Archive | 31 janvier 2016

À l’automne de mes hivers

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À l’automne de mes hivers

 

Pour tous les oui qui deviendront des peut-être,

Pour tous ces accords qui seront l’archet des signes du temps,

Tel un horloger sur la ligne de ses printemps.

 

Pour toutes ces jeunesses évanouies qui trépasseront sur la chaîne de ma vie,

Pour tous ces hivers qui deviendront des cristaux de swarovski sur l’avarice de mes jours,

Tel un sablier sur le grès de mon humble traversée.

 

Pour toutes ces saveurs allégées par la déliquescence de ma lente descendances,

Pour toutes ces aumônes qui chemineront à l’aurore boréale de mes matins d’ivresse,

Tel un arpenteur sur la bordure de l’apesanteur,

 

Pour tous ces saltimbanques de cirque qui s’éloigneront du chapiteau de ma vue,

Pour tous ces amours qui deviendront des arabesques sur les allégresses de ma chevaleresque tendresse,

Tel un oracle sur la bible de ses mésaventures,

Je contemplerai cette immensité prénommée bonheur sur l’effervescence de cet égoïste fatalité,

 

Je voyagerai sur cette île aux trésors dont nul ne parle,

Je pourchasserai ce bonheur celui-là que l’on ne se décrit point,

Je dirai oui à la vie, seulement à toutes formes de vie, parce que les hivers se seront transformés en mille éclats de verre.

 

De

 

Marie-Andrée Bouchard

Québec (Québec)

Canada

 

J’ai peur de…

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J’ai peur de…

 

À l’aube de mon automne où la couronne d’argent recouvre ma chevelure,

Je perçois ce qui m’a toujours fait craindre le pire sur la route de ma destiné,

Est-ce la Faucheuse avec sa lame affûtée qui attend de recueillir ce dernier né?

Est-ce la pauvreté accompagnatrice des gens âgés en quête de leurs anciennes parures?

 

Au crépuscule de l’âge où j’ai tant admiré les femmes qui ont allumé la flamme,

Cette flamme de mes désirs inavouables devant Dieu et les hommes de tous les temps,

Un oracle se manifesta à mon âme le pourchassant sans relâche et à tous moments,

Me dévoilant ce terrible secret caché par Hadès dans le plus profond de ses abîmes.

 

Je découvre enfin mon ultime crainte celle qui met en péril mon existence éphémère,

Mon talon d’Achile savamment caché tant devant mes comparses que des étrangers,

Nul besoin de découvrir des pays éloignés ou des mers sur lesquelles j’aurais naviguées,

Pour saisir ce poison qui envahit mon sang: J’ai peur d’aimer disait cette pieuse mère.

 

De

Rollandjr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada