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Modalités en prévision d’une séance photo

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Modalités en prévision d’une séance photo

Article dédié à Victoria

Bonjour tout le monde,

Cela fait longtemps que le désir de rédiger un article àimg_20180918_091308_6231923804225088095065.jpg propos des modalités entre d’une part, un photographe amateur ou professionnel et d’autre part, son modèle me titillait l’esprit. En effet, j’ai souvent développé des articles sur divers sujets, tout en composant des poèmes, au sein de mon blogue artistique. Un blogue qui est devenu à mes yeux mon enfant chéri et que j’entretiens de manière à le rendre le plus intéressant possible. Il va de soi que la qualité tant du français écrit que celle des dessins, des images et des photos demeure la priorité numéro un dans chacune de mes rédactions.

IMG_9994_edited (1)Alors pourquoi donc ai-je décidé de réaliser une telle publication ? Les raisons sont de deux ordres. En premier lieu, il fallait que tôt ou tard je réponds à cette question : peut-on faire n’importe quoi et n’importe comment lors d’une séance photo à laquelle la nudité occupera une place majeure dans son déroulement ? En second lieu, les nombreux cas rapportés dernièrement dans les quotidiens notamment au Québec où on y fait état de comportements inappropriés surtout de la part de photographes, mais pas uniquement, masculins ont été des facteurs incitatifs dans ma prise de décision. À cela s’ajoute mon expérience personnelle vécue de manière positive avec des photographes de renommée internationale. Voilà pourquoi je développerai le présent articles sur d’une part, l’importance des modalités pré établies et d’autre part, la primauté du droit dans toute séance digne de ce nom. N’oublions jamais que toute séance de photographie comporte un aspect légal de la plus haute importance.

Les modalités prises par chacune des parties doivent être claires, sans ambiguïté, ni incertitude en ce qui a trait aux attentes du photographe et aux aspirations du modèle. Pour se faire, il est préférable d’entretenir une discussion à la fois franche et directe entre les participants. Tout, absolument tout, doit être dit. Une telle discussion doit aboutir en une entente écrite sur un document signé en bonne et due forme afin de se prémunir à la fois contre toutes activités proscrites par la loi et contre toutes poursuites devant les instances juridiques.

Ce point est malheureusement trop souvent soit36796963_10214847179844778_8981804818221760512_n volontairement, mais pas toujours le cas, oublié par le photographe ou bien totalement ignoré par le modèle concerné. À ce sujet, et c’est là un triste constat, on a assisté à des situations déplorables qui ont eu lieu à l’occasion de séance photo, communément appelée « shooting photos » au sein du milieu artistique au cours de la dernière décennie. Bien des modèles féminins mais rarement masculins, aller savoir pourquoi, furent prises dans un scénario auquel elles ne s’y attendaient. Croyant bien faire, elles acquiescèrent à prendre des poses allant parfois à de la pornographie. Comble de malheur pour bon nombre d’entre elles, plusieurs de ces photographes eurent l’indécence de diffuser leurs « œuvres photographiques » au sein de sites à caractère sexuel mettant ainsi en danger le droit à l’intégrité physique, psychologique et une grave atteinte à la vie privée du modèle.

IMG_9981_editedVous devez vous douter que je condamne, et je le condamnerai toujours, toutes formes d’exploitation de ce genre. C’est à mes yeux, non seulement de modèle vivant mais avant tout en tant qu’homme digne de ce nom, un des comportements les plus abjects qui soient. Par ailleurs, et c’est mon humble opinion, aucune somme monétaire ordonnée par une quelconque instance judiciaire ne saurait réparer tout le tord causé par la perte du doit à la réputation d’une tierce-personne.

En ce qui concerne les éléments qui doivent être écrits dans le document signé en double exemplaire, on y retrouvera notamment ceux-ci :

  • La ville et la date où la séance aura lieu.

  • La promulgation écrite de la pleine et entière liberté de participation entre les personnes concernées.

  • Des limites auxquelles les participants ont le droit d’être respectés.

  • Des types de poses envisagées durant le déroulement de la séance. Avenant le cas où le contexte semble être propice à une plus grande cordialité, le modèle a et aura toujours droit au dernier mot et ce, sans subir de pression de la part du photographe. Autrement dit, le respect du « non » est et demeure une obligation fondamentale.

  • Le modèle a l’obligation d’apporter tout effet personnel afin de réaliser la séance de manière professionnelle. Par exemples, brosse à cheveux, produits hygiéniques, serviette et robe de chambre, etc.

  • Et l’élément le plus important : l’aspect financier. Est-ce dans un but d’échanges de procédés entre les participants ou bien existe-t-il une rétribution monétaire ? Ici, tout doit être clarifié à l’avance et ce, dès le premier paragraphe du contrat.

Bien tendu que les personnes concernées ont le droit d’ajouter, de modifier et d’enlever des éléments au sein même du contrat. Cependant, une fois que les parties se soient définitivement mis d’accord sur chacun des points et qu’une fois le contrat a été signé librement et en toutes connaissances de cause, l’entente est scellée une fois pour toutes.

Je termine cet article en vous disant que cela m’a fait un immense plaisir d’avoir pu apporter un éclaircissement sur les modalités de déroulement d’une séance photo où la nudité y est présente. En effet, j’avais souvent songé à rédiger un tel texte afin de réparer, manière de m’exprimer, une telle faute au sein de mon blogue artistique.

J’espère que mon article a su répondre à vos questions et que le résultat été à la hauteur de vos attentes.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Joie de vivre

Joie de vivre

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je désire vous entretenir d’un sujet qui m’est venu à l’esprit suite à unenew-image25 réflexion sur le déroulement de mes deux dernières séances de nudité artistique dont l’une a eu lieu au sein du département des arts de l’U.Q.A.T satellite Montréal tandis que l’autre a eu lieu au musée des beaux-arts de Montréal, respectivement le 15 et 23 février 2017. Deux séances qui ont été absolument formidables pour votre humble serviteur et, semble-t-il suite à de nombreux commentaires que me firent plusieurs participants, pour ceux et celles qui ont assisté à mes prestations.

new-image26Vous l’avez sans aucun doute remarqué en parcourant mon blogue, le fait d’être modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers pour artistes professionnels ou amateurs constitue pour moi une véritable passion. Passion accompagnée, entre autres, par la poésie et la photographie sans oublier quelques autres qui agrémentent mon existence de simple mortel. Oui, je sais bien toute la chance qui s’offre à moi de pouvoir me réaliser pleinement dans des domaines aussi variés et qui m’apportent tant de bonheur. Un bonheur que je désire plus que tout au monde partager avec les gens que je rencontre au cours de mon périple terrestre. Rappelons-nous que nous sommes tous des pèlerins sur le chemin menant vers l’éternité. Quand et comment s’arrêtera notre route ? C’est là une question existentielle dont il y a autant de réponses qu’il y a d’individus en ce monde.

Bref, ma réflexion sur mes dernières prestations m’a amené à vous confier un petit secret. Un petit secret qui fera la lumière sur un aspect précis de chacune de mes séances. Que puis-je donc chercher à transmettre à chacune de mes prestations ? Je vous réponds tout simplement ceci : la joie de vivre. Et, croyez-moi sur parole, de nombreuses raisons m’ont incité à choisir cette perspective lors de mes collaborations auprès des gens pour qui je pose nu. Cependant, je me contenterai de vous en présenter seulement lesquelles me paraissent être, après mûres réflexions, les plus importantes.

new-image24En premier lieu, l’idée de faire contrepoids à tout ce que les médias de masse nous présentent depuis un bon nombre d’années en fait de négativisme. Selon moi, et sans vouloir fermer les yeux sur la misère humaine dans laquelle plusieurs gens se retrouvent, il est impératif de présenter ce que l’on a le plus besoin de nos jours, c’est-à-dire une joie de vivre. Oui, on a tous ce besoin de voir qu’il y a encore, et peut-être même plus que l’on pourrait le penser, des raisons d’être heureux en ce monde.

En deuxième lieu, il va de soi, et corollairement à l’idée de faire contrepoids au négativisme que les médias de masse nous enfoncent dans la gorge au quotidien, que je désire apporter un peu de gaieté auprès des gens qui viennent parfaire leur apprentissage dans leurs domaines de prédilection artistique tels que, à titre d’exemples, la peinture, le dessin ou encore la poterie. À l’image de l’ivraie qui fait lever la pâte pétrie par les mains du boulanger, la gaieté que je leur offre servira de source d’inspiration pour les œuvres qu’ils réaliseront au cours de la séance.

new-image8En dernier lieu, réussir autant que je le peux à me mettre au diapason de l’ambiance qui règne dans la salle où les gens se trouvent. Pour se faire, il faut savoir ressentir l’air ambiant, soupeser les regards, autrement dit se mettre réellement à nu, non seulement de corps mais également d’esprit. Ce n’est qu’une fois cet exercice accompli qu’il me sera possible d’amener les autres, et parfois tout simplement l’autre, à entrer en communion avec mon être profond me laissant ainsi l’opportunité de lui transmettre ce qui m’est le plus précieux, c’est-à-dire ma joie de vivre. D’ailleurs, souvenons-nous que le modèle vivant est d’abord et avant un être qui vit. Pour ma part, j’ai décidé, en dépit de hauts et de bas dans la vie auxquels je dois faire face, de vivre et surtout de chercher à le faire dans la joie. Que la vie est belle !

Merci infiniment de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Nudité? Vous avez dit nudité?

Nudité? Vous avez dit nudité?

Bonjour tout le monde,

new-image28Nudité? Vous avez dit nudité? Voilà la thématique de cet article et il m’a semblé être de plus haute importance de l’aborder dès les premières lignes écrites par votre humble serviteur devant son clavier d’ordinateur. Pourquoi vouloir rédiger un tel article après plus de 900 publications et de 14 pages de présentation sur des thèmes allant sur certains aspects de ma vie, dans un souci de transparence, et sur certains éléments, disons-le franchement, plus corsés? D’ailleurs, force est de constater que l’unanimité est loin de faire légion en ce monde et si cela arrive, en de rares occasions, elle est souvent la cause de bien des tourments au sein des sociétés, surtout lorsque la moralité semble être un vecteur des forces en présence. Comme disait si bien un sage: « Souviens-toi mon enfant que les pires atrocités commises par les hommes l’ont été faites au nom de la vertu. »

C’est là une question à laquelle je suis obligé d’y répondre sous trois volets distincts qui se résument simplement  en ceci: En premier lieu, ce que ce blogue n’est pas et New Image5ne sera jamais. En second lieu, les triples objectifs visés par votre humble serviteur. Et, en dernier lieu, vous l’avez sans doute deviné, de décrire en quelques mots qui est celui qui se cache derrière son clavier, et ce peu importe l’heure de la journée ou de la soirée, et même dans certains cas, durant la nuit, peaufinant dans le mesure de ses capacités la rédaction de ses publications. Trois volets, certes distincts, mais tellement complémentaires qu’en l’absence d’un seul des trois, toute logique démontrant la nécessité de l’existence même de ce blogue serait remise en question. Et, croyez-moi sur parole, je me battrai bec et ongles pour  le conserver tel qu’il est puisqu’il signifie à mes yeux la plus belle preuve de cette liberté d’expression, en l’occurrence la mienne, si malmenée par des gens avides de pouvoir sous le couvert de la moralité et, surtout d’une conception erronée de la grandeur divine.

Ce que ce blogue n’est pas et ne sera jamais

Une chose doit être dite une fois pour toutes: Ce blogue n’est pas et ne sera jamais dédié à une quelconque forme de vulgarité, d’obscénité, de mauvais goût et de grossièreté. Dès le début de la création de ce blogue, votre humble serviteur a tenté par tous les moyens mis à sa disposition, et parfois avec des balbutiements  vu son caractère profane dans les premiers temps, d’éviter d’offusquer qui que ce soit au sein de son blogue.

Qui plus est! Lorsque l’occasion se présente, il me fait plaisir de corriger le tir en publiant une nouvelle version d’un tel ou tel article ou tout simplement en y modifiant quelques parties. Ce blogue n’est pas non plus un site dédié à la 000000810002pornographie où l’image de la nudité est galvaudée de manière irrespectueuse tant pour les hommes que pour les femmes, dans son ensemble. Oui, certaines publications peuvent posséder une connotation d’érotisme, mais quand cela a lieu, c’est fait avec un soin méticuleux. C’est le cas notamment des séries intitulées «Séance de nudité érotique» et de sa suite sous-titrée «Se connaître, c’est s’aimer.» Une séance qui a été tournée dans une chambre d’hôtel de Montréal et ce, avec la collaboration spéciale d’une modèle nue extraordinaire et d’un photographe hors-pairs. Rien ne fut laissé au hasard afin de respecter d’abord et avant toute chose la charmante jeune dame qui avait accepté de participer. C’est bien la moindre des choses. N’est-ce pas?!

Ce blogue ne peut pas exister sans la recherche de l’excellence d’un français écrit et de mots choisis afin de respecter la langue de Molière. La plus belle langue au monde! Voilà pourquoi j’essaye de publier mes articles avec un grand souci de respect envers cette langue noble et digne des dieux. Oui, j’adore plus que tout ma langue car c’est avec elle que j’ai appris à dire la plus belle phrase pouvant être dite en ce monde: Je t’aime.

Les triples objectifs visés par votre humble serviteur

Il est important de retenir que l’idée de réaliser et d’entretenir, ce sont là deux réalités aux antipodes l’une de l’autre, ce blogue est venue en mon esprit à la suite new-image26d’un exposé écrit en théologie dont le sujet portait sur l’eugénisme sous le régime nazi et la participation plus ou moins imposée par les pseudo scientifiques du IIIe Reich auprès des artistes dans les pays occupés. En ce contexte, tout était axé sur la glorification du corps parfait et l’exclusion, voir l’élimination purement et simplement physique, des individus ne cadrant pas dans les critères de perfection préconisés par les nazis.

12675129_10154724094679657_765136332_oMa réponse personnelle a été de faire, permettez-moi cette expression, un pied-de-nez à cette période sombre de l’histoire. À cela s’ajoute le fait que la thalidomide a été découverte et fabriquée au sein de la Wehrmacht par un chimiste allemand qui alla devenir le fondateur de l’entreprise pharmaceutique tristement célèbre Grünenthal Chemical. Être un modèle nu était le chemin tout indiqué pour faire contrepoids à cette période qui menace de manière plus ou moins subtile de refaire surface. Souvenez-vous que l’histoire a tendance à se répéter et que la prudence est l’une des quatre vertus cardinales. Bref, restons prudents en tout temps.

Le second objectif de votre humble serviteur réside à transmettre sa passion pour la beauté auprès des visiteurs. Je fais bien entendu référence à la beauté sous toutes ses formes, mais en particulier le nu, la poésie et la photographie. Trois domaines qui, à ma grande surprise, m’ont permis de faire la rencontre de gens extraordinaires. Dans le domaine du nu, j’ai eu la chance de faire les manchettes en quelques occasions tant en Europe qu’au Québec et même au sein d’un magazine britannique, via une publication sur la modèle nue connue sous son nom d’artiste de Phylactère.

new-image16Pour ce qui est de la poésie, elle reflète ma passion pour le français. Jouer avec les mots! En faire vibrer chaque expression! Ressentir le plaisir ou la douleur évoqués dans une phrase! Remémorer des instants de bonheur ou de tristesse! Caresser chacune des lettres comme on titille le clitoris d’une femme pour lui procurer un plaisir parfois coupable, mais plus souvent tellement agréable qu’on ne peut s’empêcher de répondre favorablement à sa demande de recommencer encore et encore. Oui, la poésie est pour moi la nudité de mon âme. Une nudité que je dévoile au gré des mots, parfois pour apaiser, je le concède, bien des maux. Des maux de mon enfance!

Et que puis-je affirmer de ma passion pour la photographie? Certes, les artistes me11235251_676422929152119_142811643_o_thumb.jpg voient entièrement nu. Une nudité qui me comble de bonheur et de sérénité. Pour sa part, la poésie sert à transmettre mes sensations les plus profondes chez mon être. Toutefois, c’est par la photographie que je capte la beauté éphémère du monde qui m’entoure. Une beauté condamnée non pas par sa propre disparition, mais bien par la mienne. En effet, je serai déjà disparu depuis fort longtemps lorsque la terre arrêtera de tourner. Le reconnaître, c’est faire preuve d’humilité.

Capter chaque instant de vie! La vie en tant que modèle nu et pleinement sexué! La vie présente en chacun de mes poèmes! La vie saisie dès le moment où j’appuie sur le bouton de mon appareil-photo. Trois visions de la vie, mais une seule vie, c’est-à-dire celle que je partage avec le microcosme qui m’enveloppe, lui-même englobé par le macrocosme, et ce jusqu’à l’infini. Cet infini qui rejoint ce Dieu invisible.

Qui est celui qui se cache derrière son clavier?

Je suis simplement un être humain comme chaque personne vivant sur cette belle planète que l’on appelle communément la terre. Je respire comme toutes les personnes qui lisent ce blogue. J’aspire à rendre ce monde meilleur en tenant compte de mes forces et de mes faiblesses. Et, surtout, loin est de moi l’idée que je sois parfait.

Je cherche à publier des articles qui soient dignes d’intérêt pour chaque lecteur potentiel. Souvent, mon but semble être atteint tandis qu’en d’autres circonstances je passe à côté de la cible. Qu’à cela ne tienne! Je recommence avec la même passion, et même dans certains cas, avec un degré de minutie plus élevé rendant le résultat sensiblement amélioré. « À chaque fois, remets-toi à la tâche si tu veux bien travailler. » Telle pourrait bien être mon leitmotiv lors de mes rédactions. 

En terminant cette missive, je tiens à préciser une dernière chose. Une chose qui doit être comprise une bonne fois pour toutes. Mon intention qui se trouve dans chacune de mes publications est d’abord et avant tout dénuée de méchanceté envers qui que ce soit. Bien au contraire! Tout est fait avec une bonté d’âme et en tenant compte de mes dispositions du moment présent lesquelles sont tournées vers un seul objectif, la recherche de l’excellence. Soyez, je vous en pries, indulgents envers votre serviteur si cela ne soit pas toujours le cas.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pourquoi ai-je choisie les poses couchées?

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Réalisation de Simon Dupuis (St-Jérôme mercredi 9 mars 2016)

Pourquoi ai-je choisie les poses couchées?

Bonjour tout le monde,

Je profite tout d’abord de l’occasion qui m’est offerte pour vous souhaiter une joyeuse fête de la St-Patrick. Une fête que l’on a coutume de célébrer un peu partout en Amérique du nord, vu le nombre important de personnes de descendance irlandaise, non seulement aux États-Unis mais également au Québec, seul état francophone sur un continent à grande majorité anglophone. Hé oui! Il faut savoir jeter de nombreux coups d’œil afin de découvrir plusieurs subtilités qui se glissent dans le, permettez-moi cette métaphore, patrimoine génétique des nord-américains.

Ensuite, il me fait plaisir de vous expliquer et ce, avec un souci de concision, les raisons qui amènent votre humble serviteur à débuter les séances de nudité artistique par des poses soit couchées ou bien assises et de les terminer par des poses dites « debout » même si les premières ont une duré beaucoup moins longues que les secondes. Lesdites raisons sont intimement liées à mon expérience de vie.

Enfin, je terminerai ce présent article par les objectifs recherchés lors des poses dites « debout. Des objectifs qui m’ont été inculqués lors d’une séance qui a eu lieu à la Fabrique de l’université Laval à Québec, voilà déjà quelques années. Une séance qui m’a valu une reconnaissance officielle comme modèle nu vivant avec un handicap physique, certes apparent, mais fier de sa personne parmi de grands artistes de Québec.

Et, entre vous et moi, cela m’a fait un petit velours de poser nu pour un groupe d’artistes dont le talent est, croyez-moi sur parole, est tout à fait remarquable tant par la qualité des œuvres réalisées que par leur diversité d’approche.

Pourquoi ai-je décidé de débuter les séances de nudité artistique par des positions soit couchées ou bien assises même si elles ont une durée de temps plus courte que celles dites « debout »? Hé bien, croyez-le ou non, mon expérience de vie, qu’on le veuille ou non influencée par le fait d’être parmi les survivants de la thalidomide, a joué un rôle majeur de vouloir commencer par de telles positions. En effet, être conscient de mon physique quelque peu hors-norme m’a amené à prendre la place de l’artiste qui me voit pour la toute première fois. Comment lui faire découvrir mon corps? Comment l’apprivoiser afin de pouvoir nous apprivoiser mutuellement? Que peut-il voir de beau, d’intéressant et digne d’intérêt à être mis sur un support? Quoi de mieux d’y aller de manière graduelle en lui présentant les différents facettes qui composent ce corps? Différentes facettes vues avec rapidité afin de permettre à l’artiste de s’habituer à ce qu’il voit peut-être pour la première fois de sa vie: un homme nu ET atteint d’un handicap bien visible où vit une âme en harmonie avec lui-même et son milieu environnant.

Comme un alpiniste souhaitant escalader une montagne dont le sommet pointe les cieux, allant jusqu’à braver les dieux de l’Olympe, l’artiste désire ouvrir son regard sur ce corps qui lui est présenté. Présenté mais non pas exhibé comme un monstre de foire. Voilà pourquoi mon désir de m’ouvrir à lui à la manière d’une fleur sensible qui étend ses tendres pétales afin de lui permettre de sentir son doux parfum lequel sera décrit selon ses sensations de cet instant unique où lui et moi vivons ensemble dans une communion de corps et d’esprit.

Il en est de même de notre apprivoisement mutuel puisqu’il m’est un devoir de dire en quelques mots qui je suis et ce que je souhaite lui présenter tout au long de la séance, et ce dès l’instant où je monte sur la balustrade. Un peu comme le renard dans Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, on doit aussi m’apprivoiser si on veut jouer avec moi. Un jeu dans lequel l’artiste joue à découvrir cet autre que l’on ne s’attend pas à voir au sein de la masse des hommes.

Que peut-il voir de beau, d’intéressant et digne d’intérêt à être mis sur un support? Voilà une question que seul l’artiste peut résoudre mais à la condition sine qua none que je lui tends la main pour l’aider dans sa quête. Y aller de manière graduelle en lui présentant les différents facettes qui composent ce corps m’a semblé être la meilleure option pour atteindre un résultat satisfaisant de part et d’autres.

Apprivoiser est certainement ce qui me motive le plus à chacune des séances de nudité artistique auxquelles j’ai participé jusqu’à maintenant. Toutefois, ce qui est souvent le plus ardu pour une bonne partie des modèles nus consiste à réussir à le faire envers soi-même. Ne dit-on pas que nous sommes souvent les pire juges envers nous-mêmes? D’ailleurs, une charmante dame m’avait avoué ceci lors de mon périple à St-Jérôme: « Mon cher Rolland, tu es parmi les modèles nus qui vivent leur nudité avec tellement d’entrain et de sérénité que cela en est réellement impressionnant. Tu fais partie d’une classe à part. » Ça ma fait chaud au cœur d’entendre çà. Ho que si!

Merci de m’avoir lu.

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RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La crainte de la nudité au sein de la société

Réalisation de l'artiste Jérôme Bertrand

Réalisation de l’artiste Jérôme Bertrand, Montréal, Qc, Canada

La crainte de la nudité au sein de la société,

Bonjour tout le monde,

J’espère que le début de mois de septembre vous soit propice dans la reprise de vos diverses activités qu’elles soient de travail, de loisir, familiales ou autres. La vie est faite pour être vécues selon nos capacités propres à chacun et selon nos valeurs personnelles. Pour ma part, ma destinée poursuit son « petit bonhomme de chemin » en reprenant notamment la publication de mes articles au sein de mon blogue artistique et en participant à quelques activités artistiques qui auront lieu cette automne à Québec. Je pense, entre autre, à mon tout premier abonnement à un théâtre situé tout près de chez-moi, connu sous le vocable de « La Bordée ». Je suis persuadé que le fait d’ajouter quelques critiques personnelles sur les pièces que je verrai dans les prochains mois pourrait rendre la lecture de mon blogue, principalement axé, mais pas de manière exclusive, sur la nudité artistique davantage intéressante. Bref, la nouvelle saison qui frappe à nos portes promet d’être haut en couleur.

Ceci écrit, il m’est venu en tête, et ce suite à certains commentaires au sein de quelques réseaux sociaux, de rédiger le présent article où mon intention est de faire la lumière, du moins un certain éclairage, sur la crainte de la société face à la nudité notamment celle ayant trait à la sexualité. N’ayez craintes! Je fais bien entendu référence à une sexualité et une nudité saines et dénuées de toutes formes d’exploitation d’autrui. Loin de moi l’idée de glorifier les sites pornos de tout acabit. Que Dieu m’en garde de le faire. Pourquoi donc vouloir discourir sur un tel sujet? Quelles sont mes intentions? Et, surtout, quels sont les facteurs incitatifs qui ont amené votre humble serviteur à vouloir aborder un tel sujet au sein de son blogue artistique? Voilà les questions auxquelles je désire répondre de manière franche et sans aucune ambiguïté.

La crainte de la nudité

La crainte de la nudité

La première question que je dois d’abord répondre est la plus importante des trois : Quels sont les facteurs incitatifs qui ont amené votre humble serviteur à vouloir aborder un tel sujet au sein de son blogue artistique? Ma réflexion sur un tel article débuta, en premier lieu, par certains commentaires de la part d’un pseudo-intellectuel sur un article publié dans le magazine Huffington Post-Québec. Cet homme avait critiqué de façon assez virulente la publication d’un article où l’on y parlait de la sexualité, et par ricochet de la nudité, chez les personnes du troisième âge, en y incluant, même si cela n’avait strictement rien à voir avec ledit article, des propos sur la perversion et en maudissant de manière sans équivoque la vieillesse et la mort. À la lumière de ses propos, seules les personnes ayant une bonne santé, ayant un physique de rêve et possédant la beauté de la jeunesse sont dignes d’être en amour et de vivre pleinement leur sexualité et leur nudité. Or, je m’objecte à une telle vision non seulement parce que je la juge discriminatoire à l’égard d’une partie non négligeable de la population, mais également parce qu’elle m’apparaître être dépourvue de réalisme, surtout en ce qui a trait à la nudité dénuée de toutes formes de vulgarité. En second lieu, ce qui m’a amené à réfléchir sur une telle problématique concerne l’intransigeance des réseaux sociaux, je pense ici à Facebook, envers toutes formes de publications liées à la nudité au sein de groupes dédiés au domaine artistique. Ce que je trouve déplorable ici c’est de constater avec dépit que l‘on y tolère plusieurs publications morbides, voir choquantes, mais que l’on y bannit des publications de nudité faites avec bon goût et avec classe. À croire que la nudité soit un crime au sein de notre société actuelle. Si cela est vrai, je ne peux que de la plaindre. La pauvre!

Quelles sont donc mes intentions? Tout d’abord, et vous l’aurez sans doute deviné, mon objectif est justement de

Sommes-nous prisonniers de la société?

Sommes-nous prisonniers de la vision société sur la nudité?

dénoncer cet amalgame que la plupart d’entre nous faisons entre d’une part, la fausse image de la nudité au sein de notre société actuelle et, d’autre part, la sexualité. L’une comme l’autre est respectable puisqu’elles sont à la fois inter reliée et complémentaire. Interrelation et complémentarité qui ont pour fondement une humanité pleine et entière à laquelle aucun être un tant soit peu intelligent sait faire la part des choses entre l’obscénité et le raffinement. Ensuite, mon vœux est, et sera en tout temps, de faire la promotion de la beauté de la nudité artistique non seulement à travers mes nombreuses publications mais aussi en condamnant toute velléité à l’égard de ce noble art. Enfin, le dernier mais non le moins important, c’est, pour reprendre les paroles du Christ, de « rendre à César ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à Dieu ». Il faut savoir reconnaître à la fois la volonté de l’artiste de transmettre un message par le biais de son art et de posséder une critique constructive à l’égard de son œuvre. Critiquer une œuvre pour le simple plaisir de le détruire n’apporte strictement rien ni à la société, ni à  l’artiste et encore moins à la personne qui prend un malin plaisir de le faire. Critiquons pour apporter un regard nouveau sur l’œuvre qui nous est présentée, pour suggérer des pistes de réflexion sur tout ce qu’il a été vu jusqu’à maintenant ou encore pour amener les personnes intéressées à s’interroger sur leur propre conception de la nudité artistique. Je suis persuadé que tout le monde en sortira gagnant. C’est là mon humble opinion.

Une simple utopie?

Une simple utopie?

Pourquoi donc vouloir discourir sur un tel sujet? Tout simplement pour la raison que je suis révolté de constater jusqu’à tel point la nudité est bafouée non seulement au sein de la société mais aussi dans les réseaux sociaux. Ces derniers semblent encourager la publication d’articles où la violence est à peine voilée, mais jouent la vierge offensée dès qu’une image de nudité de bon goût y est présentée. Une telle situation est tout à fait déplorable surtout si on tient compte des nombreuses éditions où la vulgarité, l’obscénité et la grossièreté ont le haut du podium. Sans oublier, comme je vous l’avais mentionné auparavant, l’amalgame que certains gens font de la nudité artistique et la pornographie. À voir tout ce qui se passe au sein de notre société, ce n’est pas demain que les choses vont changer. Toutefois, c’est à nous tous, c’est-à-dire les amants de la nudité artistique à qui revient la tâche de relever les manches et de mettre l’épaule à la roue afin qu’un jour un tel amalgame soit chose du passé. Est-ce une pure utopie? Seul l’avenir nous le dira.

Vous l’avez sans doute noté que j’ai choisi un mode inversé dans le choix de mes réponses en passant de la dernière question à la première. Cette façon de procéder m’a permis de clarifier mes idées, un peu à l’image d’un sablier renversé, passant de la plus importante entre les trois : ce qui m’a incité à vouloir absolument rédiger un tel article? Ma réflexion à la suite de certains commentaires de la part d’un pseudo-intellectuel au sein du Huffington Post Québec. Tout le monde peut se prétendre intellectuel, mais seuls(es) ceux et celles qui ont fait leurs preuves peuvent aspirer à une telle prétention. À cela vient s’ajouter l’intransigeance des réseaux sociaux envers toutes formes de publications liées à la nudité au sein de groupes dédiés au domaine artistique. Il y a aussi le fait de vouloir dénoncer l’assimilation entre l’image erronée de la nudité au sein de notre société actuelle et la sexualité. Les deux sont à la fois complémentaires et inter dépendantes. Enfin, un dernier élément que je voulais impérativement réaliser accuser dans l’ensemble de mes propos, c’est d’accuser tous les bigots de ce monde qui tirent une jouissance quasi obsessionnelle à détruire de manière systématique les réalisations d’artistes chevronnés ou du moins bien de bonne volonté.

Ai-je le droit d’espérer en un monde où la nudité sera perçue dans toute sa noblesse? Qu’en pensez-vous? J’attends vos réponses avec impatience. D’ici-là, je vous remercie de m’avoir lu. Je vous aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Source des photos: http://nifmagazine.com/breaking-kismet-barbed-wire-censorship-by-tuck-chaylor/