Archive | 2 novembre 2020

Les bleus de l’automne

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les bleus de l’automne

 

J’ai les bleus,

De voir le temps gris,

Alors que le vent glacial soit pris,

Engouffrant en les gens esseulés malgré eux.

 

Bleus de l’âme qui revoit la beauté,

Du chaud mais court été qui vient de passer,

Passé tel le vol des hirondelles qui annoncèrent le printemps,

Avisant les écoliers de profiter de leurs vacances pendant qu’il est temps.

 

Maintenant que je suis à la fenêtre,

Je ressens un malaise au plus profond de mon être,

Être de chair pénétré par la sombre solitude de la journée,

Être de sang imprégné par la lenteur de cette ambiante morosité.

 

Tellement vite, les heures de la nuit arrivent.

Que pour ne pas être surpris il faut être sur le qui-vive.

Tellement rarissimes sont les heures du divin soleil,

Qu’à chaque instant, les ressentir est une pure merveille.

 

Regardant par la fenêtre les feuilles aux couleurs variées,

Qui annoncent que malgré leur beauté elles vont tôt ou tard tomber.

Je ne peux m’empêcher de penser aux êtres qui en cette vie m’ont quitté,

Ces êtres avec qui parfois je me suis chicanée mais jamais cesser d’aimer.

 

Des gens qui ont été de passage,

Mais qui m’ont enseigné à devenir plus sage,

Des femmes avec qui j’ai noué de grandes amitiés,

Et de ces hommes que je leur ai appris comment embrasser.

 

J’ai les bleus de l’automne,

En pensant à ces femmes et à ces hommes,

Qui ont jalonné le parcours de ma vie bien modeste,

Pardonnez-moi ! Face à ce froid, je vais aller me mettre une veste.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce qu’une épée peut faire

Ce qu’une épée peut faire

Nous vivons à une époque où tout est possible tant pour le meilleur que pour le pire. Mais, il semblerait que c’est souvent dans le pire que l’être humain est le meilleur. C’est ce que l’on pourrait croire lorsque l’on revoit en pensées ce que nous avons vécu collectivement le weekend dernier. Un weekend d’Halloween où la joie et le rire avec quelques friandises devaient occuper la première place. Malheureusement, il en a été autrement pour les gens tant de la ville de Québec que de la province du même nom.

Un homme, qui aurait pu être n’importe qui de votre entourage, a commis l’irréparable. Deux vies enlevées et bien d’autres détruites à jamais. Un homme souffrant a amené des gens innocents dans sa souffrance. Une souffrance qui, vous en conviendrez, ne justifie en aucune façon le geste commis. Un geste impardonnable, un geste condamnable. Un geste qui aurait peut-être été possible d’éviter, mais qui a tout de même été perpétré et pour lequel justice devra être rendue.

Le tout accompli avec une arme d’une époque révolue. Une époque que l’on croyait faire partie de l’histoire, loin de nous. Nous qui sommes des êtres civilisés dans la grande majorité des cas et pour qui nous ne réglions rien avec de la violence. Par ailleurs, nous retrouvons les mots viol et silence dans celui de violence. Rien d’étonnant à cela puisque d’une part, la violence viole intégralement le droit d’autrui à sa sécurité, à sa dignité et à sa vie tant physique que psychologique et que d’autre part, le seul résultat en est un silence destructeur. Un silence qui nous amène dans un abîme où l’incompréhension, le désespoir et la lassitude règnent en maitres absolus.

Mais de quelle arme s’agit-il? D’une simple épée, plus particulièrement d’un katana, d’un sabre japonais que les samouraïs portèrent fièrement et pour qui leur code d’honneur était aussi précieux que la prunelle des yeux. Une arme d’une autre époque, d’un autre lieu et qui reflète à elle seule toute une page de l’histoire de guerriers quasi légendaires. Mais qui, l’espace d’un instant précis et en des lieux situés à des siècles de l’ère des samouraïs, se transforma en un simple jouet dans les mains d’un déséquilibré. Un être pour qui la notion même de la valeur de la vie avait disparu. 

Ce qu’une épée peut faire? Dans le cas présent, elle nous a démontré qu’il existe une bête insoupçonnée chez l’être humain. Une bête qui a certes été apprivoisée par des siècles de civilisation malgré les erreurs de parcours. Elle a aussi démontré que personne n’est à l’abri de la folie d’autrui et, parfois même, de sa propre folie.  Autrement dit, une épée nous a enseigné par ce triste événement que nous ne devons rien tenir pour acquis.

Merci de votre attention!

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

La commémoration des fidèles défunts

Commémoration des fidèles défunts par RollandJr St-Gelais Photo par Samo19 Source : https://www.deviantart.com/samo19/art/Dia-de-muertos-859812981

La commémoration des fidèles défunts

Bonjour tout le monde,

Tout d’abord, je tiens à vous souhaiter un beau mois de novembre rempli de belles surprises. Profitez de ce mois pour faire le point sur ce que vous désirez et ce qui est réellement nécessaire pour votre bonheur futur. En effet, ce mois est tout à fait approprié pour prendre un repos tant du corps que de l’âme surtout après avoir vécu tant de péripéties ces derniers mois.

Enfin, je vous informe que ce mois sera aussi très important à mes yeux puisque je choisirai les sujets qui seront publiés au sein de mon blogue artistique parfois sous forme de poésie ou bien de proses. Bien entendu que la nudité artistique sera de mise dans chacune de ces publications. N’ayez craintes, la recherche de l’excellence et du bon goût sera toujours de mise comme il en a été ainsi depuis la création de mon blogue laquelle date du 13 janvier 2013.

Eh oui ! Plus de sept années à construire ce blogue de toutes pièces, à partager avec vous par l’entremise de mes articles mon expérience personnelle en tant que modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers en art ainsi que la participation d’artistes qui ont collaboré de près et de loin à son élaboration. Je dois reconnaître que mon blogue n’aurait sûrement pas eu autant de richesse n’eut été leur apport plus que considérable. Il me semble être important de souligner, voire de commémorer, un tel fait.

En parlant de commémoration, sujet du présent article, il me semble qu’il est essentiel de se rappeler toutes les personnes qui nous ont précédés sur nos coins de pays. Ces personnes ont façonné ces terres sur lesquelles nous vivons, parfois en y versant leur sang et plus souvent encore de leur sueur. Sang et sueur ont abreuvé tant de champs qu’il nous est presque impossible de l’imaginer jusqu’à tel point nous devrions leur en être reconnaissants.

En ce qui me concerne, la commémoration des fidèles défunts revêt deux aspects particuliers. Certes, l’aspect religieux possède une place de choix au fait que je sois catholique dans mon fort intérieur. Une foi culturelle qui a été une pierre d’assise fondamentale au cours de ma vie. J’ai bien écrit une foi culturelle puisqu’une part, cette foi est une manifestation qui ne peut être décrite par la raison pure, un peu au même titre que ce qu’est l’amour entre deux êtres, et que d’autre part, ladite foi se manifeste par toute une série de coutumes et de traditions plus ou moins élaborées dans le temps.

Cependant, le fait de commémorer nos défunts revêt aussi une importance capitale au plan purement moral. En effet, cela relève d’une grande humilité envers ceux et celles qui nous quittés. Se souvenir de ces gens, de ceux et de celles que nous avons aimés, de ceux et de celles que nous avons côtoyés et parfois de ceux et de celles à qui nous avons donné la vie et pour une raison quelconque nous ont quittés. Un tel souvenir nous aide à comprendre toute l’importance de vivre le moment présent tout en reconnaissant jusqu’à tel point la vie est si fragile.

Je prends souvent plaisir à me promener dans un parc situé à quelques pas de chez-moi afin de me ressourcer surtout lorsque la température est clémente. Je prends alors le temps d’admirer la beauté magnifique de la nature. Une beauté qui m’interpelle tellement que j’ai l’impression qu’elle m’envoie un message, sous forme de paraboles ou bien d’images, et ce l’espace d’un bref instant. C’est ainsi que j’ai appris une grande leçon, une parmi tant d’autres tellement sa sagesse est grande, sur le sens même de la commémoration des fidèles défunts.

En effet, les fidèles défunts sont un peu comme des feuilles de bronze qui pendent sur les branches d’un arbre afin de témoigner de leur présence avant que mère nature s’endorme pour la saison hivernale. Un sommeil qui prendra fin dès l’arrivée des quelques rayons printaniers annonçant ainsi le retour graduel à la vie. Une vie qui a été tracée par les sillons de la sève qui a jadis nourri les défuntes feuilles de bronze et qui nourrira à son tour les bourgeons donnant ainsi naissance à des feuilles resplendissante. Ne sommes-nous pas tributaires de nos défunts qui ont façonné nos terres? La nature elle-même commémore d’une certaine façon ses défunts. Pourquoi en serait-il autrement de nous?

Merci infiniment de votre assiduité.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada