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Voilà pourquoi il faut parfois ne pas hésiter

N'hésite pas
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Voilà pourquoi il faut parfois ne pas hésiter

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je passe un dimanche tout simplement magnifique. En effet, après avoir eu une nuit réparatrice, pris une bonne douche et m’être préparé pour un service religieux comme je le fais à chaque dimanche, un excellent déjeuner s’est offert à votre humble serviteur. Un repas que je prends à mon restaurant préféré situé à proximité de l’église de ma paroisse. C’est pour moi un rituel qui m’est précieux d’accomplir afin d’entreprendre une nouvelle semaine.

Bref, remercier Dieu pour les bienfaits passés et lui faire confiance pour ceux à venir. N’est-ce pas là la base de la foi tant chrétienne que musulmane et juive ? Une foi en un seul Dieu pour l’humanité entière ? Et, qui dit avoir la foi, dit aussi faire confiance en l’autre.

Ceci m’amène à vous parler d’un aspect qui, je crois bien, n’a pas été tellement développé au sein de mon blogue dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi que, de manière occasionnelle, à mes partages sur différents sujets. Des sujets que plusieurs de mes abonnés m’incitent à développer à la suite des questions posées lors d’échange sur le réseau social Facebook. Bref, je désire développer sur la liberté du modèle dans ses choix de poses, et en particuliers là où la nudité est utilisée comme un outil de travail.

C’est un fait. La liberté du choix des poses fait partie inhérente du travail de modèle vivant. Aucun modèle est dans l’obligation d’acquiescer aux demandes de la personne en charge de la séance. Ladite personne peut être un photographe, un artiste-peintre, un sculpteur ou encore, et c’est le plus bel exemple qui me vient en tête, le responsable d’un atelier. Ces personnes peuvent suggérer, demander, proposer tel ou tel type de pose souhaitée mais elles ne peuvent en aucun temps l’exiger chez le modèle vivant. Ici, tout est une question de liberté pleine et entière.

Cependant, certains d’entre vous peuvent croire qu’une telle liberté est susceptible de restreinte l’imagination de la pose. Détrompez-vous ! En effet, une telle liberté peut inciter le modèle a réalisé une pose de son choix dépassant les attentes du responsable de la séance. Je base mes propos sur une conversation que j’ai échangée avec un photographe qui se spécialise dans le nu. En effet, j’ai désiré en savoir plus sur ce que le modèle féminin aurait peut-être ressenti en posant nue dans une pose, disons-le sans ambiguïté, plutôt « audacieuse » en tenant-compte du caractère artistique de mon blogue. Un échange qui m’a paru tellement intéressant que j’ai décidé d’en faire un sujet dans le présent article.

Sa réponse m’a beaucoup plus, et ce, pour deux raisons majeures. Et premier lieu, le modèle est sans contredit la personne la mieux placée pour y répondre. N’est-elle pas celle qui a choisi une telle position ? Et, en dernier lieu, le photographe lui avait demandé de prendre une pose mettant en valeurs la beauté de ses pieds dans leurs plus simples apparats. Il est vrai que les pieds ont été photographiés avec professionnalisme. Toutefois, et pour le commun des mortels, le regard a tendance à se porter sur une autre partie de son anatomie.

Attention ! La sobriété, la perspective et la prise d’angle dénotent une volonté d’éviter toutes formes de vulgarité chez le photographe. C’est la raison pour laquelle, et après mures réflexions, j’ai décidé d’y consacrer un article.

En résumé, la liberté peut être une source intarissable de créativité laquelle peut à son tour susciter des réactions tantôt positives, tantôt négatives, chez le public. Mais, n’est-ce pas le propre du domaine artistique ? De ne laisser qui que ce soit indifférent. Voilà pourquoi il faut parfois ne pas hésiter.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Comment se passe une séance de nudité artistique ?

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais Lieu ? Shawinigan le 29 novembre 2017

Comment se passe une séance de nudité artistique ?

Bonjour tout le monde,

Je profite de la première tempête hivernale au Québec pour rédiger cet article afin d’aborder un thème assez rarissime au sein de mon blogue artistique lequel est consacré à ma passion en tant que modèle nu, à la photographie et à la poésie. Trois passions qui embellissent ma vie au quotidien.

À vrai dire, j’ai eu l’idée de vous raconter le déroulement d’une séance de nudité artistique afin de vous démontrer en quoi cela consiste et surtout en quoi cela ne consiste pas.  Force m’a été de constater après quelques discussions avec plusieurs de mes amis et connaissances, qu’il existe beaucoup de préjugés au sein de la population concernant cette noble profession. Je dois tout d’abord vous dire ce que ne peut être une séance de nudité artistique afin comprendre davantage de quoi il est question.

20171129_132432En premier  lieu, il ne peut être question de pornographie, et ce en tous temps, lors d’une séance. Certes, il y a quelques actrices de ce genre d’art, à chacun son point-de-vue de ce que peut être l’art, qui pratiquent à la fois la profession de modèle nue et celui de « star » de la porno. Mais, cela est tout de même peu commun. Il est aussi vrai qu’il m’est arrivé en quelques occasions de réaliser des scènes érotiques mais ce fut fait avec un souci du bon goût et avec une recherche de l’excellence dans la représentation. Là encore, l’érotisme et la pornographie sont des réalités se situant au diapason l’une de l’autre.

En deuxième lieu, une séance de nudité n’est pas une activité qui peut 20171129_133508être pris à la légère. Drôle d’expression si je pense que le modèle vivant ne porte aucun vêtement. En réalité, sa peau constitue son véritable habit de travail, et ce de la tête aux pieds incluant bien entendu son intimité sexuelle laquelle a la même importance que toutes les autres parties de son anatomie telle soit féminine ou bien masculine. Vous comprendrez qu’un quelconque sentiment de gêne n’a pas sa place pendant le déroulement d’une séance sans pour autant faire abstraction d’un minimum de pudeur. Ici, tout est une question de dosage.

20171129_131004_HDREn dernier lieu, toute vulgarité est à proscrire. Cela inclus, à titre d’exemples, les blagues grivoises, les propos à connotations sexuelles ou bien les commentaires sur le physique de tel ou tel modèle vivant sans omettre le fait de garder un minimum de sérieux de la part des personnes présentes. Une telle faute peut amener soit à l’expulsion immédiate du modèle nu ou encore à son bannissement à vie des écoles d’art et des ateliers. Il en est de même des artistes venus à un tel événement. Cependant, l’on doit retenir qu’une telle situation est plutôt rare au Québec.

Maintenant que je vous ai expliqué ce en quoi n’est pas une séance de20171129_133751 nudité artistique, voyons de quoi il en est à proprement parler. Tout d’abord, c’est un lieu d’échange entre deux entités distinctes. Celle du modèle nu qui offre son corps, incluant ses expressions, ses forces et ses faiblesses et, dans le cas du modèle masculin, sa vulnérabilité au sein même de sa virilité. Et celle du public venu à la fois pour assister à la prestation et pour transposer leurs perceptions des poses réalisées sur leurs toiles. Est-il utile de vous rappeler que cela doit se faire entre adultes consentants ?

20171129_152110Ensuite,il s’agit bel et bien d’un lieu de travail qui doit être réservé exclusivement à cette fin. Bien entendu qu’il existe des exceptions à la règle mais c’est chose peu commune. D’ailleurs, on peut trouver une panoplie d’objets pouvant être sources d’inspiration pour les poses dans les endroits prévus pour lesdites séances. Voilà pourquoi les écoles d’arts et les ateliers sont des lieux à privilégier surtout si on commence à œuvrer dans ce domaine. Cela peut éviter trois situations embarrassantes. Primo, devoir travailler avec des amateurs dont le talent peut laisser à désirer tout en ayant un manque de sérieux. Secundo, risquer de faire un fou de soi-même. Ce qui peut arriver dans certaines circonstances lesquelles sont trop compliquées à expliquer dans le présent article. Et, tertio, être une victime potentielle d’abuseurs en tous genres allant du voyeurisme aux maniaques sexuels. Croyez-moi ! Il y en a beaucoup plus que vous pourriez l’imaginer. Triste réalité.

Revenons à la question principale : Comment se passe une séance de20171122_164436 (2) nudité artistique ? Personnellement, j’arrive toujours au-moins une journée à l’avance dans la ville où elle aura lieu afin d’une part, me donner une idée globale des lieux. Comment est constituée la ville proprement dite ? Quelle est la classe économique dominante ? Est-ce surtout un milieu ouvrier ou plutôt intellectuel ? Quels sont les endroits à visiter avenant le cas où je souhaiterais y rester quelques jours de plus ? Qui plus est ! J’adore la gastronomie et être logé dans des hôtels de renom. Aussi bien en profiter ! N’est-ce pas ?! À titre d’exemple, vous pouvez admirer une photo de la ville de Montréal que j’ai prise à partir de ma chambre d’hôtel où je loges habituellement.

18928272_10153966337283039_1066943527_nUne fois le jour J arrivé tout doit être prêt. Une bonne nuit de sommeil, un bon déjeuner afin de me donner l’énergie nécessaire et une douche afin d’être frais et disponible pour réaliser des poses de manière convenable sont toujours de mise. Il est à noter que j’ai exceptionnellement rencontré deux amies qui allèrent être mes aides pour les dernières séances. Nous en avons profité pour établir les directives et émettre les balises de travail. En effet, rien ne doit être laissé au hasard lorsque je suis aidé par des personnes triées sur le volet.

20171129_154835Mon arrivé a lieu environ trente minutes avant le début de la séance. J’en profite pour faire les présentation d’usage et les échanges susceptibles de m’inspirer dans mes poses. Il va de soi que je présente mes aides aux responsables du groupe pour faire plus amples connaissance mais aussi au cas où cas où elles seraient intéressées à participer en tant de modèle nue. Ce qui a été le cas lors de la séance au LiveArt de Montréal.

20171129_153032Une fois les présentations faites, nous nous dirigeons vers le local prévu pour enlever les vêtements. Mes aides en profite pour me donner un coup de mains. Il n’est pas question de jouer à la vierge offensée, elles savent bien leurs rôles et s’attendent à découvrir ma nudité dans sa plus simple expression. Une fois les vêtements enlevés, la robe de chambre mise de manière convenable et les verres d’eau préparés sans omettre le passage aux lieux d’aisance, nous pouvons nous diriger à la balustrade attendant l’ordre de débuter de la part de la responsable du groupe. Les poses sont réalisées selon un temps prédéfini en augmentant de manière graduelle. Elles passent progressivement de deux à cinq, dix et même à quinze minutes et parfois vingt. D’ailleurs, il y a toujours un entracte de dix minutes afin de permettre aux personnes présentes de relaxer et d’aller aux lieux d’aisance.

C’est à ce moment de répit que mon aide et moi discutons pour la suite20171122_210257 du déroulement. Comment trouve-t-elle l’événement ? A-t-elle des suggestions ? Aimerait-elle y participer en tant que modèle nu ? Et puisqu’elle est mandatée pour prendre les photos qui serviront à la publication d’articles au sein de mon blogue, nous regardons ensemble celles qu’elle a réalisée jusque-là. Un coup d’œil qui me donne en premier lieu, un aperçu des poses susceptibles d’intéresser les artistes et, en second lieu, une petite idée de mes publications futures. Hé bien oui ! Les idées de mes articles mijotent depuis fort longtemps en mon esprit avant d’être publiés dans mon blogue.

20171129_133508Dans le cas où elle accepte de m’accompagner en tant que modèle nue, il est un devoir non seulement pour moi mais également pour les artistes présents en salle de respecter ses choix et ses limites, qu’elle soit novice ou non dans ce domaine. Mais, à ma grande surprise et pour mon plus grand bonheur, l’aide qui a accepté de poser nue avec votre humble serviteur a  été très professionnelle dans ses poses et très ouverte d’esprit. Ce qui a permit de rendre davantage intéressante la seconde partie de la séance. Personnellement, j’ai été flatté qu’elle ait accepté de relever un tel défi.

Une fois la séance terminée, nous faisons un tour d’horizon des dessins20171129_154616 réalisés par les artistes afin de les photographier et de prendre le pouls de l’audience. En règle générale, les commentaires sur le choix de mes poses sont plutôt positifs surtout lorsqu’elles ont été élaborées dans l’optique de porter à réflexion. C’est notamment le cas où mes dernières poses concernèrent un aspect important de la vie : se sortir de la souffrance. Défi très difficile à relever. N’est-ce pas ?!

Enfin, nous nous rhabillons afin de pouvoir quitter les lieux sans avoir au préalable remercié les personnes qui ont eu l’amabilité de venir assister à ma prestation artistique et, si l’occasion se présente, prendre un verre de vin en leur honneur. D’ailleurs, c’est l’une des rares occasions où j’accepte de boire un verre de vin. Comment puis-je le refuser lorsque je  pense au plaisir que nous avons vécu ensemble.

Le reste de la soirée entre mon aide et moi ne regarde que nous deux. Merci de votre compréhension !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Concernant la nudité, l’art et le monde arabe

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Concernant la nudité, l’art et le monde arabe

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien.

Pour ma part, j’ai passé une agréable journée où la réflexion était à l’honneur. En effet, j’ai cru bon de publier quelques articles concernant un sujet rarement abordé au sein de mon blogue artistique. Un sujet qui suscitera un débat dans les années à venir voyant le choc de deux cultures différentes. Inutiles de vous expliquer de quoi il s’agit puisque vous le devinerez par vous-mêmes.

Une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. Mon blogue se veut être apolitique et libre de toutes formes de propagande. La beauté n’a ni religion, ni politique, ni ethnie. Elle est ce qu’elle sera toujours, c’est-à-dire celle du cœur. Cependant comme je ne suis pas, et croyez-moi sur parole, vraiment pas un expert dans le domaine de l’Islam et du monde arabe, j’ai cru bon de republier un article concernant la nudité et l’art dans l’islam. Par un souci de respect du droit d’auteurs, un lien se trouve en annexe du présent texte afin de vous diriger vers le texte original.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

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Le corps mis à nu dans l’art arabe

L’IMA présente une exposition sur la représentation du corps, et en particulier du nu, chez les artistes arabes modernes et contemporains.

Par Sabrina DUFOURMONT

Voilà une exposition qui va bousculer bien plus d’une idée reçue. Non, le corps n’est pas un sujet tabou chez les artistes arabes. Non, le nu n’est pas interdit. Bien au contraire. Il est exploité, mis en scène, parfois avec bien plus d’audace que chez les artistes occidentaux et un sujet masculin plus présent. L’exposition Le corps découvert lève le voile sur un univers méconnu du public.


La première partie évoque les prémices de ce courant dans l’art arabe. À la fin du XIXe siècle, de jeunes peintres – le plus souvent libanais (Habib Sour, Gibran Khalil Gibran, Georges Daoud Corm) et égyptiens (Georges Hanna Sabbagh, Mahmoud Saïd) – entreprennent ce que l’on appelait à l’époque le « Grand Tour », qui les mène en Italie et en France, parfois même en Espagne et en Angleterre, et au cours duquel ils s’initient aux arcanes des beaux-arts, notamment à l’étude du nu.


Stéréotypes


De retour dans son pays d’origine, cette génération pionnière fait de la représentation du corps un motif récurrent de son oeuvre et décide d’enseigner cet art avec la volonté de se détacher d’une formation jugée trop académique, d’inventer son propre mode d’expression. Lors de ces séjours, ils ont également découvert les clichés orientalistes en cours en Europe. Des clichés qui perdurent – hélas ! – aujourd’hui, transmis comme un héritage. Des clichés que la nouvelle génération d’artistes entend bien s’approprier pour, parfois, les tourner à la dérision. Les commissaires de l’exposition, Philippe Cardinal et Hoda Makram-Ebeid, ont ainsi eu la bonne idée de confronter ces deux regards au sein de cette première partie.


Puis l’on monte à l’étage pour se plonger dans un propos plus thématique où toute la place est donnée aux oeuvres contemporaines, notamment d’artistes féminines. Le corps y est présenté sous tous les aspects : sublimé dans les photographies en noir et blanc des années 1950, meurtri et vieillissant à travers le regard du photographe marocain Touhami Ennadre… À travers la question du voile aussi dans un jeu avec la nudité dans les photos de Majida Khattari ou dans une interrogation sur la maternité avec Sama Alshaïbi, qui photographie des corps voilés montrant seulement un ventre rond dénudé. Mais le corps dévoilé est très souvent masculin. L’Irakienne Tamara Abdul Hadi a voulu briser les stéréotypes de l’image de l’homme arabe dans le monde occidental, livrant des portraits très sensuels.

Source : http://www.lepoint.fr/arts/le-corps-mis-a-nu-dans-l-art-arabe-31-03-2012-1447060_36.php

Se découvrir ? Pourquoi donc ?

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Par Déborah Lyra de Montréal

Se découvrir ? Pourquoi donc ?

Bonjour tout le monde,

received_1960126477551786J’espère que vous vous portez bien et que la saison estivale vous comble de ses milles petits plaisirs. De mon côté, tout va à merveille. Le soleil inonde ma vie, ma santé est impeccable et la belle humeur m’accompagne au quotidien. Bien entendu que, comme tout le monde, il m’arrive parfois de vivre des situations auxquelles il m’aurait été préférable d’éviter. Mais, bon ! La vie est ainsi faite. Mieux vaut passer à autre chose.

Vous savez que cela fait maintenant plusieurs années que je suisnew-image11 modèle nu pour des écoles d’arts et des artistes, et ce de manière occasionnelle. J’adore ce que je fais car d’une part, cela permet à un nombre impressionnant d’artistes de connaître et d’apprivoiser un corps masculin à la fois hors-normes mais possédant aussi une grande fierté tant de ses formes que de sa puissance. Un corps ayant une histoire bien particulière et une masculinité qui ferait l’envie de bien des hommes. Oui, je suis heureux dans cette profession qui possède ses lettres de noblesse depuis l’époque de l’Antiquité.

new-image3Toutefois, une question doit être résolue, et qui m’apparaît être d’une importance capitale, pour la compréhension de mes fidèles lecteurs sur ce que peut bien m’apporter le fait de poser nu. Devrais-je me contenter de composer des poèmes ou bien de réaliser des photos même si, semblerait-il, je possède un certain talent dans ces deux domaines ? D’ailleurs, ma capacité de rédaction a incité plusieurs de mes amis et connaissances de me suggérer d’écrire un livre sur ma vie. C’est certes une suggestion fort louable compte-tenu de mon parcours personnel. Cependant, et comme mon père le dit si bien, il est préférable d’admirer le beau soleil du temps présent que de ressasser les nuages sombres d’un passé habité par des chimères.

Bref, je préfère, et de loin être modèle nu que de me contenter de composer des poèmes ou faire de la photographie même si dans le premier cas je découvre le monde environnant avec les yeux de mon âme et que, dans le second cas, je le vois avec les yeux de mon corps. Mais, dans un cas comme dans l’autre, ce n’est pas moi qui me découvre ainsi au reste du monde.

Voilà pourquoi être modèle nu m’a permis de me « découvrir » au plusNew Image24 profond de mon âme aussi bien qu’aux yeux d’un public averti. En effet, il est impératif, c’est mon humble opinion, d’avoir une confiance absolue envers soi-même pour accepter de se dévêtir devant une tierce-personne, voire un groupe composé de gens provenant d’horizons diverses. Et pour cause, puisque ce n’est pas seulement mes vêtements que je retire en début de séance, mais bien davantage ce qui me protège des regards susceptibles d’être malsains à mon endroit.

new-image26D’ailleurs, le verbe « se découvrir » comporte à mon avis un double sens. Tout d’abord, il y a celui de « se découdre » tels de multiples tissus dans les mains imaginaires des artistes qui immortalisent notre corps sur un support physique. Les tissus qui nous ont formés jusqu’au moment fatidique où l’on se retrouve entre leurs mains sont transformés dans un magma d’où en sortira un être totalement nouveau. Ensuite, on y retrouve celui de « s’ouvrir ». C’est là un élément des plus importants dans mon analyse puisque c’est au modèle, et exclusivement à lui, que revient la tâche de se mettre à la disposition de l’autre. Et pour cela, non seulement la confiance doit être présente de façon absolue, mais il est tout aussi nécessaire, voire primordial, que l’ensemble de nos boucliers, ces derniers se retrouvent dans nos vêtements, soient levés afin d’établir un pont authentique et sans préjudices entre les participants.

En résumé, se découvrir est plus que le simple fait d’enlever ses vêtements. C’est exprimer à la fois une confiance envers soi et envers autrui, mais également de vivre en harmonie au plus profond de son âme. Avouons-le ! Avoir une telle opportunité est une en soi une denrée de plus en plus rare en ce monde où la méfiance, la suspicion et le doute semblent empoisonner de manière significative nos relations interpersonnelles. Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’importance de l’originalité

L’importance de l’originalité

Bonjour tout le monde,

16487236_853126764789744_2404040577305020006_oComment allez-vous en cette saison hivernale qui poursuit allègrement sa route vers le doux et réconfortant printemps? Pour ma part, je peux vous dire, et ce avec une certaine fierté et à mon grand étonnement que le poème intitulé  » Passé inconnu! Avenir perdu! » a connu un succès auquel je ne m’y attendais vraiment pas. En effet, ledit poème qui est un cri du cœur de la part de votre humble serviteur sur l’importance de préserver le patrimoine judéo-chrétien que nous ont légué nos ancêtres et qui existe encore de nos jours a suscité un remous au sein du réseau social Facebook. À vrai dire, loin de moi l’idée que ce poème aurait été partagé au sein d’un groupe dédié à la photographie. Comme quoi les voies du Seigneur sont impénétrables.  

Plusieurs d’entre vous doivent se questionner sur la motivation d’avoir composé un tel poème. Question parfaitement légitime de votre part surtout si l’on tient compte de la principale thématique de ce blogue, c’est-à-dire ma passion en tant que modèle vivant pour des écoles d’arts et des ateliers pour artistes professionnels ou amateurs. Je suis certain que peu d’entre vous savent que ma première formation universitaire est en histoire.

Hé bien oui! Aussi loin que je me souviens, l’histoire m’a toujours fasciné. Serait-ce new-image141par le fait d’être membre de la plus grande communauté d’expression française en Amérique du nord luttant encore et toujours contre l’envahisseur britannique en préservant coûte que coûte sa langue, ses traditions et son histoire? Serait-ce plutôt le fait d’avoir appris qu’un de mes oncles maternels ait donné sa vie, comme bien d’autres de ses compagnons d’armées, pour libérer la France occupée par les nazis? Serait-ce tout simplement mon goût pour la lecture que ma défunte mère encourageait en me procurant de nombreux livres? C’est possible. Quoiqu’il en soit, j’ai appris dès le plus jeune âge qu’un peuple qui ignore son passé est condamné à perdre son identité et à se fondre dans une masse difforme jusqu’à ce qu’il disparaît dans le sombre néant.

rolland-st-gelaisVoilà pourquoi mon désir de perpétuer le souvenir de cette école, même si mes pieds n’en ont jamais foulé le sol, a germé en mon esprit. Démolir un lieu où vécurent fort probablement des générations de personnes, en l’occurrence des élèves et leurs éducateurs, c’est d’abord et avant toute chose le reniement de leur être le plus profond, c’est-à-dire ce qui a été laissé par leurs prédécesseurs et qui a formé ce qu’ils sont réellement. Nous sommes le legs que nous ont transmis nos ancêtres. Perdre volontairement un tel legs, avec ses bons et ses mauvais côtés, ne peut que nous amener sur la  mer agitée de l’incertitude et de la peur. Ces dernières constituent les fondements du rejet de l’autre que l’on craint du simple fait que l’on ignore qui l’ont est vraiment.

Il y a cependant une autre raison incitative dans mon désir d’avoir composé un tel poème. Une raison qui ne peut passer inaperçue tellement, comme dit si bien une expression bien particulière, qu’elle saute aux yeux. Il s’agit donc de l’originalité même de la photo qui a suscité en moi un vif désir, tels des charbons ardents au sein d’une fournaise et qui ne peuvent se calmer qu’en exprimant avec des mots les maux qui accablent bien des gens au prise avec la destruction éhontée de leurs patrimoines qui à leur tour doivent faire place, plus souvent qu’autrement, à la spoliation de promoteurs avides de profits. L’amour de l’argent ruine bien des gens! Ne l’oublions jamais, mes chers amis.

Oui, tout le monde peut faire de la photo. Toutefois, il est impératif de trouver la parcelle, telle une graine de semence, qui fera germer chez ceux qui la verront une émotion particulière. Cette dernière peut être de tout ordre tel que, à titre d’exemples, de la joie ultime jusqu’à une légitime révolte. C’est justement une telle émotivité qui m’a permis de composer mon dernier poème.

Il en est de même des photos de nudité artistique. C’est bien beau, et avouons-le, agréable de pouvoir admirer un corps nu féminin. Mais, il ne peut être question de s’en tenir qu’à regarder pour le simple  plaisir de regarder tout comme il est inutile, voir malsain de poser nu uniquement pour le goût de le faire. L’objectif fondamental de toute séance de nudité artistique ne relève-t-il pas d’amener les participants à élever leurs regards à un second niveau? Celui de voir ce que l’on ne voit pas? Celui de découvrir le sens que je qualifierais presque de sacré loin des yeux profanes du commun des mortels? Certes, il peut arriver que parfois, j’ai bel et bien écrit « parfois », que certaines poses peuvent êtres davantage provocatrices que d’autres. Il y a aussi des clichés qui témoignent du sens très professionnel du photographe et aussi, vous l’avez sans doute deviné, du modèle nu.

for_you_by_baseport-d36wfouJ’ai pour preuve cette photo réalisée par un photographe membre du site DeviantArt. Une oeuvre tout à fait remarquable et qui, soyez-en convaincus, sera une source d’inspiration pour la rédaction d’un poème dans un proche futur. Et pourquoi donc? Me diriez-vous? À cette interrogation, somme toute pertinente, je vous dirais que j’ai rarement vu une photo de nudité artistique susciter en moi autant d’émotions. D’ailleurs, je n’ose même pas, et qui oserait le faire?, imaginer toute la réflexion que le photographe a dû faire pour parvenir à accomplir, d’une certaine façon, un tel exploit. Il va de soi que l’apport du modèle est un facteur essentiel dans le résultat final. Voilà pourquoi je poursuivrai mon travail d’investigation sur l’importance de l’originalité dans les prochains articles.

Merci de m’avoir lu et à bientôt!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada Source: http://baseport.deviantart.com/