Archive | 25 février 2017

Pour le plaisir

new-image8

Pour le plaisir

Bonjour tout le monde,

new-image3Aujourd’hui, je désire élaborer sur un sujet assez particulier qui est celui de l’une des raisons d’être de ma passion, c’est-à-dire tout simplement du plaisir que je retire de poser nu pour des artistes amateurs ou professionnels et des écoles d’arts un peu partout dans la belle province de Québec. En effet, cela fait maintenant plusieurs années que je parcours le Québec pour y offrir mes services de modèle nu et jamais de ma vie, somme toute vraiment intéressante, je n’ai eu autant de plaisir à faire quelque chose dont une bonne partie des gens que je connais n’oseraient pas faire.

Mais, quel plaisir puis-je retirer de ma profession? C’est-là une question biennew-image2 légitime qui mérite une réponse à trois volets. À vrai dire, il serait assez difficile pour votre humble serviteur de résumé en une seule phrase une réponse qui se doit d’être élaborée pour faciliter la compréhension des lecteurs. N’oublions pas que poser nu est avant toute chose un art, et comme chaque art qui se respecte, il arrive parfois que cela peut dépasser l’entendement du sens commun. D’ailleurs, qui ne se souvient pas de la couverture de l’album de John Lennon et de Yoko Ono intitulé « Two Virgins » où ils étaient photographiéss dans leur plus simple apparat ? Certes, un tel album réalisé au tout début des années 1970, suscita un choc au sein du grand public malgré les années fastes du mouvement connu sous le vocable du « Peace & Love » des années 1960.

Le premier volet de ma réponse se trouve dans mon cheminement personnel. Vousnew-image11 l’ignorez fort probablement, mais ma situation physique a été maintes fois présentée dans plusieurs médias de masse. Des médias de masse qui se sont davantage intéressés aux conséquences de la thalidomide que de la possibilité que cet homme en devenir possède une beauté qui lui soit particulière. Vous ne pourrez jamais de la vie vous imaginer toutes les remises en question que j’ai dû affronter à un âge où l’estime de soi et la construction de son image auprès des autres se développent. Bref, savoir que mon corps peut être perçu comme ayant sa beauté et que celui ou celle qui le regarde peut y trouver des éléments agréables à découvrir. Autrement dit, voir une beauté là où auparavant on y voyait que des erreurs pharmaceutiques. Croyez-moi sur parole ! C’est pour moi tout un revirement de situation.

new-image7Le deuxième volet réside dans les opportunités de faire la rencontre de gens vraiment intéressants appartenant à des classes sociales diverses, à des communautés ethniques hétéroclites, à des groupes d’âge variés et en provenance d’horizons aussi différentes les unes que les autres. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de gens réellement extraordinaires à chaque fois où mes services de modèle nu furent requis. Je me rappelle d’une anecdote vécue au musée des beaux-arts de Montréal et qui m’a bien fait rire. J’ai pour habitude de me promener nu parmi les participants des séances, sauf si la personne responsable du groupe me demande de ne pas le faire, pendant les entractes afin de leur permettre de se familiariser davantage avec mon corps, disons-le franchement, un peu hors-norme. Cette procédure aide beaucoup les participants à saisir davantage les subtilités de mon physique sans omettre mes expressions corporelles et à les transposer au sein de leurs œuvres. Or, pendant l’un des entractes où je discutais avec plusieurs personnes à propos des œuvres réalisées jusque-là, une dame s’est approchée et m’a demandé si ma prothèse était fabriquée à l’institut de réadaptation de Montréal. Ce à quoi je lui ai répondu que ce n’est pas le cas puisque je reste dans la belle ville de Québec où il y a aussi un centre spécialisé dans ce domaine mais qu’auparavant j’y allais durant mon enfance et mon adolescence. Elle m’a alors dit qu’elle travaillait à cet établissement en tant que prothésiste. Je lui ai dit, avec un sourire en coin, que le fait de l’avoir rencontrée m’a fait revivre de lointains souvenirs. Comme quoi, comme on dit si bien au Québec, le monde est petit. N’est-ce pas ?!

Le dernier volet explicatif de mon plaisir d’être modèle nu réside en un certainnew-image10 bien-être que je souhaite apporter à toutes les personnes avec qui j’ai la chance inouïe de travailler. Un bien-être qui tire son origine d’un long processus de réflexion sur le sens de la vie, sur celui de l’amour, sur les joies et les peines auxquelles chacun d’entre nous doit faire face au cours de son périple sur terre. Certes, la vie est loin d’être facile pour une grande majorité d’entre nous. Toutefois, nous avons l’entière liberté de choisir quel chemin nous allons prendre ; celui du bonheur ou bien du malheur. Pour ma part, j’ai choisi tout simplement d’être heureux avec les hauts et les bas que la vie peut m’apporter et si une fois, j’ai bien écrit une fois, j’ai pu rendre un participant heureux de vivre lors de l’une de mes prestations de nudité artistique, je pourrai dire mission accomplie. D’ailleurs, à ce sujet, une des personnes qui étaient présentes à l’occasion de ma prestation au musée des beaux-arts de Montréal ce jeudi 23 février, avait dit aux gens qui l’entouraient qu’elle était tellement impressionnée par ma joie de vivre que cela l’avait rendue heureuse. Que ça fait du bien à entendre !

Merci infiniment pour votre fidélité à suivre mes publications.

Merci mon Dieu pour la chance de vivre une vie si extraordinaire.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Bon retour parmi vous

new-image11

Bon retour parmi vous

Bonjour tout le monde,

new-image5J’espère de tout cœur que votre semaine s’est bien déroulé et que vos projets, petits et grands, ont pu se réaliser selon votre bon plaisir. De mon côté, la semaine a été réellement bien au-delà de mes attentes. À vrai dire, je devrais plutôt faire référence aux deux dernières semaines qui se sont écoulées puisque deux séances de nudité artistique ont pu être vécues par votre humble serviteur. Deux séances qui ont eu lieu à Montréal les 15 et 23 février 2017. La première séance fut réalisée dans le cadre d’un cours offert par madame D-H., au sein du département des arts visuels de l’U.Q.A.T.-satellite Montréal où les élèves me firent un accueil vraiment chaleureux. Ce qui a bien entendu facilité mon travail en tant que modèle nu mais aussi mon esprit de créativité lors des nombreuses poses nues que je devais improviser au fil du temps alloué pour chacune d’entre elles.

Je dois vous avouer que j’ai une nette préférence dans le fait de poser nu pour unnew-image3 groupe d’étudiants en arts. Leur ouverture d’esprit, leur recherche d’excellence et leur passion démontrent de manière absolue un véritable amour pour chacune de leurs réalisations. Qui plus est ! Force est d’admettre qu’il s’agit également pour moi de relever un véritable défi à chaque fois que je dépose mon pied sur la balustrade. Que devrais-je leur dire afin de briser ce mur psychologique qui nous sépare ? Quelles poses seraient davantage propice à susciter leur imagination ? Et, un détail d’une importance capitale, quels sont leurs premiers regards ? À la première question, une brève mais amusante présentation de votre humble serviteur suffit pour détendre l’atmosphère. Rien de tel qu’un peu d’humour pour établir une tête de pont vers celui qui a bien voulu se déplacer pour apprendre de ce que l’on désire lui offrir.

new-image4À la question suivante, je vous dirais que l’atmosphère ambiante offre déjà une idée générale des poses susceptibles de plaire à l’ensemble des personnes présentes en salle. il s’agit ici d’être apte à ressentir ce que les autres attendent de moi et ce, sans craindre d’en offrir un peu plus. Mieux vaut un peu trop que pas assez. N’est-ce pas ?! À la dernière question, leurs premiers regards sur mon corps constituent un indice indéniable de ce qu’ils espèrent recevoir de ma part en tant que modèle nu. Comme j’ai déjà mentionné à une charmante journaliste de la région de Québec, je n’exhibe rien, mais je ne cache rien non plus. Chaque pose que je fais peut se définir comme une offrande à leurs yeux afin de les aider à cheminer durant la séance de nudité artistique. Un peu comme une main que je leur tends afin de les aider à cheminer dans le labyrinthe de l’imagination afin qu’ils puissent trouver la lumière de la créativité.

new-image9Un autre événement qui a eu lieu dernièrement fut ma participation en tant que modèle nu pour le prestigieux musée des beaux-arts de Montréal ce jeudi 23 février. Quelle expérience fantastique! Quel honneur d’avoir pu poser nu au sein d’une institution de renommée internationale ! Quelle chance d’y avoir été accompagné par un photographe professionnel, et un ami au grand cœur, qui a accepté de réaliser des photos de qualité exceptionnelle tout au long de cette exercice, avouons-le d’emblée, hors de l’ordinaire. Mais également quel plaisir d’avoir posé nu pour un public averti provenant de champs divers et de classes sociales aux antipodes les unes des autres et même, croyez-le ou non, de différentes appartenance ethniques. C’est ainsi, à titre d’exemple, que j’y ai rencontré des artistes-amateurs, des femmes d’une grande gentillesse, d’origine japonaise. Il va de soi que votre humble serviteur a eu bien des anecdotes assez intéressantes à vous raconter. Toutefois, je me réserve le droit, un peu pour faire durer le plaisir de vous les raconter au fil des futures publications sur mon blogue dédié à mes passions qui sont d’être modèle nu pour des écoles d’arts, la poésie et la photographie.

Je vous promet que les futures publications seront captivantes.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada