Archive | 10 mai 2019

Je te veux

Je te veux

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je te veux

 

En cette journée terne et pluvieuse,
Qui est aussi à la fois triste et un peu moqueuse,
Que les gouttes de pluie me rappellent mon amoureuse,
Celle que je désire embrasser avec une passion langoureuse.

 

La voir se déshabiller,
Devant moi un soir de mai,
Afin de la satisfaire de mille baisers,
Et de la rendre folle de plaisirs insoupçonnés.

 

Après de gracieux préliminaires,
Dignes de mon amour et de mon savoir-faire,
Faisant couler de cette ouverture cachée une sève,
Une sève invitant à la déguster sans aucune réserve.

 

La savourer sans gêne à pleine bouche,
Recevant cette substance telle une douche,
En entendant ses cris langoureux de supplications,
Me demandant de continuer jusqu’à son entière satisfaction.

 

Et de ses yeux noyés par les larmes de jouissance,
Dans une requête tant attendue frôlant une grande démence,
Murmurant d’une voix étouffée par une passion obsessionnelle,
De lui faire connaître ce péché de la chair au risque des flammes éternelles.

 

Comment pouvais-je lui refuser un tel désir ?
Car tout mon être ne faisait que souffrir que languir,
Voilà que tout est dit, que tout est écrit de mon précieux vœu,
En cette nuit fraîche du mois de mai, voilà mon souhait : Je te veux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pour toi mon frère Hermann

Hermann St-Gelais 1

Hermann St-Gelais 15 février 1950-11 mai 1972

 

Pour toi mon frère Hermann

 

En cette journée du mois de mai,
Brutalement, la vie te fut arrachée.
Sous le soleil printanier où tout te souriait,
Un étranger sans crier gare dans une foule te fauchait.

 

J’ai une lointaine souvenance de mon enfance de ce jour,
De ce moment, de cette pensée, qui sera en moi pour toujours,
Où tu es parti selon tes dires pour un instant pour ne jamais plus revenir,
Sans oublier les battements du cœur de notre mère qui n’a jamais fini de souffrir.

 

Je n’avais pas encore dix ans,
Que la douleur m’accabla éternellement,
Perdre son frère des mains d’un assassin ayant un nom,
Un nom qui sera gravé en ma mémoire pour toujours pour de bon.

 

Je me souviens de cette journée,
Où famille et foule nombreuse t’avaient porté,
En ta dernière demeure où mon baiser sur ta tombe j’ai déposée,
Me jurant de ne jamais t’oublier et de ton nom à jamais je commémorerai.

 

Et puis, les années passant, j’ai grandi,
J’ai connu grandes peines et milles joies : ce qu’est la vie.
Mais jamais je n’ai oublié celui qui trop tôt m’a quitté, est parti.
Aussi longtemps que je vivrai, son nom sera dit maintenant et à l’infini.

 

Un homme m’a enlevé mon grand frère,
Comme s’ils étaient partis se faire la guerre,
Un inconnu aigri fonça dans cette énorme foule,
Faisant ainsi que mon enfance bien innocente s’écroule.

 

À toi mon frère, j’ai composé cet humble poème.
Afin que tu saches là où tu es, où tu te trouves, que je t’aime.
Et que ton nom ne soit jamais oublié aussi longtemps que je vivrai,
Car c’est ainsi que ma raison de vivre et d’exister enfin je trouverai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada