Archive | 9 février 2018

Corps présent ! Regard absent !

Regard absent II

Dessin de mon ami Eri Kel de la France

Corps présent ! Regard absent !

 

Je pense en silence,

Sans prononcer un mot,

Sur ce qui ce passe sur les eaux,

Comme je le faisais durant mon enfance.

 

J’ignore quoi penser de ce monde,

Qui blesse notre sainte mère Dame Nature,

Qui nous offrait ces milles merveilles si pures,

Et maintenant, comment ne point avoir honte ?

 

De nos actions destructrices ?

De nos paroles mensongères et séductrices ?

De nos pensées pernicieuses nous précipitant ?

Dans les flammes de l’Enfer et dans les abîmes du néant ?

 

Peuples aux désirs inassouvis,

Qui exploitent sans arrêt celle qui donne la vie,

Depuis la nuit des temps où Chronos cessa de manger ses enfants,

Labeur des hommes fut le lot de nos ancêtres des terres d’antan.

 

Ne savaient-ils pas notre précarité ?

Où chaque jour de nos pauvres vies est compté ?

Que notre terre est aussi notre unique mère des mers ?

De ces mers découvertes par hommes de paix et hommes de guerre.

 

Oui, mon corps est de plein gré présent.

Oui, mon amour pour cet art est toujours vivant.

Mais, je m’inquiète pour vos enfants les petits et les grands.

Que sera ce monde sans leurs yeux si ce n’est qu’un regard absent ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Émouvant !

Émouvant !

Quand une chanson enseigne une grande valeur…

Mercy

de

Madame, Monsieur

Dans le mille

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Votre humble serviteur en compagnie d’une jeune artiste

Dans le mille

Bonjour tout le monde,

Vous savez probablement déjà que je suis un grand lecteur de journaux et qu’en règle générale je ne rate pas de lire les chroniques où les valeurs de notre époque sont analysées de manière propre au Québec. Parmi ces valeurs, le regard sur la nudité est sans conteste l’un qui m’interpelle le plus. Et pour cause, puisque qui dit nudité fait référence à l’un des sujets encore tabous au sein de nos sociétés occidentales.

Or, ce matin, j’ai eu le plaisir, un plaisir presque coupable, de savourer ce texte écrit par la chroniqueuse Sophie Durocher. Un texte qui donne l’heure juste sur les dérives du féminisme face à la nudité artistique laquelle a servi, et sert encore et servira probablement  pour les décennies à venir, de tremplin pour bon nombre d’artistes tant masculins que féminins dans leur recherche de la beauté. Une beauté vue par leurs yeux, perçue par leurs cœurs et retransmise par l’entremise de leurs œuvres.

Par un souci de respecter le droit d’auteur, j’ai ajouté en bas du présent article le lien de la chronique rédigé par Sophie Durocher. C’est la moindre des choses dans le cadre d’un blogue qui se veut être à la fois sérieux et authentique et respectueux des règles de l’art.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le délire féministe

Par

Sophie Durocher

On savait que le mouvement #moiaussi, si légitime soit-il, allait amener son lot de dérapages. Et le pire de ces contrecoups, c’est la naissance de la Police des femmes, qui veut nous dire quelle est la bonne façon de représenter les femmes dans l’art.

VOIR DU SEXISME PARTOUT

On avait déjà eu droit à quelques textes délirants de la prof de l’UQAM Martine Delvaux, qui trouvait sexiste Le Mirage ou Blade Runner 2049.

Mais on a atteint un nouveau sommet avec la publication dans La Presse d’un texte de Pascale Navarro intitulé : Le génie expliqué aux petites filles.

Mes amis, on devrait avoir un malaise à regarder Le Penseur de Rodin, parce que le sculpteur a supposément « participé à la destruction » de Camille Claudel. Misère, il y a des limites à faire du révisionnisme historique ! Non seulement Rodin a toujours vanté les qualités artistiques de Claudel, mais il a déjà déclaré : « Je lui ai montré où trouver de l’or, mais l’or qu’elle trouve est bien à elle ».

Il faudrait qu’on ait un malaise à regarder des Picasso parce que Pablo n’a pas toujours été fin avec ses 1001 amantes ? On n’a pas fini.

Bien sûr, ces néo-féministes ne disent pas un mot sur les femmes artistes qui ont été des véritables monstres pour leur entourage. J’imagine que la grand-mère d’Anaïs Barbeau-Lavalette (dont l’histoire est racontée dans La femme qui fuit) est une sainte, malgré le fait qu’elle ait lâchement abandonné ses deux enfants en bas âge pour se consacrer à « son art » ?

CACHEZ CE SEIN, CETTE FESSE, CE BRAS

Dans son texte ahurissant de morale puritaine, Navarro s’en prend même à la nudité dans la peinture.

« Depuis que nous sommes petites, nous entrons dans des musées dont les murs sont couverts de femmes déshabillées et dont les images font la gloire de leurs auteurs. Les femmes ont servi de support à tant d’œuvres et nourri tant de génies portés aux nues, que les petites filles qui regardent (ce qu’elles deviendront ? ce qu’on attend d’elles ? leur miroir ?) sentent une colère monter. »

Ben voyons donc ! Les petites filles qui vont au musée regarder Les Baigneuses de Renoir, L’origine du monde de Courbet ou les femmes nues de Matisse sont « en colère » parce que ce sont de vilains machos qui ont créé ces œuvres ?

Mais c’est quoi ce délire puritain ?

Big Mother is watching you ?

ET LES ZIZIS ?

Quand je lisais ce texte effarant, j’avais l’impression de lire le manifeste d’un taliban. Ça ne traverse pas l’esprit de ces radicales que l’art est une déclaration d’amour à la beauté et que le corps des femmes, ben… c’est beau ?

Bordel, depuis que l’humanité existe, l’être humain a représenté ses congénères dans leur plus simple appareil. Depuis des millénaires, on dessine, peint, sculpte la courbure d’un sein, le galbe d’une fesse.

Et je peux vous nommer des milliers d’œuvres marquantes de l’histoire de l’art qui sont une glorification du corps nu… d’hommes déshabillés.

Quand les féministollahs regardent le David de Michel-Ange, un homme flambant nu au pénis proéminent gravé dans le marbre, est-ce qu’elles sentent monter en elles la colère ?

Source journalistique : http://www.journaldemontreal.com/2018/02/09/le-delire-feministe