Archive | 18 octobre 2017

Quel chanteur extraordinaire

Quel chanteur extraordinaire !

Charles Aznavour : « Marie, quand tu t’en vas. »

 

Marie, quand tu t’en vas,
Tous mes soleils se cachent,
Et mon ciel s’obscurcit,
Les ombres font des tâches,
Sur les murs de mes nuits.

Marie, quand tu t’en vas,
Les cours d’eaux se tarissent,
L’oiseau quitte son nid,
Les bourgeons dépérissent,
Avant d’avoir fleuri,
Marie, Marie quand tu t’en vas.

 

Marie, quand tu t’en vas,
Tout vieillit en mon être,
Et je meurs mille vies,
Derrière ma fenêtre,
A te voir avec lui.

 

Marie, quand tu t’en vas,
Dans la longue voiture,
Blanche décapotée,
Pour vivre l’aventure,
En me laissant crever,
Marie, Marie quand tu t’en vas.

 

Marie, quand tu reviens,
Avec ton maquillage,
Qui coule par endroit,
Des plis à ton corsage,
Jambes nues, sans tes bas.

 

Marie quand tu reviens,
Insouciante et sans honte,
Je fais celui qui croit,
Tout ce que tu racontes,
J’ai trop peur qu’une fois,
Marie, Marie,
Tu ne reviennes pas,
Marie quand tu t’en vas

Ô femme de couleur d’ébène

 

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Dessin de Claude Bouillon

 

Ô femme de couleur d’ébène

 

Femme de ce continent,

Rempli de trésors et de diamants,

De ces rivières bleutées et de ces  vierges forêts,

De ton corps si gracieux et si svelte quoi dire je ne saurais.

 

Femme tellement noire,

Du Ghana ou de la Côte d’Ivoire,

De tes ancêtres tu en retiens tristes souvenirs,

Qui luttèrent contre tyrans et contre bien pires.

 

Femme aux cheveux hirsutes  !

Qui naquit dans une humble hutte,

Tu désires qu’une chose à ta progéniture,

C’est de bâtir dans la joie un bien meilleur futur.

 

Femme témoin d’un douloureux passé,

Ressaisis-toi ! Et surtout ne cesse pas d’espérer,

Car coule la force incroyable de tes aïeux dans tes veines,

Sache que tu es femme sacrée ! Ô femme de couleur d’ébène.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sur la route

Pourquoi m’as-tu abandonné ?

Toi mon ami et mon maître,
Toi pour qui je voulais être,
Être ton ami fidèle et pour la vie,
Je t’aurais suivi jusqu’à l’infini.

Pourquoi ? T’ai-je donc fait ?
Pour être laissé sur cette route,
Nettoyant mes yeux de leurs croûtes,
Je te consolais de ce monde si laid.

Maintenant je suis là,
Mon cœur pleure ! Hélas !
De réponse, tu ne m’en point donnée.
Dis-moi mon maitre adoré : pourquoi m’as-tu abandonné ?

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada