Le satyre et la nymphe

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Le satyre et la nymphe

Savez-vous qui je suis,

Vous qui n’êtes que de la suie,

Lentement je vous poursuis,

Sur l’échelle de la tombée de mes nuits.

N’ayez point de pointes,

Croyez-vous ma sainte plainte,

Sur le mont de l’antéchrist,

Fuyez-moi tout doucement que je vous glisse.

Sur la façade de mes choix,

Les murs se sont effondrés dans les eaux de ma foi,

De cette foi léguée par vos ancêtres,

Pendus tels de vulgaires aux hêtres.

Quand je me regarde dans les miroirs lugubres,

Je n’éprouve point ces funestes murmures,

Fuyez-moi que je ne dérobe point votre virginité,

Tel un saltimbanque de l’originalité.

Puissiez-vous me rendre vos obscures lendemains,

Que par vos mains je condamne vos fantasmes saints,

Pourquoi résistez-vous à mes avances rocambolesques,

Vous qui avez des idées inavouables de paresse.

Sois sans crainte ô ma toute belle,

Sois issue de la lignée des déesses de Cybèle,

Sois tirée de la terre ancestrale lydienne,

Que le père fasse que tu sois mienne.

Pénètre en moi ton doux regard Élysée,

Que je puisse enfin m’étendre sur ton quai,

De ton désir sans cesse inassouvi,

Te combler je m’en réjouis.

De

Marie-Andrée Bouchard

Et

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

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