Archive | 16 juillet 2019

Le train arrive

Le train arrive
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Poème écrit par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Le train arrive

 

Enfin, ce jour est arrivé.
Cette nuit est enfin terminée,
Une nuit où tu étais dans mes pensées,
Quand va-t-il revenir? J’ai si souvent répété.

 

Dans le secret de mon être et de mon cœur,
Te perdre pour toujours voilà ce qui était ma peur,
Car en cette région sauvage rien ne pouvait me rassurer,
Combien de fois seule dans notre lit conjugal j’ai pour toi pleurer?

 

Il suffit d’un moment de grâce,
Pour dans l’oubli nos malheurs s’effacent,
Et que disparaissent nos douleurs si éphémères,
Voilà bien ce que me disait dans sa sagesse ma défunte mère.

 

Ça y est, je l’entends.
Il surgit tel un coup de vent,
Il crie sur ses rails tel d’un noble lion rugissant,
Le train arrive ? Ainsi nous pourrons ce soir faire l’amour allègrement.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les trois muses

Les trois muses
« Les trois muses » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Les trois muses

 

Me promenant dans la forêt,
J’y ai trouvé une agréable rivière,
Dans laquelle y coulait eau pure et claire,
Occasion si belle de m’y baigner comme il me plaisait.

 

Aussitôt chemise et pantalon retirés,
À la rivière, je m’y suis prestement jeté.
Ne me souciant guère que de vivre cette liberté,
Moi, un homme vivant dans la brume d’une grande cité.

 

Corps immergé à moitié,
Dans cette eau fraîche si appréciée,
Quelle sensation agréable avec dame nature,
De pouvoir communier à la fois de corps et d’esprit pur.

 

Je ne pensais à rien,
Encore moins à tous ces vauriens,
Qui polluent de leurs présences mon existence,
Et qui plus souvent qu’autrement jouent avec ma patience.

 

C’est alors qu’apparurent à quelques mètres de moi,
Dames à fières parures sous le soleil brillant de tous ses éclats,
Trois dames si belles que germèrent en moi des idées inavouables,
Sans pour autant malgré mon éducation rigide ressentir un sentiment coupable.

 

Elles me firent signe d’avancer,
Sans attendre de leurs vœux, j’ai acquiescé.
Ne me doutant jamais un seul instant de ma virilité,
Elles allèrent allégrement l’admirer voire la contempler.

 

Elles sourirent bien gentiment,
En me demandant de rester là calmement,
Ha ! Ce qu’elles étaient jolies ces mystérieuses muses.
À ce que j’ai pu comprendre, une partie de mon anatomie les amuse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada