Archive | 8 octobre 2018

Que changerais-je ?

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Votre humble serviteur à l’hôpital de Baie-St-Paul pour les enfants déficients intellectuels

Que changerais-je ?

 

Que changerais-je ?

Dans le fond que pourrais-je ?

De cette vie si bizarre et si étrange,

Où  tout finalement et contre toute attente s’arrange.

 

D’une naissance si imprévue,

Et de cette créature auparavant jamais vue,

Que l’on avait jadis condamnée chez les monstres à végéter,

Alors qu’à notre époque de bien-pensants on aurait avorté.

 

De ce lieu où jamais il n’en sortirait,

Loin des regards inquisiteurs on le soustrayait,

De le voir  disparaître à jamais certains le souhaitaient,

Car pour gens au cœur sensible tellement il dérangeait.

 

De ce temps maintenant lointain,

Il a réussi à devenir homme qui se prit en mains,

En se remémorant certains faits de son enfance,

Sans oublier ceux de son adolescence.

 

De ces événements qui l’amènent,

À se questionner sur le sens de sa vie,

De ses erreurs qui le suivront vers l’infini.

Devant l’autel des offrandes perdues point d’amen.

 

Quel serait donc son véritable désir ?

Quelle faute aimerait-il ne plus souffrir ?

Car bien des choses il en est avec raison fier,

Mais ignorer comment vraiment aimer il en est guère.

 

Voilà tout ce que je changerai,

Qu’un seul vœu le ciel puisse m’accorder,

C’est celui de pouvoir aimer celle qui ouvrira mon cœur,

À celle qui me fera comprendre qu’aimer il ne faut pas en avoir peur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Colle-toi !

 

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Colle-toi !

Colle-toi ! 

  

Journée bizarre, 

Où j’en ai plus que marre. 

Que toutes mes nombreuses questions, 

Pour lesquelles je ne trouve pas de solutions. 

 

Suis-je une si mauvaise personne ? 

Ai-je en moi quelque chose qui soit bonne ? 

Ou bien suis-je digne des peines des enfers ? 

Car en cet instant, je ne quoi penser ni que faire ? 

 

Toutes celles que j’aimées, 

Je n’ai guère su mon amour l’exprimer. 

J’essaye de voir où j’en suis et de me comprendre, 

Cela est-il peine perdue ? Devrais-je arrêter et me rendre ? 

 

Maintenant que les feuilles d’automne tombent, 

Qui avec lenteur et sans relâche recouvriront les tombes. 

Je me demande sans arrêt : quelle aurait pu être ma vie ? 

En lisant les noms écrits sur ces pierres de gens partis. 

 

J’avance bien entendu en âge inéluctablement, 

Regardant le parcours de mon existence lentement, 

Me rappelant ceux rencontrés dans le train de ma destinée. 

De ceux qui ont été présents ou absents dès que je suis né. 

 

Puis sans y faire attention, 

Je ressens en moi cet horrible froid, 

Qui me glace le sang jusqu’au bout des doigts, 

Et qui à jamais consume joie de vivre et passion. 

 

Puis-je te demander une faveur ? 

Une requête sans que tu éprouves de la peur ? 

Ô belle dame ! Gracieuse dame ! Venue du lointain horizon. 

Colle-toi sur moi afin d’apaiser dans ma tête cette triste chanson. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada