Archive | 3 avril 2019

La poitrine de Joséphine

La poitrine de Joséphine.
Dessin réalisé par Eri Kel de la France

La poitrine de Joséphine

 

Tiens ! Pour terminer cette soirée.
Où vous sembliez avoir aimé me dessiner,
J’ai une anecdote si amusante à vous raconter,
Qui vous fera rire. Soyez tous rassurés !

 

Ne vous avais-je point parlé de ma mère ?
Et de mon père parti au front et mort à la guerre ?
Ne vous avais-je point raconté de ma lointaine cousine ?
Ensemble nous avions souvent des discussions assez coquines.

 

Elle et moi passions souvent le temps à comparer nos corps,
Afin de savoir lequel allait susciter des hommes leurs regards.
Je suis blonde aux yeux bleus alors qu’elle était si mignonne et si rousse,
Je suis frêle et toute menue alors qu’elle avait une de ces frimousses.

 

Mais une chose nous avait réunies dans notre candeur,
Une richesse qui nous incitait de ne jamais avoir peur,
Car nous avions ce merveilleux point en commun,
Que les hommes allèrent admirer tout un chacun.

 

De nos seins fermes, nous en étions si dignes.
De ces seins parfaits qui ressemblèrent à une vigne.
À ma chère et magnifique Joséphine je dédie cette pose,
Veuillez me pardonner si pour terminer, j’ose.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Appuyée sur mes doigts

Appuyée sur mes doigts
Dessin par Eri Kel de la France

Appuyé sur mes doigts

 

J’ai une proposition à vous offrir.
Une idée qui je crois vous fera plaisir.
Prendre une pose qui est assez inhabituelle,
Mais, faites-moi confiance, vous verrez comme elle est belle.

 

C’est une pose qui m’a effleuré l’esprit,
Pendant que je me préparais dans la pièce d’à-côté,
Une idée qui m’est venue pendant un acte que je vous raconterai,
Mais, tout ceci devra rester pour toujours entre nous, je vous en prie.

 

Pendant que j’enleva mes vêtements,
Afin d’être devant vous nue bien simplement,
J’ai, pour quelques instants, admiré ce que j’ai de plus cher.
J’ai regardé avec tendresse mes précieuses mains transmises par ma mère.

 

Je me rappelle ses longues nuits à travailler,
Sur le fusain les gros morceaux de laine à effilocher,
De ses mains, elle m’a transmis la passion du travail bien réalisé.
De ses doigts de fée, elle m’a donné une raison d’aimer et d’exister.

 

Me voici donc appuyée sur mes doigts,
Me voici donc offerte sous un étrange point de vue,
Profitez-en alors que je suis encore pour quelques minutes nue,
Et, pour être franche avec vous, j’ai vraiment adoré poser sous votre toit.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada