Archive | 12 février 2019

Chaleur de la nuit

Chaleur de la nuit
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Chaleur de la nuit

 

Ombre dans la pénombre,

Puis-je être ton ami, ton amant ?

Puis-je t’enlacer mon amour délicatement ?

Puis-je être pour cette nuit seulement ton homme ?

 

Depuis l’heure de ton départ,

Je me demandais en quoi j’avais fait tord.

En ma solitude, tu étais sans cesse dans mes pensées.

À toi, je rêvais dans le flot de mes larmes versées.

 

À l’endroit, le monde me paraissait être à l’envers.

À l’envers, absolument rien en moi n’était droit.

Que pouvais-je vraiment devenir sans toi ?

De mes poèmes, sans toi, point de vers.

 

Fais-moi, ô chérie, cette grâce !

Laisse-moi, ô ma jolie, embrasser tes seins !

Je le sais que trop bien que je ne suis pas un saint,

Mais je reconnais que sans toi ma vie je m’en lasse.

 

Tu es celle qui fait fondre la glace de ma existence,

Tu es la source de mon désir de vivre une romance,

Tu es celle qui éclaire telle une lanterne ma voie,

Tu me donnes ton amour. Ô quelle grande joie !

 

Chaleur de la nuit ! 

Qui pourrait devenir celle de mes jours,

Chaleur de mon coeur maintenant et pour toujours,

Viens près de moi ! Que nous soyons en cet instant unis.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La prisonnière

La prisonnière

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

La prisonnière

 

Née libre de famille noble,
Fière de porter riches bijoux et belles robes,
De descendance millénaire et tellement guerrière,
Où hommes et femmes apprirent à se servir des armes de guerre.

 

Guerrière mais avec un cœur généreux,
Afin que mon peuple puisse être heureux,
Ne craignant point mes lointains ennemis,
Ceux de toujours et ceux qui m’ont trahi.

 

Puis par une nuit sans lune ni étoile,
Ceux que je croyais fidèles me mirent un voile,
Et me vendirent comme esclave à vous gens sans foi,
Qui ne connaissent que l’immoralité en guise de loi.

 

Profitez de mon corps autant que vous le voulez,
Mais haut grand jamais mon âme vous réussirez à briser,
Abusez de mon intimité autant que vous le souhaitez,
Car je vous promets qu’un jour vous me le paierez.

 

Aujourd’hui, je suis votre esclave,
Mais bientôt, sur vous je serrerai mon enclave.
Et jamais vous n’échapperez à ma vengeresse colère,
Car en moi vit avant tout une femme de terre.

 

Un jour vos fils vous pleureront,
Pendant que les miens se réjouiront,
J’ai les yeux bandés et les bras attachés.
Mais un jour, tous vos crimes je vous ferai payer.

 

Reine trahie par les siens,
Guerrière surgira alors des enfers,
Et les y faire plonger fera mon plaisir,
Et, croyez-moi sur parole, je n’en aurai le sourire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Qu’elle puisse vivre dans nos mémoires

Qu’elle puisse vivre dans nos mémoires

Bonjour tout le monde,

Je viens juste de lire un texte écrit par la chroniqueuse Sophie Durocher et publié au sein d’un journal populaire dans la province de Québec.* La lecture dudit texte m’a profondément bouleversé. En effet, on y raconte que l’une des plus grandes chanteuses du Québec vit ses derniers moments suite à une maladie foudroyante qui gruge petit à petit la mémoire de la personne qui en est atteinte. Et j’ai nommé la maladie de l’Alzheimer.

Une maladie sans pitié, sans moral et sans-coeur. Une maladie qui nous enlève lentement mais inexorablement de la mémoire de ses victimes. Une maladie qui touche de plus en plus de gens au fil des années. Personnellement, une de mes tantes maternelles est décédée des suites de cette pathologie. Comme quoi, je ne peux en aucun cas rester indifférent lorsque je lis un article traitant d’un tel sujet.

Mais, ce qui m’a le plus interpelé dans l’article en question, c’est l’image où un peuple tout entier semble être atteint de ce fléau. Je parle ici, à l’instar de la chroniqueuse, du peuple québécois. Ce qui est d’autant plus triste que la devise du Québec est nul autre que  » je me souviens « . Mais de quoi les québécois se souviennent-ils vraiment ? Je serais porté à répondre de pas grand chose.

Toutefois, je me console en me disant que c’est l’ensemble du monde occidental qui est atteint d’Alzheimer. Serait-ce une conséquence directe de l’instantanéité prévalant dans le monde actuel ? Consommer toujours plus vite afin de jeter encore plus rapidement. Voir maintenant, parfois entendre mais rarement écouter pour aussitôt oublier ? Oublier afin de se croire vivant. Mais, quel peuple peut effectivement vivre si il oublie ceux et celles qui lui ont prêté leurs voix au cours de son histoire tant politique, journalistique et, dans le cas présent artistique ?

Aurais-je pu passer sous silence la disparition de madame Renée Claude de notre mémoire collective ? Aurais-je pu continuer de rédiger mon blogue certes dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie sans rendre hommage à cette artiste du Québec ? Aurais-je pu me proclamer nationaliste sans faire mention, ne serait-ce qu’une seule fois, de cette dame qui fut une figure de proue du nationalisme québécois lorsque ce mouvement fut à son apogée dans les années 1970 ? À toutes ces questions, la seule réponse est un non catégorique.

C’est pourquoi j’ai décidé de perpétuer l’image de cette chanteuse au sein de mon blogue artistique. C’est bien peu comme action, mais si j’ai pu préserver son nom dans notre mémoire en permettant à mes nombreux abonnés de la découvrir, en souhaitant que mes compatriotes d’une certaine génération en fassent de même, je pourrais dire mission accomplie. Bref, je désire que, un peu grâce à cet article, madame Renée Claude puisse vivre dans nos mémoires, et ce pour toujours. 

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

*Il s’agit du Journal de Québec édition du lundi 11  février 2019

*Je profite de l’occasion pour remercier madame Sophie Durocher de m’avoir donné sa permission de m’inspirer de son article au sein de sa chronique.