Désir primal

primeval_desires_by_rickb500_dd3g8rm-pre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Désir primal

 

Quelle belle soirée nous avons eue,
Repas d’amoureux tellement langoureux,
Sous un air de violon, nous nous sommes regardés,
En vivant cet instant, nous nous sommes retrouvés.

 

Il y a si longtemps que je rêvais de ce moment,
Être enfin réunis de nouveau et éternellement,
Ne sachant quoi te dire, j’ai préféré garder le silence,
Croyant subir un nouvel épisode de terrible démence.

 

Après quelques verres de vin,
Nos têtes se mirent à tourner en ce festin,
Quel beau sourire, tu me fis avec un bel entrain.
Fort heureusement, notre hôtel n’était pas très loin.

 

Nous avons pris notre temps à se découvrir de nouveau,
Comme au premier jour où nous nous sommes rencontrés,
En cette fraîche journée où volèrent les hirondelles du mois de mai,
En ce jour de printemps où tout nous semblait être si parfait et si beau.

 

Puis l’heure de notre envol a enfin sonné,
De cet envol inespéré mais que j’ai aussi tant redouté,
Car nous savions tel serait notre légitime désir,
Même si, en tant qu’amants d’un soir, cela nous faisait souffrir.

 

Car je me souviens de notre lointaine rupture,
De cette nuit où je voulais en finir avec cette réalité,
Parviendrais-je de nouveau à l’aimer pour l’éternité ?
Que cette question y répondre avec honnêteté fut si dur.

 

Mais, tu es revenue vers moi.
Alors que tout mon cœur meurtri était pour toi,
Je t’attendais avec une rose à la main et le pardon dans l’autre.
Car pour toujours et jamais je serai humblement ton homme, ton hôte.

 

Je n’ai qu’au fond de moi qu’un souhait,
Une requête qu’avec grande confiance je te fais,
Accepterais-tu être pour toujours mon amour de vie ?
Accepterais-tu de vivre avec moi dès cet instant, dès cette nuit ?

 

Nous entrâmes en silence en notre chambre d’hôtel,
Comme un prince charmant accompagné par sa toute belle,
Avec les pupilles dilatées, sur le sofa tu t’étendis si gaiement,
En me demandant de te savourer tel le ferait un grand gourmand.

 

Comment avais-tu pu deviner mon envie, mon désir ?
Comment avais-tu repéré ce qui me ferait tant plaisir ?
Écartant le voile qui cachait ce lieu en évitant de te faire moindre mal,
Afin de satisfaire notre concupiscence innée en notre noble désir primal.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Laisser un commentaire