Archive | 7 décembre 2017

Lettre à ma mère

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Ma mère m’a enseigné à ne pas avoir honte de mon corps.

Lettre à ma mère

Bonjour chère maman,

Cela fait maintenant plus de 21 ans que tu as quitté ce monde que tu aimais tant. Tu adorais entretenir ton jardin de fleurs, prendre soin de la demeure familiale, recevoir tes enfants partis depuis le jour de leurs noces afin de fonder à leur tour leurs familles sans oublier le cadet dont tu étais si fière. Fière d’avoir fait mentir les plus sombres pronostics à son endroit. Tu étais là dans nos moments de peines comme de joie. Tu partageais nos instants de bonheur tout en nous épaulant dans nos moments de tristesse. Tu nous as inculqué des valeurs chrétiennes si précieuses à tes yeux.

DSCN0257 (2)Ta foi en la vie, en l’amour et en Dieu est devenue mienne au fil du temps. Oui, j’ai foi en la vie car elle est de part sa précarité tellement précieuse que jamais je ne voudrais la perdre pour des futilités. Oui, j’ai foi en l’amour car qu’importe ce que nous sommes sur cette terre, vivant dans l’opulence ou bien essayant de survivre dans la médisance, savants au grandes connaissances ou petites gens aux humbles d’esprit, peau couleur d’ébène ou bien blanc comme de la crème, nous ne pouvons vivre sans amour. Oui, j’ai foi en Dieu. Celui que tu m’as fait connaître à travers tes gestes de bonté et de miséricorde, en ne pas jugeant autrui sur les apparences mais de tendre la main sans compter car nul trésor ne nous suivra dans la tombe une fois notre heure venue.

Pourtant, j’ai tant de choses à te dire, tant de secrets à te dévoiler, tantNew Image 43 de chagrins à te confier. Mais, par-dessus toute chose, j’aimerais avoir réponse à cette modeste question : pourquoi ai-je tendance à blesser les femmes qui m’ont aimé ? Je ne crois pas être une mauvaise personne et jamais, ne fut-ce qu’un seul instant, j’ai souhaité mauvais sort à autrui. Et pourtant, c’est la honte qui m’envahit dans la tournure de mes souvenirs. J’ai tellement désiré avoir une femme à combler, à chérir et à toujours respecter.

Pourtant, malgré mes gestes de bonté et mes marques de respect, j’ai si souvent blessé que je ne sais plus qui je suis. Tu sais. Je n’ai jamais rien refusé à celle qui allumait la flamme dans mon cœur, encore plus lorsque celle-ci me réchauffait dans le silence le plus complet. Je suis loin de regretter mes voyages, mes aventures et mes soirées avec toutes celles que j’ai réellement aimées. Bien au contraire !

20171130_135019 (1)Maintenant que l’automne tire à sa fin et que l’hiver installe son manteau blanc, je ne peux m’empêcher de revivre mes plus beaux souvenirs. Souvenirs qui me hantent dans mes rêves aux plus sombres de mes nuits. Me réveillant en sursaut, je t’appelle. Maman ! T’ai-je donc fait !? La douleur qui m’accable ne s’apaise que dans les strophes de mes poèmes.

Et, que Dieu m’en soit témoin, ce que je les ai aimées. Ce qui ne m’a pas empêché de les blesser. Malgré moi, malgré les valeurs que tu m’as transmises, je n’ai pas su être à la hauteur. À la hauteur de leurs attentes. Mais, ce qui m’accable le plus, c’est de voir que celle que j’ai en secret le plus aimée, est celle dont j’ai fait le plus souffrir.

Dis-moi maman, me répondras-tu la prochaine fois que je t’appellerai en pleine nuit ? Tu sais maman, j’aurais tellement de choses à te dire, de secrets à te confier et de péchés à te confesser. La prochaine fois, je t’en supplie pour l’amour de Dieu, réponds-moi.

Ton fils qui t’aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le sourire de la belle rousse

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Réalisation de Eri Kel de la France

Le sourire de la belle rousse

 

Un des petits chef d’oeuvres de mon ami Eri Kel.

Un dessin qui me fait plaisir de partager avec vous.

RollandJr St-Gelais de Québec

Douleur

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Douleur

Il  fait encore nuit
Et mon coeur languit
Tant de questions sans fin
Qui me laissent sur ma faim.

 

Pourquoi?
Ai-je tendance à blesser
Toutes celles qui m’ont aimé?
Pourquoi suis-je ainsi ? Oui, moi.

 

Pourquoi tant de peine ai-je causée?
À ces femmes que j’ai pourtant adorées?
Tant de beaux souvenirs et des rires,
Mais des chagrins et des larmes pour finir?

 

Autour de moi, c’est le noir.
En moi s’installent sombres pensées
j’ignore où aller quelle est ma destiné.
Ma tristesse, je dois jusqu’à la fin la boire.

 

Tristesse que je dois vivre
Voici mon lot si je veux survivre
Mais ce que ça fait mal de ne pouvoir rien faire
De voir celle que l’on a aimée vivre cet enfer.

 

Bien des mots sont inutiles
Bien des gestes sont futiles
Voilà la peine qui m’envahit
Et depuis ce jour fatidique tout est gris.

 

Pourtant, j’aurais donné ma vie
Maintenant à quoi bon tant de regret?
Pour tout ce que j’ai dit, écrit et fait.
C’est le boulet au pied que je trainerai jusqu’à ce que ma vie soit finie.

 

Il n’y a aucun tourment aussi pire
Que de voir celles que l’on a aimées souffrir
L’encre de la nuit est bien présent dans mon coeur
En cet instant où rien ne guérit en mon âme cette douleur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada