J’aimerais bien y assister.

New Image 90J’aimerais bien y assister.

Bonjour mes amis et amies de l’Europe,

J’espère que vous allez bien et que la vie soit belle pour vous. De mon côté, elle est magnifique surtout avec un temps ensoleillé comme nous avons eu aujourd’hui même à Québec. Vous savez probablement que j’ai eu la chance inouïe de visiter une galerie d’arts en Suisse au cours du mois de juillet dernier. Une galerie d’arts où la nudité artistique était à l’honneur grâce à la présentation d’oeuvres réalisées par des maitres en ce domaine.

Vous devez sans doute vous douter que je me tiens à l’affût de tout ce qui se passe dans les différentes expositions dans ce domaine. Voilà pourquoi je lis divers articles, notamment grâce à mes alertes du service Google, sur lesdites expositions. C’est ainsi que j’ai été informé d’une présentation théâtrale a lieu en France où le thème du monde du modèle vivant est abordé, selon les critiques, de manière fort remarquable. J’ai donc décidé de partager avec vous l’un de ces articles trouvés sur le web. Ledit article est reproduit en noir et blanc et un lien se trouve en annexe, et ce par souci de respecter les droits d’auteurs. Pour ceux et celles qui ont eu la chance d’assister à l’une ou l’autre présentation, j’aimerais avoir vos appréciations personnelles.

Merci de m’avoir lu !

Bon vendredi !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Festival d’Avignon : “Nu dans le bain”, ivre de peinture

Peintre et metteur en scène, David Géry nous invite à pénétrer dans son atelier, tandis qu’il réalise le portrait de Beth (Agnès Sourdillon). Se dessine alors sous nos yeux l’histoire des modèles de peintres célèbres, tragiquement oubliées.

Festivaliers, prenez votre courage à deux mains… traversez le Rhône (le bus passe au pied des remparts tous les quarts d’heure) et grimpez jusqu’à la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon. Pas seulement pour aller dans la salle du Tinel qui accueille des spectacles du In. Car l’hôte des lieux, le Centre national des écritures du spectacle, y présente lors de ses (trop courtes) Rencontres d’été les œuvres travaillées lors de résidences organisées toute l’année. Pour Nu dans le bain, pièce d’une jeune Américaine d’habitude mise en scène Off-Broadway, le metteur en scène David Géry et la comédienne Agnès Sourdillon ont bénéficié de ce dispositif. Ils semblent ici chez eux et nous, spectateurs, nous nous glissons comme par effraction dans leur « atelier ». Atelier de théâtre comme atelier du peintre, car ici la fiction dramatique (le monologue d’une femme qui pose dans un atelier de dessin et creuse l’histoire des modèles oubliées des peintres célèbres) est rejointe par la réalité.

Le metteur en scène David Géry, en effet, est peintre – de ceux qui aiment l’huile et la matière – et cette magnifique salle aux poutres monumentales où l’on pénètre est envahie de châssis, de toiles retournées, de pinceaux séchant dans les pots… Une odeur de térébenthine plane. Géry, assis de dos, mélange ses couleurs pendant que le public s’installe. Celui-ci pourra, papier et crayon en mains, participer lui aussi à cette vraie-fausse séance de pose.

Une baignoire sur pieds attend au milieu de cette salle au nord dont la lumière naturelle est peu à peu travaillée. Et puis elle entre. Agnès Sourdillon – ex-Agnès de L’Ecole des femmes monté par Didier Bezace dans la Cour d’honneur du palais des Papes en 2001 – s’est glissée dans la peau de Beth, une femme mûre chassée de sa place de serveuse, découvrant par hasard ce boulot de la débrouille. Elle fait ses premiers pas dans le monde de l’art dont elle ignorait tout. Jamais entrée dans un musée. Jamais eu l’occasion d’être touchée par un tableau. Pendant que Beth/Agnès nous délivre le flot de ses pensées subtilement modulé entre humour mutin et lassitude inquiète, elle pose nue, avec une grâce naturelle, intense et pudique. Le texte mêle avec intelligence la situation vécue – les contraintes musculaires –, et le chemin de Beth vers l’émotion esthétique au fil de son enquête sur le destin tragique de Renée Monchaty, jeune modèle que le peintre Pierre Bonnard a fini par trahir et qui s’est suicidé en 1925. Le cinéaste Jacques Rivette dans La Belle Noiseuse en 1991 avait déjà mis en scène, grâce à Emmanuelle Béart et Michel Piccoli, les relations d’un peintre à son modèle. Ici, pas de tension extrême dans la séance qui sert davantage de cadre au jeu de l’actrice et met le public en situation. L’enjeu dramatique tourne surtout autour de l’histoire de l’art vue par la lorgnette des modèles et de la prise de conscience de Beth d’autres vies possibles. Mais le peintre Géry nous réserve quand même une surprise qui fait de la représentation de Nu dans le bain une expérience rare.

Source : http://www.telerama.fr/scenes/festival-d-avignon-nu-dans-le-bain-ivre-de-peinture,160732.php

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