parole ! Une chose est sûre dans mon cheminement personnel aussi bien en tant que modèle vivant (nu intégral) que durant les différentes étapes de ma vie. Rien a été facile. Mais rassurez-vous ! Je sais fort bien que nous avons tous et toutes nos collines et, parfois même, nos montagnes à gravir au cours de notre existence ici-bas.

Je ne peux nier le fait que ce ne fut pas une mince tâche857518 de percer dans le domaine de la nudité artistique, avec parfois une connotation érotique*, où l’image de la perfection corporelle est présentée comme étant la norme de la réalité. J’ai même eu droit à des commentaires déplacés à mon endroit lorsque j’avais appliqué à certains lieux où les modèles vivants étaient de plus en plus recherchés.  » Tant pis pour eux, moi, je continue de foncer  » m’étais-je sans cesse dit.

Comme disait si bien Jésus de Nazareth :  » Nul n’est prophète en son pays.  » C’est par l’entremise d’une charmante jeune dame que j’ai pu faire la rencontre d’un artiste-peintre professionnel à Montréal lequel m’a enseigné les rudiments de la pose nue. Des rudiments que j’ai pu exercer le soir même où une séance avait eu lieu entre lui, moi et la charmante jeune dame. Une séance qui allait bouleverser ma vie à tout jamais.

Ceci écrit, une telle expérience a été fort profitable pour votre humble serviteur. En effet, j’ai pu me faire connaître de fil en aiguille au sein même du milieu artistique où ma notoriété dans ce domaine n’a pas cessé de grandir. Par exemple, je ne m’attendais jamais poser nu pour des grandes écoles d’arts, des ateliers où des artistes-peintres de renommé internationale allèrent être présents, ni de poser nu en duo en quelques occasions avec des modèles féminins de grand renom.

11235251_676422929152119_142811643_oToutefois, je dois avouer que d’avoir posé nu dans  la position du « Christ sur la croix »* est peut-être ce qui m’a le plus interpellé dans toutes les réalisations que j’ai faites jusqu’à maintenant. En effet, une telle photo a été l’origine d’une série intitulée « Le Sacré-Cœur » où elle occupa une portée hautement symbolique non pas sur la souffrance humaine, mais plutôt sur la combativité de l’Homme* pour réaliser ses rêves, vivre ses idéaux et accomplir son destin. Fait intéressant à retenir ! Ladite photo a été retenue par un magazine britannique comme étant une oeuvre fort remarquable et ne manquant pas d’audace. Comme quoi, tout peut arriver en ce monde.

En résumé, il est vrai que l’on doit trouver sa voie, sa raison d’être, son chemin intérieur et ce, d’une manière que je qualifierais de perpétuelle. Chose étrange ! Nous avons souvent tendance à se placer dans la peau des autres en nous disant ; « Si j’étais à sa place, j’aurais fait ceci au lieu de cela etc. » Mais, nous ne pouvons pas prendre la place de qui que ce soit. C’est à chacun de trouver ce qui le motive, ce qui lui donne le goût de vivre, de se réaliser et de se battre. Car, ne l’oublions pas, …. la vie est un éternel combat.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

* Il ne faut pas croire que ce fut une séance pornographique. En effet, tout a été réalisé de manière à interpeller le côté à la fois émotionnel et interrogatif chez le lecteur. Peut-il avoir de la beauté entre un homme vivant avec un handicap physique et une femme non handicapée qui possède un charme féminin irrésistible lorsque les deux font l’amour ? Peut-il y avoir une quelconque forme de sexualité saine chez les personnes vivant avec un handicap physique ? Peut-il y avoir de la beauté au sein même des photos où un couple fait l’amour ? Ce sont-là des questions émotionnelles visées lors de ladite séance. Une séance où aucun acte strictement sexuel n’a eu lieu.

« Christ sur la croix » : Une telle pose a été faite avec un grand respect à l’égard de ce personnage. N’oubliez pas que je suis catholique et pratiquant.

* Voire Homme comme l’ensemble de l’humanité, et ce depuis la nuit des temps.

Un grand honneur

 

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Un grand honneur !

Bon dimanche tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, tout est magnifique dans ma vie. En effet, j’ai découvert un bon petit restaurant situé tout près de l’église de ma paroisse. Cela est vraiment extraordinaire car, après avoir nourri mon âme de la Parole des Saintes Écritures, je peux satisfaire mon appétit de gourmet, si ce n’est pas plutôt de gourmand. De plus, le petit-déjeuner y est tout à fait succulent et servi par de charmantes jeunes dames. Que puis-je demander de plus en ce monde ?

logo_ccgv_smallerCependant, la cerise sur le sundae consiste à une excellente nouvelle qui me fait plaisir de partager avec vous. En effet, J’ai l’immense privilège de vous informer que j’ai été choisi pour modèle nu au sein d’un atelier qui aura lieu à Montréal le 4 décembre prochain. L’endroit est renommé à Montréal dans le milieu des arts populaires dans la métropole du Québec. D’ailleurs, on m’a informé qu’il y aura entre 20 à 30 artistes amateurs pour cette occasion. C’est vraiment un honneur que l’on me fait en me choisissant en tant que dernier modèle vivant (nu intégral) pour clore la session de l’année 20018.

Qui plus est! Une autre honneur m’a été faite car votre humble serviteur sera le sujet principal d’un reportage qui sera réalisé à cette occasion. Ledit reportage sera publié au sein d’un journal du web. À vrai dire, et pour expliquer plus en détails les raisons d’un tel reportage, ce sera plutôt ma passion en tant que modèle vivant (nu intégral) pour les écoles d’arts et les ateliers en art qui sera présentée au grand public. Un tel reportage se rapportera à deux aspects précis. Il y a d’une part, mon cheminement semi-professionnel dans un milieu où l’aisance face à la nudité et l’acceptation de sa situation physique sont certainement des prérequis de la plus haute importance. Et, d’autre part, le déroulement d’une séance de nudité artistique où je participerai en tant que modèle vivant sera filmé afin d’alimenter . Ce reportage aura donc lieu à la fois sous formes d’enregistrement vidéo et d’interview.

Bref, tout s’annonce très bien au plan artistique dans les semaines à venir.

C’est à suivre …

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Avis aux personnes intéressées habitants dans la région de Montréal.

Pour information :

https://www.ccgv.ca/formation/modele-vivant-ateliers-libres/

Une reine de beauté

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Photo par Allen Henson avec la permission de Emily Bloom

 

Une reine de beauté

Bien le bonjour tout le monde,

Vous savez probablement que je suis passionné par la beauté féminine, surtout celle où la sensualité et l’érotisme sont omniprésentes. Pour moi, la beauté n’est pas et ne sera jamais un péché pas plus que la laideur n’est et ne sera jamais une vertu. Ce sont tout simplement deux réalités propres aux nombreux destins de la vie. Certes, nous avons tous nos critères personnels de ce que la beauté est. Il est bien qu’il en soit ainsi puisque cela nous permet de à la fois d’apprécier à sa juste valeur la diversité. Une diversité qui enrichi la vie d’une manière à laquelle nous ne pourrions, ne fut-ce que partiellement, même pas imaginer.

J’ai la chance extraordinaire de dialoguer en quelques occasions avec des modèles nus féminins en provenance plusieurs pays et dans des domaines divers allant à la pose nue classique jusqu’à la pornographie. Parmi ces modèles féminins, il y en a une qui ressort grandement du lot tant par son charme que par sa beauté exceptionnelle mais également par son expérience dans le milieu du nu artistique.

En effet, Emily Bloom est sans contredit une perle rare qui allie de manière extraordinaire la charme, la beauté, l’apparence de jeunesse et une présentation extraordinaire de la nudité. C’est un fait indéniable qu’elle a réussi à la perfection de faire ressentir chez son auditoire, tant féminin que masculin, un sentiment de reconnaissance que l’érotisme peut encore avoir ses lettres de noblesse dans ce monde où la vulgarité semble régner en maîtresse absolue.

Dernièrement, j’ai fait la découverte d’une photo réalisée avec une optique exceptionnelle sur la perfection corporelle de ce modèle nu qu’est Emily Bloom. Et quand j’écris « une optique exceptionnelle », c’est réellement le cas. De mon point-de-vue, il s’agit d’un véritable chef-d’œuvre photographique. Voyant un tel petit bijou, je n’ai pu m’empêcher de demander à cette charmante jeune dame sa permission d’utiliser ladite photo afin de vous démontrer que parfois l’art de la nudité artistique peut être réaliser par des artistes œuvrant dans des domaines axés davantage sur l’érotisme voire la pornographie. Personnellement, je vois la preuve indéniable que tout peut être fait avec bon goût si la bonne volonté y est présente.

Et quelle a été sa réponse à ma requête ? Hé bien croyez-le ou non, elle a accepté ma requête d’utiliser ladite photo pour que je puisse réaliser le présent article à la condition de donner le crédit au photographe. Ce qui est bien entendu la moindre des choses. Je termine cet article en offrant à Emily Bloom mes sincères remerciements pour avoir acquiescé si favorablement à ma demande. Comme quoi, qui ne risque rien n’a rien.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un mois de septembre prometteur 

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Photo par Mélanie Dufresne

Un mois de septembre prometteur 

Bonjour tout le monde, 

J’espère de tout mon cœur que tout se passe bien pourIMG_0069_edited vous. Pour ma part, je dois avouer que mes espérances sont bien haut de-là tout ce dont je croyais concernant les commentaires positifs sur la séance vécue avec la photographe Mélanie Dufresne de Chambly en Montérégie. En effet, il m’a été rarement donné de recevoir autant de commentaires positifs du grand public depuis que je suis modèle vivant. À part peut-être un reportage à ce sujet dans un hebdomadaire local de la région de Québec voilà déjà quelques années. 

IMG_9812_1_editedLes photos ont eu tellement de succès auprès de mes pairs que j’ai reçu une invitation officielle de la part de l’un des plus grands photographes canadiens dans le double domaine de la nudité artistique et de la pose dite « conventionnelle ». Toutefois, je désire respecter pour le moment son anonymat afin de conserver l’effet de surprise lorsque le moment de publier des articles sur notre expérience commune sera venu. Qui plus est ! Une séance de nudité artistique devra aussi avoir lieu au courant du mois prochain au sein d’un atelier. Une séance qui sera haut en couleurs. C’est le moins que je puisse dire pour l’instant. 

Sous un autre ordre d’idée, un projet de grandeIMG_0074_edited envergure est en voie de concrétisation pour la même période. Un projet qui sera diffusé non seulement sur mon blogue artistique, mais au sein d’un média de masse consacré au milieu dit “underground”. C’est-à-dire un milieu où l’ensemble des sujets tabous au sein de la société y sont développés de manière à la fois respectueuse, approfondie et avec un esprit critique. Trois manières qui ne sont pas au goût du jour si je me fie à ce que l’on retrouve dans la plupart des médias de notre époque. À ce sujet, j’ai eu la chance de discuter avec l’instigateur du projet par voie téléphonique et, dans un souci d’éviter tout débordement, de nombreuses questions furent posées de part et d’autre. Étant donné les réponses plus que satisfaisantes, votre humble serviteur a accepté de participer à un tel projet. Un projet qui sera sans aucun doute une aventure palpitante. 

IMG_0050_editedEn résumé, le mois de septembre promet d’être intéressant. Intéressant puisque d’un côté, il me sera offert d’expérimenter davantage les poses à la fois “conventionnelle » et de nudité artistique alors que d’un autre côté, d’autres regards se développeront sur ma passion de modèle vivant. Je fais référence autant aux regards des personnes impliquées dans les futurs projets que de mon propre regard sur la tournure des événements. Une tournure qui, je le désire ardemment, sera profitable pour celles et ceux qui suivent mes publications. 

Merci pour votre appui. 

Je vous aime. 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Réaliser une pose, faire vivre des émotions

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Votre humble serviteur: RollandJr St-Gelais de Québec

 

Réaliser une pose, faire vivre des émotions

Bonjour tout le monde,

IMG_20180816_154012_529J’espère que vous passez un bel été. Pour ma part, je dois dire que ce fut vraiment très bien. En effet, j’ai eu la chance d’aller voir mon père qui vit dans la belle ville de Matane en Gaspésie, de visiter différents lieux de ma belle province qu’est le Québec, notamment la Montérégie et voir un lieu de culte d’une importance plus que considérable dans l’histoire du premier peuple fondateur du Canada, c’est-à-dire les Canadiens français. Vous avez sans aucun doute deviné qu’il s’agit de la basilique Notre-Dame de Montréal. Une question m’est venue à l’esprit en visitant ce haut lieu de pèlerinage du catholicisme : « Pourquoi un tel endroit suscite-t-il tant d’émotions chez les visiteurs, qu’ils soient de simples touristes ou bien des catholiques voulant faire un acte de dévotion à Notre-Dame? »

Personnellement, j’opterais pour trois causes possibles  qui doivent être présentées en interrelation avec ma  passion de modèle vivant pour des écoles d’arts. Soyez rassurés! Nulle est mon intention de me comparer, ne fut-ce qu’une seconde, avec la splendeur des lieux et encore moins avec la notion de sainteté qui s’y rattache. C’est à mon avis faire preuve de modestie que d’éviter une quelconque comparaison entre mon travail de modèle vivant et l’art présenté en cet endroit. J’oserai pourtant cette comparaison. C’est ce que je vous invite à découvrir maintenant.

En effet, il y a trois causes qui peuvent être mises enIMG_20180817_181059_552 interrelation avec ma passion de modèle vivant. La première étant tout d’abord, l’intention de faire vivre des émotions chez le spectateur. C’est d’ailleurs la principale caractéristique du domaine des arts. Faire vivre des émotions parce que l’être humain vit avant toute chose à la fois grâce et par celles-ci. L’amour, la crainte, l’envie, la peur et bien d’autres font de celui-ci un être doué de raison et qui dépend fondamentalement de ses émotions. De telles émotions si elles ne sont pas analysées, à l’image du tamis qui retient l’ivraie du bon grain de manière à lui éviter tout débordement, risquent tôt ou tard de projeter l’individu vers le côté sombre de son âme. Il peut s’agir d’un individu seul ou d’une collectivité. L’histoire regorge d’exemples qui démontrent la véracité de mes propos.

IMG_20180816_153940_712En ce qui me concerne, l’objectif fondamental recherché est de réussir à faire ressortir une émotion lors de chacune de mes poses réalisées en classe. Une émotion qui se retrouve tant chez votre humble serviteur que chez les étudiantes et les étudiants en arts. Il en est de même pour toutes les personnes avec qui je travaille. Certes, mon corps est loin d’être celui d’un Apollon mais, c’est là où réside sa principale qualité, il possède une histoire qui lui est propre. Une histoire que je tente par tous les moyens mis à ma disposition par les responsables des groupes, de transmettre de façon à la fois humaine et positive. Parfois, certaines occasions suscitent le fou rire au sein des groupes. Ce qui prouve que l’objectif recherché a été atteint.

Ensuite, l’ambiance qui émane des lieux saints estIMG_20180817_180936_371 d’une importance indéniable. Une telle ambiance peut amener le spectateur à se recentrer sur lui-même. N’est-ce pas le rôle des lieux de culte? Amener le pèlerin à faire une introspection avant de poursuivre son chemin? Par ailleurs, le chemin qui se trouve en chacun de nous est souvent jalonné de détours sinueux, parfois cruels, quelques fois agréables et bien souvent insoupçonnés. C’est la rançon de la vie.

Il en est de même de l’endroit où se déroule une séance de nu artistique. C’est-à-dire que l’ambiance doit amener à la réflexion. Un peu comme si les artistes présents, qu’ils soient professionnels ou amateurs, transcendent l’endroit pour se réfugier au plus profond d’eux-mêmes. Quelle est donc leur réflexion? Quelles pensées ont-ils? Que vivent-ils en parcourant leur chemin intérieur? Quel est donc leur jardin secret? Des questions pour lesquelles seuls les artistes possèdent la réponse. Et, croyez-moi sur parole, il est bien qu’il en soit ainsi.

Je me rappelle une anecdote à ce sujet. Voilà plusieurs années, j’ai participé en tant que modèle vivant à un atelier libre. Une participation non planifiée puisque la  modèle qui devait se présenter avait eu un empêchement majeur. Voyant l’occasion et voulant bien faire, j’ai proposé à la responsable mes services. Elle a donc demandé aux artistes présents si cela les dérangerait de prendre pour modèle un homme vivant avec un handicap physique apparent. Ils lui répondirent par la négative. Bon! Je reconnais qu’une telle question m’avait quelque peu indisposé surtout si l’on pense à l’image de tolérance que véhicule le milieu artistique. Cependant, j’ai préféré ne pas en faire un plat puisque ma candidature impromptue a été acceptée.

L’ambiance qui a régné tout au long de ladite séance fut extraordinaire. Je voyais bien par les regards des artistes sur mon corps nu et fragilisé une série de questions, une curiosité légitime et la recherche d’un je-ne-sais-quoi, qu’il y avait un effort de concentration au plus profond d’eux. Une telle concentration fut facilitée par la diffusion d’une douce mélodie durant la séance. Oui, je me suis laisser aller sans aucune retenue.

Oui, j’ai laissé libre court à ma créativité. Oui, j’ai assumé pleinement ma virilité sans gêne mais aussi sans la rechercher. Oui, j’ai été l’être que je suis: un être humain à la fois physique et spirituel. Chose étrange! J’ai ressenti la même ambiance lors de ma visite en ce lieu extraordinaire qu’est Notre-Dame de Montréal et ce, dès les premières notes de la cinquième symphonie de Jean-Sébastien Bach jouée à l’orgue. Ce fut tout simplement angélique.

Enfin, réaliser une pose c’est entreprendre l’émotion vécue dans son instantanéité. Être émotionnellement présent afin de transmettre au spectateur ce que l’on désire donner. Ne l’oublions pas, il s’agit de donner un peu de soi, parfois même de se donner bien au-delà de ce que l’on voulait à première vue. Pour se faire, une intériorisation de nos sentiments est fortement efficace surtout lorsqu’un jeu de mouvements est envisagé particulièrement lors de séances photos.

Ce fut notamment le cas lors de ma dernière séance vécue avec la formidable Phylactère Raina de Montréal.* En effet, la mise en place de mouvements plus ou moins rythmés, coordonnés ou bien recherchés est un élément fort apprécié dans la réalisation des photos. Or, et c’est intéressant à retenir, le résultat final a été tout à fait exceptionnel. Comme quoi, vivre ses émotions sans nécessairement les rechercher est un facteur important dans le domaine du nu artistique. En était-il ainsi lors de la réalisation des œuvres d’arts religieux? J’en suis plus que convaincu. Et vous? Qu’en pensez-vous?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

* Des articles concernant la séance vécue le 14 août dernier avec Phylactère Raina seront publiés prochainement. C’est à ne pas manquer.

Un aspect historique peu développé

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Cacher ce sexe que je ne saurais voir

Un aspect historique peu développé

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. De mon côté, c’est sous une canicule incroyable que je parcours le web à la recherche de sujets susceptibles d’être repris, avec mention des sources, au sein de mon blogue artistique. Une telle recherche est utile pour deux aspects précis.

En premier lieu, rendre ce blogue aussi intéressant que possible en lui accordant une diversité dans ses publications. En second lieu, il s’agit aussi d’une question d’opportunité puisque de tels articles sur la nudité artistique ne sont pas légion en ce monde. Ce qui est déplorable tenant-compte de toute la pornographie qui pollue le web. Comme quoi la noblesse est chose de plus en plus rare en ce monde où le mal a remplacé le bien et la médiocrité prit la place de l’excellence.

Une telle réflexion m’est venue à l’esprit en lisant ce texte dont le sujet est, je l’écris avec un petit sourire aux lèvres, la vision du pénis dans l’art de la Grèce antique. Une Grèce qui a influencé de manière sans équivoque le monde occidental en lui inculquant ses plus belles lettres de noblesse. Une influence qui a aussi une importance plus que considérable dans l’élaboration de la théologie catholique laquelle demeure la pierre angulaire de toutes doctrines chrétiennes dignes de ce nom.

Je vous souhaite une agréable lecture.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

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Pourquoi les héros des statues grecques ont-ils un si petit pénis ?

Par Marion Guyonvarch 

Source : https://www.beauxarts.com/grand-format/pourquoi-les-heros-des-statues-grecques-ont-ils-un-si-petit-penis/

Ce n’est pas la taille qui compte, certes. Il n’empêche que le contraste entre les corps musclés des héros grecs et leurs attributs nous a intrigués. Enquête, parmi les feuilles de vignes, sur une question bien plus profonde qu’il n’y paraît.

Ne mentez pas, vous vous êtes forcément déjà posé cette question. Alors que tous ces magnifiques éphèbes sculptés dans le marbre affichent une musculature impressionnante et des abdominaux en béton, alors qu’ils sont l’image même du corps parfait et de la virilité dans toute sa splendeur, ils ont tous un petit sexe (en tout cas plus petit que la moyenne). Oui tous : que ce soit le Kouros de Kroisos, qui date de l’époque archaïque vers –540, ou le Diadumène du sculpteur Polyclète réalisé au Ve siècle, les statues grecques – et leurs cousines romaines qui les ont prises pour modèle – sont invariablement dotées d’un petit zizi qui semble bien ridicule en comparaison avec leur stature d’Apollon. Aucune n’échappe à la règle. Mais pourquoi diable cette particularité physique ? Les Grecs avaient-ils alors un plus petit sexe qu’aujourd’hui ? Non, évidemment.

La réponse à cet étrange phénomène est bien plus simple : ces statues ne font qu’exprimer sous une forme idéalisée les canons de beauté de leur époque. Dans la civilisation grecque, la nudité est célébrée. « Elle est à la fois héroïque et athlétique », résume Flavien Villard, doctorant en histoire grecque à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et spécialiste des questions de sexualité dans la Grèce antique. Les Grecs font beaucoup de sport, s’entraînent nus, concourent nus. Le fait de se couvrir pour faire du sport est même vu comme une forme de barbarie. Les statues de nus, qui ne sont pas exposées dans les maisons mais en extérieur, ont vocation à célébrer ce culte du corps. « Elles montrent le corps masculin dans toute sa force et sa puissance », confirme Flavien Villard.

Le corps de ces statues est donc sublimé, idéalisé… quitte à tricher un peu ! « Si l’on observe attentivement ces sculptures, on voit par exemple qu’il y a plus d’abdominaux ou moins de côtes que dans l’anatomie réelle, poursuit Flavien Villard. C’est un corps idéal, pas réel qui est représenté. Pour le sexe, c’est la même chose, il est volontairement de plus petite taille que la moyenne et au repos. » Le petit zizi fait donc partie intégrante de l’idéal esthétique de l’époque.

Petit mais costaud

Ce goût pour les petits pénis s’explique par la vision qu’ont les Grecs de la virilité. Dans la civilisation grecque, l’homme doit être rationnel, intelligent, contrôlé, capable de dépasser son animalité. Il est la raison qui domine le désir. « Or, un pénis imposant est vu comme l’indice d’une sexualité exacerbée, d’une personnalité tournée vers le sexe, incapable de contrôler ses pulsions, raconte Flavien Villard. Pour les Grecs, cette frénésie sexuelle, cette dimension animale est un attribut féminin. L’homme, au contraire, doit être dans la maîtrise de soi. » Un sexe au repos, de petite taille, est donc le signe visible qu’on contrôle ses émotions et ses pulsions. Qu’on est un homme, un vrai, civilisé, rationnel, gouverné par son intelligence et sa sagesse et capable de s’investir pour la Cité.

À l’inverse, les gros pénis en érection – ceux-là même que notre société érigent en symbole de la puissance virile aujourd’hui – sont alors réservés aux satyres, aux créatures animales, aux barbares, aux esclaves… Bref, à tous ceux qui ne sont pas civilisés et sont gouvernés par la folie et la luxure.

Pour résumer, un petit pénis est un signe d’intelligence, de contrôle de soi et de virilité. Le dramaturge Aristophane le dit d’ailleurs sans ambages au Ve siècle avant J.-C. dans sa pièce Les Nuées : « Si tu fais ce que je te dis, et si tu y appliques ton intelligence, tu auras toujours la poitrine grasse, le teint clair, les épaules larges, la langue courte, les fesses charnues, le pénis petit. Mais si tu t’attaches à ceux du jour, tu auras tout de suite le teint pâle, les épaules petites, la poitrine resserrée, la langue longue, les fesses petites, les parties fortes, des décrets à n’en plus finir. »

Cet idéal du petit sexe va survivre aux Grecs. Exporté chez les Romains, on le retrouve ensuite à la Renaissance, quand les artistes remettent les canons de l’Antiquité au goût du jour et se réapproprient la nudité (qui avait quasiment disparue au Moyen Âge). Le célèbre David de Michel-Ange, réalisé au tout début du XVIe siècle, a lui aussi un tout petit zizi… Mais même riquiqui, pas question pour l’Église d’accepter de voir les sexes exposés. À partir de 1530, elle oblige à recouvrir d’un voile de pudeur – des feuilles de figuier ou de vigne, déjà utilisées au Moyen Âge dans certaines représentations d’Adam et Ève – les parties génitales des statues et des nus dans les tableaux. Cachez ce (petit) sexe que je ne saurais voir… 

Un sujet tout à fait spécial : Être une strip-teaseuse

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Avec la permission de Sugar Pamela de la France

 

Un sujet tout à fait spécial : Être une strip-teaseuse

Bonjour tout le monde,

31403703_10155647224112523_8906807323364687872_oJ’espère de tout mon cœur que vous allez bien et que les jours printaniers vous réchauffent après avoir passé les longs mois d’hiver. De mon côté, je ne peux pas dire que le temps est au beau fixe puisque dame nature semble vouloir nous faire vivre milles caprices. En effet, après quelques jours de répit où le soleil se pointa le bout de son nez bien timidement, nous voilà au prise avec une vague de froid quasi-sibérien. C’est du jamais vu depuis que votre humble serviteur vit dans la belle ville de Québec. Ce qui fera exactement 20 ans le 1er juillet prochain.

Une telle situation ne m’empêche aucunement de rédiger des articlesIMG_20180419_093920 que ce soit sous formes de poésie ou bien d’essai au sein de mon blogue. Toutefois, force est d’admettre que les entrevues ont été jusqu’à maintenant rarissimes tout au long de mes publications. Quelles en seraient les raisons ? Peur du refus ? Crainte de voir le nom des personnes interviewées terni à jamais ? Un tel élément est très important surtout si l’on tient compte de toutes les fausses images véhiculées dans nos sociétés actuelles à l’égard de la nudité artistique ou érotique. Comment allais-je réussir à dénicher cette perle rare qui accepterait, sans pression de ma part, de collaborer à une entrevue sur le monde d’une nudité à mi-chemin entre l’art et l’érotisme ? Or, c’est avec une chance inouïe et avec de la persévérance que votre humble serviteur a pu trouver une telle perle au sein même de mes amies et modèles nues sur le réseau social Facebook.

C’est ainsi qu’une amie sur Facebook elle-même strip-teaseuse a accepté de répondre à l’ensemble de mes questions lesquelles furent longuement analysées afin de garder une ligne de conduite propre à la nudité de manière saine et honorable. En effet, la ligne est d’une extrême minceur entre la présentation noble et un voyeurisme. Il n’était pas question d’entrer dans ce jeu afin de préserver la pureté artistique si particulier à mon blogue artistique qui est, selon bien des personnes, un véritable joyau sur le web.

31681598_1618648754916529_8395882510663286784_nVoilà que Sugar Pamela, son nom d’artiste, se prêta avec une amabilité à mon endroit. Tout d’abord, je vous dirais qu’elle a su garder une articulation très prononcée sur chacun des thèmes que nous avons discutés. Une articulation qui prouve de manière indéniable qu’elle est à la fois une femme très intelligente et qui sait ce qu’elle fait et surtout qu’elle sait ce qu’elle ne fera jamais dans un corps de métier où abondent les pires préjugés envers ceux et celles qui le pratiquent. C’est ainsi qu’il est impératif à ses yeux de garder un contrôle absolu sur tout ce qu’elle fait lors de ses prestations. Il n’est nullement question pour elle de se laisser prendre en photos pendant qu’elle pose nue sur scène. D’autant plus que tout peut arriver dans ce milieu et que, fait important à retenir, sa mère est la seule à connaître sa véritable profession.

Ensuite, rien est laissé au hasard pour élaborer ses nombreuses31789479_1621564811291590_6668655751809990656_n chorégraphiques sur la balustrade. Voilà pourquoi il lui est impératif de posséder une santé quasi à toute épreuve pour éviter l’apparition de blessures causées par des accidents. De plus, elle met en pratique ce dicton “un esprit sain dans un corps sain.” Drogue ? Alcool ? Produits néfastes pour la santé tant de l’âme que du physique ? Elle leur a fermé la porte depuis belle lurette. Enfin, tout ce qui doit être fait pour conserver une bonne santé corporelle est réalisé de manière méticuleuse. C’est ainsi que manger sereinement va de soi tout en ayant un souci de son hygiène personnel. Ce qui inclus dans le cas présent épilation et douches régulières.

N’allez pas croire qu’elle ignore ce qu’est la pudeur. En effet, ce n’est pas le fait d’être nue qui lui importe vraiment mais davantage cette sensation de liberté inhérente à la danse mais avec ce petit cachet propre à la nudité. Elle sait très bien de quoi elle parle puisqu’elle danse nue depuis maintenant six ans alors qu’elle avait auparavant débuté dans le domaine du modèle. Par ailleurs, et je peux très bien comprendre son point-de-vue, il lui a été aisé de percer dans le domaine du nu puisqu’une fois la barrière détruite, le reste vient tout seul. Attention ! Il s’agit ici de la recherche de l’excellence en tout temps et en chaque prestation. Autrement dit, la gêne et le manque de pudeur n’ont pas de place dans un tel milieu.

31900462_1621566714624733_961865528031313920_nElle m’a avoué que son plus grand désir serait de rencontrer d’autres strip-teaseuses afin d’une part, se familiariser avec ce que l’on nomme dans le jargon du milieu de “Dance Pole” qui est loin d’être une pratique facile pour toute néophyte et, d’autre part, de trouver des trucs pour se perfectionner sur scène.  Hé oui ! Le sérieux est sans aucun doute une pierre angulaire si on souhaite faire sa marque dans ce domaine. Il va de soi qu’elle a au plus profond d’elle-même de nombreux rêves qu’elle souhaite réaliser au cours de sa vie. Des rêves dont elle désire garder le tout dans le secret de son coeur. Choix que je respecte avec grand plaisir. C’est la moindre des choses. N’est-ce pas ?!

Je termine le présent article en offrant un sincère remerciement à Sugar Pamela pour avoir accepté de collaborer en répondant si généreusement à mes questions. Et merci à chacun et chacune d’entre vous de suivre mon blogue de manière assidue.

Je vous aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Une séance

 

Une séance

Bonjour tout le monde,

J’ai décidé aujourd’hui de vous présenter une courte vidéo réalisée lors de ma séance de nudité artistique qui a eu lieu ce dimanche 25 février à Mont-Tremblant. Ce fut une séance très intime, pas plus de 5 participants dont votre humble serviteur, qui se déroula dans une pièce adaptée d’une habitation fort jolie pour permettre un tel événement.

Pourquoi donc vouloir vous présenter une telle vidéo ? Me direz-vous. Je vous répondrai qu’il y a trois raisons fondamentales à une telle publication. Tout d’abord, démystifier le déroulement d’une séance lorsqu’elle se déroule dans un cadre tout à fait intime. Ensuite, favoriser une meilleur compréhension de ce que les artistes peuvent vivre, ressentir, expérimenter et exprimer par la création de leurs dessins. En effet, chaque dessin reflète une vision de mon corps qui leur appartient. Enfin, mon désir est de vous transporter en ce lieu et en ce temps où ma passion de modèle vivant (nu intégral) se vit en toute simplicité.

Bref, comme l’affirme si bien le dicton : « une image vaut mille mots. » Imaginez ce que peut bien faire une vidéo. Je tiens tout de même à spécifier qu’aucune scène de vulgarité, ni à caractère sexuel ou bien de comportement pouvant offenser les participants d’une séance de nudité artistique, en privée ou bien en salle de cours, n’est tolérée. J’ai jugé utile de vous le rappeler.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

À la découverte d’un modèle nu féminin

À la découverte d’un modèle nu féminin

Source : https://actu.fr/normandie/caen_14118/caen-modele-vivant-marie-pose-nue_15143249.html

 

sans-titre

©Arnaud Héroult/Liberté Le Bonhomme Libre

 

Caen : modèle vivant, Marie pose nue

Depuis quatre ans, Marie Bâton de Caen est modèle vivant. Elle pose nue pour des cours de peinture, dessin ou modelage. 

Pour la première fois, le musée des beaux-arts de Caen organisait la Nuit du modèle vivant jeudi 18 janvier.

Une centaine d’élèves, étudiants ou amateurs, sont venus dessiner des nus académiques. Face à eux, quatre modèles posaient nus (3 femmes, 1 homme), dont Marie Bâton.
Une sorte de retour aux sources, mais de l’autre côté du chevalet pour la Caennaise âgée de 30 ans. « Lycéenne (au lycée Fresnel à Caen) j’ai suivi les cours du soir à l’école des beaux-arts. Cela m’avait laissé un bon souvenir. »

Sans formation particulière, il y a quatre ans Marie a posé sa candidature à l’ESAM (école supérieure d’arts et médias) à Caen. Elle a été retenue.

« Comprendre son propre corps »

« Cela a alors dépassé mes attentes », s’éclaire cette joueuse des Hippocampes, l’équipe de roller hockey de Luc-Sur-Mer. « J’ai appris en échangeant avec les professeurs et les élèves. Leurs attentes, leurs envies. Il faut comprendre son propre corps. »
Un cours, « c’est 2 à 3 h. Des fois des journées complètes de 6 h ». Seul répit pour le modèle, une pause d’un quart d’heure toutes les heures.

Métier physique, le modèle doit savoir « supporter la douleur, mais sans souffrir ». Les douleurs, ce sont toutes ces tensions, points d’appui (tête sur un genou par exemple), engourdissement ou « crampes, heureusement je n’en ai jamais », rigole Marie Bâton, qui en revanche peut avoir la tête qui tourne après une longue pose.
En revanche, se dénuder, n’est pas un souci.

La nudité : un objet d’étude

 » La nudité est synonyme d’intimité, mais lors d’un cours nous sommes un objet d’étude. C’est un travail. Il existe pourtant des modèles très pudiques ou complexés, plus souvent des femmes. Et du côté des élèves novices, ils peuvent être gênés 5 minutes, ensuite le regard change. « 

À tel point que régulièrement, Marie croise en ville un élève qui ne la reconnaît pas « du premier coup d’œil ! ». 

Pas gênée de ses formes, la jeune femme considère :
 » Qu’il faut des modèles aux gabarits différents. Il ne faut pas lasser les élèves et les professeurs. N’avoir que des corps de déesses ou d’apollon, ce n’est pas bon. Être trop squelettique n’est pas apprécié non plus. « 

En revanche, si elle est aussi une passion, « la profession de modèle vivant n’est pas reconnue. Ce sont des vacations, des contrats ponctuels. Nous n’avons aucune sécurité. »

Du yoga hard

Marie Bâton, malgré ses cours à l’ESAM ou lors d’ateliers en MJC par exemple n’arrive pas à joindre les deux bouts.

 » Je ne peux pas en vivre et pourtant c’est mon métier. Je prends donc régulièrement des boulots de nuit. « 

Les deux travails s’enchaînent parfois. Il faut alors ne pas écouter sa fatigue. Mais justement à quoi pense un modèle pendant qu’il pose ?  » À tout ! A notre liste de courses, au film qu’on veut aller voir, au ménage en retard « , rigole Marie Bâton. Mais des fois on ne pense à rien. Dans ces cas-là, le corps est toujours mis à contribution, mais l’esprit est détendu. C’est une sorte de yoga hard : on fait le vide et on morfle un peu…

Avec quelques récompenses aussi. Marie a ainsi reçu des cadeaux d’élèves. « On m’a offert des aquarelles et des croquis. » Une sorte de retour sur soi.

Une belle trouvaille

Une belle trouvaille :

Ils sont modèles vivants, et nous racontent : « La nudité donne de la puissance »

Par Chloé Pilorget-Rezzouk

Source : https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180115.OBS0618/ils-sont-modeles-vivants-et-nous-racontent-la-nudite-donne-de-la-puissance.html

Dans le murmure des ateliers, ils offrent leur corps nu aux fusains, crayons et pastels des artistes ou étudiants en art. Paroles de modèles vivants.

Un jour, un croquis a attiré notre attention. Le modèle, une femme aux cheveux blonds flamboyants, portait sur son corps nu un simple manteau rouge tombant sur ses jambes. Une forme de puissance se dégageait de l’ensemble. On s’est demandé qui était ce modèle vivant : on aurait bien aimé le retrouver, lui poser des tas de questions.
Il suffit de lancer le sujet autour d’une table pour aiguiser la curiosité, susciter une foule d’interrogations d’apparence triviale, mais qui trahissent bien l’aura de mystère, de fascination et d’incompréhension qui enveloppe souvent le modèle vivant : « Ça ne te gêne pas de te mettre nu(e) devant tout le monde ? » ; « C’est facile comme boulot, non ? »

Coups de froid, douleurs articulaires et musculaires… Prendre – et tenir – la pose n’est en réalité pas si simple. En 2008 et en 2014, les modèles vivants avaient manifesté pour faire entendre que poser nu était un « vrai métier », demander la reconnaissance de leur statut et une amélioration de leurs conditions de travail. Professionnels ou occasionnels, ils sont aujourd’hui payés de 20 à 30 euros de l’heure.

Il y a, comme dans tout corps de métier, des modèles courus plus que d’autres, des « stars » du milieu. Il y a d’ailleurs des « bons » et des « mauvais » modèles. Comprendre des plus inspirants que d’autres. Car pour ce qui est de l’art de la pose, l’enjeu ne réside pas tant dans la beauté du corps que dans le don d’une énergie, d’une créativité – celle de proposer, d’inventer des mouvements répondant aux besoins de l’artiste.

Dans « les Yeux nus » publié en 2016, Claire de Colombel, artiste et modèle, écrivait :
« Tant que le corps devant nous ne tremble ni ne transpire, on ne se dit pas que ce qu’il vit est éprouvant. Du modèle, on se demande juste parfois ce qui lui passe par la tête. A quoi tu penses quand tu poses ? »
On leur a soufflé la question, entre autres. Paroles de modèles vivants, d’habitude fort silencieux.

Maria : « Ma façon d’être modèle est très politique »
Maria Clark, 49 ans, 1,68 m, 58 kg. Artiste-plasticienne, et modèle vivant depuis 26.

Comment j’ai eu envie de faire ça

« La première fois, c’était pour mon compagnon peintre. J’avais 23 ans. Mais mes premières poses nues en école, c’était en 1997 aux Ateliers beaux-arts de Paris. C’est par la danse contemporaine que je suis arrivée à la pose. Depuis, j’ai toujours mené en parallèle mon activité de modèle et mon activité d’artiste.

Ce que je gagne
Pendant dix ans, j’ai été modèle professionnelle. Je posais entre 30 et 35 heures par semaine, une journée type se composant de deux séances de trois heures. Je gagnais environ 20.000 euros par an, avec un complément d’allocation chômage.

L’avantage, c’est d’abord une grande souplesse de planning et la chance de pouvoir choisir avec qui on travaille. Gagner ma vie ainsi m’a permis de rester libre pour mes projets artistiques. Au fil des ans, le corps trinque un peu. J’ai décidé de ralentir le rythme pour me consacrer à mon travail personnel.

Moi et mon corps
Je suis quelqu’un de tonique. Je me sens incarnée, engagée physiquement dans mon rapport au monde ; ça me plaît. Mon corps, c’est mon outil de travail, car j’ai également une activité de performeuse.
Je l’ai toujours considéré avec bienveillance. Bien sûr, il y a des parties que je préfère comme mon cou, mes épaules, et d’autres qui me plaisent moins, comme mes fesses.
Je me sens assez libre avec la nudité. Mais en dehors de la sellette, je ne me balade pas nue dans l’atelier. Je serais mal à l’aise. La nudité, c’est mon costume, un habit de peau. On pourrait croire que le modèle nu est vulnérable, mais c’est tout l’inverse : la nudité donne de la puissance.

Quand je suis en séance
16392383Pour m’imprégner de l’ambiance de l’atelier, j’arrive en avance. Derrière le paravent, j’enfile mon kimono de travail avant de l’ôter, une fois sur l’estrade.
Une, cinq, dix, 45 minutes… Je me renseigne sur les temps de pose, car on ne tient pas les mêmes postures en fonction du temps. La douleur vient se nicher dans différents endroits, selon la pose et son mouvement. Il ne faut pas se faire mal ! Le modèle possède une certaine fierté : il ne veut pas bouger, et tenir. Je me souviens d’un travail dans un atelier de dessin : pendant trois mois, quinze heures par semaine, je devais tenir la même pose assise. Au long cours, cette position est devenue douloureuse, les points d’appui finissent par faire souffrir. Je ne le referai plus. Lors des intermèdes de quinze minutes, j’enchaîne quelques étirements. Pour permettre aux muscles et aux articulations de respirer, j’effectue des micro-mouvements intérieurs pendant la pose. Un modèle qui souffre est tendu, et les élèves le sentent.
Durant la pose, je me concentre sur ma respiration, c’est un état proche de la méditation. Je peux passer 45 minutes sans penser à rien. Si les poses sont rapides, alors je pense à la suivante juste avant de changer.
Selon les cours, on est libre de proposer des poses inventives ou amusantes. Une fois, j’ai mis ma tête dans un seau ; une autre, j’ai utilisé des branchages, car la thématique proposée par l’enseignant était la forêt.

Ce que ça m’apporte
J’ai accueilli la pose comme une démarche philosophique qui nous questionne dans16392407 notre rapport au vivant, à ce que l’on est. Quand je pose, je suis Maria, avec mes spécificités ; mais j’incarne aussi, avec humilité, une représentation de l’humanité. Ma façon d’être modèle est politique ; ce qui me plaît dans la pose, c’est que par ma présence, les élèves et artistes peuvent s’épanouir. Je pense que l’art est un espace dans lequel chacun peut devenir qui il est. Or, je crois que c’est par l’épanouissement individuel qu’une société peut aller mieux.

Le regard des autres
J’ai tellement posé pendant dix ans que l’atelier est devenu mon terreau social ! J’oublie que cela peut encore choquer ou étonner les gens d’être nu. Cela plaisait moyennement à mes parents, je crois. Peut-être une peur du qu’en-dira-t-on… Mais ils ont fini par accepter, car j’ai développé, au fil des ans, une pensée artistique et engagée autour de cette activité. »

Christophe : « C’est magique de se voir dessiné par d’autres »
Christophe, 53 ans, 1,75 m, 58 kg. Consultant en environnement, modèle occasionnel depuis cinq ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Je ne suis pas devenu modèle par hasard. Ma mère était étudiante aux Beaux-Arts de Lyon, à la fin des années 1950. A l’époque, les cours de nus n’étaient pas mixtes. Parfois, il arrivait alors que les élèves prennent la place du modèle. Dans le carton à dessins de ma mère, on trouve ainsi à la fois des croquis qu’elle a réalisés et d’autres où c’est elle qui apparaît. Ça m’a marqué. Il y a toujours eu une sensibilité artistique dans la famille, dont j’ai hérité puisque je peins un peu à l’aquarelle.

Ce que je gagne
Avant je posais une journée par mois, ça représentait presque un treizième mois sur l’année. Mais depuis cet été, j’ai perdu mon emploi. Je me suis donné pour objectif d’en vivre. Pour l’instant, je gagne environ 500 euros par mois, en posant par-ci par-là. Je commence à être connu localement, mais il faut faire face à la concurrence, il y a beaucoup de modèles.

Moi et mon corps
J’ai un physique assez mince, plutôt apprécié dans les cours ou ateliers, car mes muscles sont bien dessinés. J’ai toujours fait attention à mon alimentation et, lorsque j’étais plus jeune, je pratiquais énormément de sport de plein air. Je ne pense pas être particulièrement beau, mais je suis bien dans mon corps. Petit, j’ai fait du naturisme avec mes parents.

Quand je suis en séance
Il faut trouver des poses confortables, du moins pas trop en déséquilibre. J’essaie16392311 d’avoir au moins trois points d’appui différents pour pouvoir basculer discrètement de l’un à l’autre afin de détendre un peu les muscles et faire circuler le sang. En plein hiver, c’est assez dur : il n’est pas rare d’avoir froid, malgré le chauffage. Dès que la pause survient, j’enfile mon peignoir. Je ne pose pas toujours à poil. Je viens parfois avec un chapeau, et même avec des vêtements originaux pour les cours de croquis de personnages. Un pantalon à motif écossais ou rayé permet aux élèves de travailler le pli des vêtements en plus du mouvement du corps. Ce que ça m’apporte
Je trouve cela magique de se voir dessiné par les autres, même si cela n’est pas toujours très fidèle. J’aime particulièrement lorsque les élèves sont peu nombreux et crayonnent par terre, à mes pieds, près de la sellette. C’est génial parce que je peux voir le dessin se construire au fur et à mesure.

Le regard des autres
En en discutant avec mes amis, j’ai découvert que l’une de mes copines avait envisagé de le faire quand était étudiante pour gagner un peu sa vie. Plus j’en parle, plus j’ai l’impression que ça choque de moins en moins. »

Sheraz : « Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien »
Sheraz, 38 ans, 1,62 m, 56 kg. Travailleuse sociale, modèle vivant occasionnel depuis bientôt trois ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Depuis très jeune, je dessine des nus d’après des reproductions ou mon imagination. Je trouve ça très beau, le nu. Il y a quelque chose de gracieux, d’inspirant. J’ai toujours beaucoup admiré les modèles. L’idée venait, partait, revenait… Je me répétais : ‘Quand je serai prête.’ À 36 ans, j’ai eu le déclic : ‘Faut que je fasse les trucs dont j’ai envie, sinon je vais le regretter.’ J’ai répondu à des annonces d’artistes indépendants. C’est comme ça que j’ai commencé.

Ce que je gagne
Je ne pose pas à temps plein, ça reste de l’ordre du plaisir. Le mois où j’ai touché le plus, j’ai empoché 300 euros.

Moi et mon corps
Poser nue ne me pose pas de problème, mais je n’irai jamais sur une plage naturiste ou me mettre « topless ». En séance, je me dis parfois que j’ai un peu de ventre, qu’il faut que je fasse gaffe pour être plus à l’aise devant les autres. En fait, les gens ne sont pas là-dedans. Entre mes 15-20 ans, j’étais très forte. Puis, je me suis affinée. Devenir modèle m’a permis de me percevoir autrement, de renouer avec un côté féminin. Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien, ça valorise. On me dit que je suis harmonieuse, que je dégage de la sensualité. Avant, je me voyais moins.

Quand je suis en séance
À chaque fois, j’ai le trac. J’espère inspirer. Dès le moment où l’artiste pose ses yeux16392309 sur moi, l’appréhension s’en va. Au début, j’avais besoin d’être guidée pour les poses. Il y en a certaines à ne pas faire : à genoux sur les orteils repliés, les bras levés au-dessus de la tête… Ça fait trop mal. Quand je pose, j’essaie de penser à autre chose. Je me remémore de bons moments pour ne pas penser, justement, au fait que je ne dois pas bouger. La douleur passe et revient, mais il faut tenir. En atelier, je n’écarte jamais les jambes. Ça ne se fait pas trop. Je me le suis permis seulement avec deux artistes, je me sentais à l’aise. Certains peuvent être un peu dans la séduction. Une fois, j’ai senti le regard changer : il devenait lubrique, pervers. J’ai lâché de manière ferme : ‘Ta façon de me regarder, ça ne va pas être possible.’ Au fond, j’avais hyper peur. Je suis partie.

Ce que ça m’apporte
Le fait d’être passée de l’autre côté, c’est fort. En entrant dans l’atelier d’un artiste, j’entre dans son monde. Chacun a son univers : ça m’a ouvert à des styles ou des œuvres que je ne voyais pas auparavant. Et puis, une sorte de co-création s’opère, alors qu’en regardant un tableau on ne pense pas forcément au modèle derrière.

Le regard des autres
C’est un peu compliqué avec les hommes. Le dernier, il fallait toujours que je le rassure sur la façon dont ça s’était passé. Beaucoup ne comprennent pas que le désir est sublimé par l’art, qu’on n’est pas dans une démarche de drague. ‘C’est obligé que le mec ait envie de toi’, me disent certains. En fait, je n’en parle pas, pas même à mes amis. Quand je vais poser, c’est mon moment, mon espace à moi. »