Archive | 14 octobre 2021

Le temps d’aimer

Que le temps d’aimer Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/20-00434b-894857867

Que le temps d’aimer

 

Est-il trop tôt pour me lever?

Est-il trop tard pour être couché?

Trop tôt pour vivre, trop tard pour exister?

Suis-je trop vieux pour espérer encore aimer?

 

En ce matin sombre du mois d’octobre,

Je sens monter en moi un certain opprobre,

Des questions qui apparaissent en mon âme bien sobre,

Et qui extirpent mon corps de ce lit tel un soldat sous les ordres.

 

Qu’ai-je donc fait de mon existence?

Ai-je encore le droit de connaître l’espérance?

C’est alors que je me souviens d’une charmante France,

Que j’avais jadis connu loin de Paris, en ces terres appelées la Provence.

 

Une jeune dame à la chevelure soigneusement tressée,

Une jeune dame, de corps et d’âme, d’une parfaite beauté.

Une jeune dame qui m’avait impressionné par sa personnalité,

D’un tempérament si angélique, qu’être en amour, je n’ai pu résister.

 

Ayant accepté avec grand sourire mon invitation,

Nous avons sillonné les terres et les prés tels des vagabonds,

En parcourant avec précaution les champs de blé avant la moisson .

Nous avons fait mille pas en fredonnant de tout cœur nos plus belles chansons.

 

Jeune femme si rayonnante avec ses manières.

De ces manières loin des miennes bien étrangères.

Elle se débarrassa de ses vêtements d’une façon si légère,

Qu’en homme si prude que je suis, j’ignorais vraiment que faire.

 

Bien humblement, c’est alors que j’ai demandé.

Sa permission que ce moment puisse être immortalisé,

Un moment qui allait me suivre en dépit de la guerre et des tranchées,

De cette journée qui réchauffera mon cœur une fois que la vieillesse sera tombée.

 

Prenant alors avec délicatesse mon appareil-photo,

J’ai attendu avec patience le moment où tout est beau,

Le moment où elle s’approcha avec lenteur vers le ruisseau,

C’est alors que j’ai appuyé sur le bouton sans dire un seul mot.

 

Ah mon Dieu! J’aurais aimé lui dire des mots d’amour,

Des mots de tendresses qui seraient gravés pour toujours,

En mon âme et en mon cœur et qui auraient rendu mon destin moins lourd,

Que le temps d’aimer passe vite lorsque l’on s’aperçoit comme le temps est court.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un, deux, trois, quatre

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un, deux, trois, quatre

 

Je me souviens d’un autre temps,

Où l’on pouvait chanter et aimer et vivre.

Vivre comme bon nous semblait et non survivre,

Un temps où la liberté existait il n’y a pas si longtemps.

 

Un temps où l’on goûtait à l’amour,

Deux temps où l’on partageait nos espoirs,

Deux temps et trois mouvements avant qu’arrive le désespoir,

Et puis quatre temps avant que disparaissent nos rêves pour toujours.

 

Mais, quel plaisir de me souvenir.

De cette époque où la jeunesse et sa beauté,

Avaient encore le plein droit de simplement exister,

Sans les moqueries de nos jours qui nous ne font point rire.

 

Je me rappelle une certaine chambre d’hôtel,

D’une chanson où l’on donnait à la paix une chance,

Une chanson, un refrain, des paroles et d’un rythme qui encensent,

Qui résume à elle seule cette période lointaine et qui me parait si belle.

 

Un, deux, trois et quatre pour la postérité,

Que cette chanson vienne jusqu’à nos cœurs,

Qu’elle éloigne de nous toutes nos craintes et nos peurs,

Et qu’elle nous enseigne que la seule valeur noble qui soit c’est celle d’aimer.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada