Archive | 17 avril 2019

Mon corps comme seul langage

Mon seul langage
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Mon corps comme seul langage

 

Bonsoir mon cher ami,
Vous rentrez bien tard cette nuit,
J’espère que vous me reconnaissez,
Nous avons pris quelques verres dans un café.

 

Nous avions discuté de nos chemins de vie,
Et, bien souvent, de votre sourire j’en étais ébahie.
Que pouvais-je faire de la douceur de votre accent étranger ?
Au fil de nos rencontres, à vous je me suis finalement attachée.

 

Mais dernièrement une idée m’est apparue,
Sans faire de bruit, je vous ai suivi dans les rues.
Afin de savoir où je pourrais vous faire cette belle surprise,
Même si je savais qu’une autre femme au loin était de vous éprise.

 

Mais, comment pouvais-je m’empêcher de vous aimer ?
Comment de votre charme aurais-je pu un seul instant y résister ?
Sans ainsi que, ayant pris ma décision, par cette fraîche nuit d’automne.
J’ai décidé de faire de moi votre maîtresse et que vous seriez mon homme.

 

Il est vrai que tant de choses nous séparent pour toujours,
Voilà la raison d’être de mon malheur et de ma souffrance en cet amour.
Tant de vos mots et de vos expressions me sont inconnus sans oublier nos âges,
C’est ainsi que j’ai choisi de vous prouver ma passion par mon corps comme seul langage.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Dans votre donjon

Je suis votre esclave

Magnifique photo réalisée par Tastethewine Modèle ? Emily Jo

Dans votre donjon

 

Bonsoir ! Bonsoir ! Bonsoir !
Il y a si longtemps que j’attendais ce moment,
Être devant vous, ô maître adoré, nue tout simplement.
En cette heure qui est la dernière bien avant qu’il ne soit trop tard.

 

Pour vous plaire, j’ai bien apprise ma leçon.
Sans cesse et avec délices, j’en ai fait des révisions.
Espérant que cette nuit vous me donnerez cette correction,
Celle que j’ai tant méritée de ne point vous avoir donné satisfaction.

 

Ô mon maître tant adoré,
Saurez-vous cette nuit me pardonner ?
De vous avoir tant offusqué par ma désobéissance,
Car, loin était de mon être, une authentique innocence.

 

Mes seins fermes sont pour vous combler,
Ma peau est à votre main experte réservée,
Mes fesses si parfaites vous sont à jamais destinées,
Et de mon tendre visage, ma souffrance, vous contemplerez.

 

Ô maître que sans cesse je glorifie,
Pour votre savoir-faire depuis les temps infinis,
Faites de moi votre prisonnière, votre captive et esclave.
Que vos doigts effleurent mes seins tel le feraient ceux d’un noble et beau slave.

 

Chantez-moi l’une de vos berceuses,
Vous verrez alors que je ne suis guère peureuse,
Ne voyez-vous pas que vivre pour vous est mon seul droit ?
Allez ! Ô mon maitre bien-aimé ! Dans votre donjon, allons-y de ce pas.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les lambeaux de mon coeur

a_girl_tired_in_an_elevator_by_rickb500_dd4r12y-pre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les lambeaux de mon cœur

 

Voilà maintenant trois mois,
Que tu es parti étudier loin de moi,
Une langue étrangère sur une terre inconnue,
En nous jurant fidélité tel que nous en avions convenu.

 

Chaque nuit, je pensais sans cesse à toi.
Dans tes lettres, tu jurais de vivre pour moi.
J’attendais avec grande fébrilité tes rares appels,
Car tu me disais souvent à tel point à tes yeux j’étais belle.

 

Puis un jour, une folle idée m’a prise.
Car de toi, je te le jure, follement j’étais éprise.
De prendre le train pour te faire une surprise, j’en avais décidé
En fantasmant que nous aurions fait l’amour avec passion dès mon arrivé.

 

Parvenue sur le seuil de ton appartement,
Je sentais mon cœur saisi de tant de battements,
Espérant te rendre heureux par ma présence inattendue,
Mais en ouvrant la porte, des cris de femme en jouissance, j’ai entendus.

 

Me dirigeant irrésistiblement vers cette porte,
Cette porte de bois qui alla me mener vers l’enfer,
Te voyant ainsi nu sur cette étrangère, je ne savais que faire.
Mes rêves de mariage et d’une famille nombreuse s’envolèrent.

 

Je n’en veux pas à cette beauté radieuse,
Même si, en plus, qu’elle soit très gracieuse.
Avec ses cheveux roux et sa peau blanche comme tu lait,
Car elle n’est en rien responsable de tout le mal que tu m’as fait.

 

Quelles belles paroles lui as-tu dites ?
Quelles formules magiques as-tu prononcées ?
Pour l’amener dans ton lit bien que nous fussions fiancés ?
En un seul instant, je me suis sentie trahie et tout autant maudite.

 

Tu avais bien fait de ne point dire un mot,
En t’apercevant de ce que tu as fait comme maux,
Tout le mal a été fait et maintenant c’est hélas trop tard,
Car aucun geste, aucune excuse, ni aucune parole ne saurait réparer ce tort.

 

Retournant alors sur mes pas pour me diriger vers l’ascenseur,
Évitant de tourner vers toi mon regard de femme trahie et blessée,
En souhaitant ardemment qu’un jour peut-être je pourrai enfin t’oublier,
Dans le silence, je m’y suis engloutie afin d’y ramasser les lambeaux de mon cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada