Archive | 4 février 2019

La douleur

 

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Dessin réalisé lors de ma dernière prestation de nudité artistique en date du 15 septembre 2018 à Montréal

La douleur

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous et que la fin de la saison hivernale vous soit agréable. Pour ma part, je dois avouer qu’elle a été parsemée de surprises en tout genre, mais plus particulièrement sur un trait auquel je ne m’y attendais absolument pas. Un trait qui concerne la vision que l’être humain a d’une part, de ce qui l’entoure et d’autre part, de lui-même.

On parle souvent dans les médias sociaux d’amour, de romance, d’aventures parfumées à l’eau de rose et de bien d’autres sujets aussi légers les uns que les autres. Malheureusement, un sujet semble avoir été occulté par l’ensemble des médias de masse. Et, si on en parle, c’est souvent pour saluer la manière héroïque dont certaines personnes ont du l’affronter au cours de leurs vies. De quoi s’agit-il exactement ? Cela se résume en un seul mot : douleur.

Mais qu’en est-il vraiment ? Je parle ici de celle qui est présentée par les grands quotidiens, celle qu’on subit et que bien involontairement on peut faire subir aux autres et, bien entendu, celle que l’on s’inflige à soi-même. Il y a autant de types de douleur qu’il y a des gens sur cette terre. 

Il y a aussi la douleur que l’on éprouve dans des circonstances bien précises de notre existence tels que, à titre d’exemple, la maladie, les handicaps physiques ou mentales, les peines d’amour et la perte d’un être cher. Il y a aussi la douleur qui se manifeste lors d’un mauvais souvenir qui nous vient à l’esprit. Bref, vous vous doutez sûrement que la liste de tout ce qui en est la cause est presque infinie.

Pour ma part, je peux dire que la douleur et moi-même nous nous connaissons très bien puisque nous nous sommes côtoyés en maintes reprises au cours de ma vie. Une vie parsemée d’éléments parfois agréables et parfois qui le sont moins. Je pense notamment à celles causées par mes prothèses, à mes nombreuses opérations subies durant mon enfance, à celles liées par l’assassinat de mon frère aîné en 1972 et par l’image véhiculée dans un journal de sensation alors que je n’étais qu’un gamin âgé de 11 ans en 1973. Toutefois, est-il utile de mentionner les douleurs, les souffrances et les épreuves des gens que je côtoie en ce moment même dans un centre de réadaptation physique où je suis hospitalisé depuis déjà quelques jours ? Bref, je n’ose pas trop me plaindre de mon sort.

Il y a aussi celui de mon image corporelle que je ne peux en aucun cas négliger. Comment les autres le voient-ils ? En particulier les membres de la gente féminine ? Fait intéressant à noter, et à ce que plusieurs d’entre elles m’ont affirmé, la manière dont je me présente en ayant aucun complexe rend possibles les liens amicaux avec mes pairs. Par ailleurs, c’est souvent ce que l’on croit percevoir chez autrui qui nous blesse et non pas la réalité en tant que tel.

Je pense à un exemple bien particulier pour illustrer de tels propos. En effet, c’est un peu comme si on m’attachait en ayant les yeux bandés dans un salon de massage érotique lors d’une séance sadomasochisme. Toutes les filles y seraient pour me voir souffrir et me faire souffrir. Mais, ici une question fondamentale se pose d’emblée. Qui leur permet d’agir de la sorte? Celui qui écrit ces lignes et nul autre que lui-même. Il en est ainsi dans de nombreux domaines de la vie. Les domaines amoureux, de travail et de famille en sont des exemples parfaits.

C’est un fait indéniable : L’individu est plus souvent qu’autrement l’instigateur de son malheur. N’allez pas croire que je réfute l’idée qu’il y a aussi de causes extérieures à notre souffrance. Les gens qui sont en services internes dans le centre de réadaptation où je suis n’ont certes pas choisi de vivre leurs situations souvent d’une gravité rarissime. Ce qui n’empêche pas que dans bien des cas nous-mêmes qui donnons à autrui la clé de tout ce qui nous détruit.

On peut, à l’instar de mon image précédemment montrée, avoir les yeux bandés afin d’éviter de voir la réalité. Mais, qu’on le veuille ou pas, c’est la réalité qui nous rattrape. Que pouvons-nous alors faire ? Je répondrais simplement à cette question par deux solutions certes drastiques, mais d’une efficacité éprouvée. En premier lieu, faire face à cette réalité et d’agir en conséquence, c’est-à-dire de prendre les moyens qui s’imposent et de foncer sans arrêt. Autrement dit,  » prendre le taureau par les cornes « . En second lieu, de faire sortir toutes formes de négativité dans notre vie. Ceci peut aller de se séparer de gens qui aspirent notre énergie jusqu’à faire un choix des lieux où nous avons l’habitude d’aller. Quels types de personnes nous enrichissent vraiment ? Quels genres de lieux peuvent favoriser une meilleure harmonie entre d’une part, nos valeurs les plus précieuses et d’autre part, les activités qui sont susceptibles de nous faire évoluer sur la route du bonheur véritable ? Ce sont-là quelques exemples où le négativisme peut être extirpé de notre vie.

Je vous souhaite en ce début du mois de février de trouver réellement ce qui vous convient pour votre plus grand bonheur. C’est, je crois, le meilleur souhait que l’on peut faire envers notre prochain. N’est-ce pas ?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec

Tentatrices

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Superbe réalisation artistique de Fabienne Roques

 » Tentatrices « 

Superbe réalisation artistique de Fabienne Roques où la sensualité accompagnée d’une légère dose d’humour est présentée de brillante façon.

En tant qu’homme, et fier de l’être, je dois avouer que le sein d’une telle « tentatrice » m’interpelle grandement. En effet, on ne peut empêcher l’homme hétérosexuel que je suis d’être impressionné par une telle oeuvre.

Une oeuvre qui témoigne avec éloquence de la beauté à la fois du  » sein  » et celle de la femme qui, inconsciemment ou non, tente cet homme. Une telle tentation serait-il une invitation à aller vers cette autre, accessible ou non, afin de la connaître, de l’aimer, de la fréquenter, de l’épouser et de vivre en sa compagnie. Est-il utile de préciser que sans le charme féminin et l’influence de certaines parties de son anatomie, l’homme ne pourrait pas ressentir cette envie bien légitime qu’est celle de procréer ? C’est un pensez-y bien !

Merci de votre attention.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Mains derrière le dos

Dessin réalisé par mon ami et collaborateur Eri Kel de la France

Mains derrière le dos

 

Je marche droit devant
Sans regarder derrière
Car le passé est hier
Au passé des ans.

 

D’un pas assuré
J’avance toujours déterminée
À aller sans cesse et toujours plus loin
Car j’ai décidé de construire mon demain.

 

Femme fière
Esprit sain et cœur joyeux
Je me dirige vers d’autres cieux
Sans oublier mon époux mort à la guerre.

 

Tournant la page noire
Car rien ne sert de s’apitoyer
Mieux vaut se taire et se relever
Car chacun a aussi ses propres déboires.

 

Aujourd’hui je me relève
Car je ne serai jamais cette Ève
Celle qui fut chassée du jardin d’Eden
Et entre vous et moi, cela ne me fait aucune peine.

 

Je bâtirai moi-même mon jardin
Celui qui sera fait avec mes mains
Selon mes rêves pour de meilleurs lendemain
Et une fois fait, je le contemplerai à chaque matin.

 

Je continue d’avancer
Toujours bien déterminée
À aller sans cesse plus loin et plus haut
Allant vers l’avant, le regard bien haut et les mains dans le dos.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Trois en moi

Photo par Mélanie Dufresne Juillet 2018

Trois en moi

« Je suis trois en moi. En moi, nous sommes trois. Mais qui sont-ils ? Au fond, qui suis-je ? Voici donc ces trois « moi » qui me définissent si bien. Il s’agit de ma propre réflexion. Libre à vous de partager ou pas mon idée.

Tout d’abord, il y a le « moi de mon enfance » qui disparaît lors de la traversé du désert de mon adolescence. Une traversé parsemée de questions sans réponses et des réponses qui n’ont jamais trouvé leurs questions.

Ensuite, il y a celui du « moi perpétuel », c’est-à-dire celui qui est et qui sans cesse se détruit et se reconstruit au gré des jours, des événements, des espoirs brisés et des rêves inaccomplis sans oublier les grandes et petites joies de la vie.

Enfin, il y a « Ce moi » qui ne sera jamais : celui des remords, des regrets et des fantasmes inassouvis. « Ce moi » qui dérange le plus car il surgira au pied du lit lorsque mon heure de quitter ce monde arrivera. « Ce moi » apparaîtra devant l’être charnel que je suis en me posant cette ultime interrogation : Qu’aurais-tu aimé être réellement ?

Dans le fond, nous sommes tous et toutes un peu ce troisième « moi », celui que nous ne serons jamais. Pourquoi alors avoir tant de regrets ? Que nous sert-il tous ces remords ? En quoi la réalisation de nos fantasmes nous aurait rendu heureux ? C’est un pensez-y bien ! »

De

RollandJr St Gelais de Québec

Intimidée

 

Dessin par Eri Kel de la France

Intimidée

Madame ou bien mademoiselle
Quel plaisir de commencer l’année avec jeune dame si belle
Une véritable opportunité de vous avoir pour modèle
Qui donne à nos pinceaux et fusains des ailes

Et pour certain, le goût d’écrire
De ses poèmes avec le sourire
Malgré sa blessure au bras
C’est avec grande joie qu’il le fera

Mademoiselle
Tournez vous vers nous
Même si vous êtes à genoux
Car nous le savons vos yeux sont un don du ciel

Pour certains modèles prendre pose est un véritable enfer
Alors que vous, avec grâce vous avez su comment le faire
Vous avez en vous ce talent, cette qualité innée
Alors, écoutez-nous, regardez-nous, ne soyez pas par notre présence intimidée.

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec