Critique sur un spectacle particulier: Carte blanche de « Corps of walk » 2

Seconde partie :

Que puis-je dire et, surtout, pourquoi le dire ainsi?

 

Le Grand Théâtre de Québec

Bonjour à vous!

J’ai décidé de rédiger mon opinion sur le spectacle intitulé Carte blanche  offert par « Corps of walk » au Grand Théâtre de Québec ce mardi 26 février 2013. Pourquoi ne pas attendre à demain pour écrire sur le sujet? Tout simplement parce que, comme dit si bien le proverbe, il faut battre le fer pendant qu’il est chaud. Il y a aussi le fait que je suis grandement influencé par les nombreuses réactions, soyez sans craintes elles ont été très positives dans leur ensemble, à l’égard de cette troupe de danseurs et de danseuses extraordinaires.

WP_20130226_005 (3)Le qualificatif extraordinaire est fort approprié pour décrire à la fois la qualité de la prestation artistique et l’unicité du spectacle. Il faut le reconnaître, un tel spectacle ne se voit pas très souvent dans la vieille Capitale sans oublier qu’il a été offert par une troupe de la Norvège. Il est impératif de prendre note qu’aucune référence ne semblait correspondre à ce que les spectateurs avaient déjà assisté dans le passé. C’est du moins ce que plusieurs personnes m’ont candidement avoué, presque avec une certaine gêne, lorsqu’elles m’ont fait part de leurs commentaires.

Personnellement, je n’ai jamais de mémoire assisté à un tel spectacle où une forme de nudité s’incruste en parfaite harmonie avec une musique sortie tout droit du style psyché rock qui fut jadis popularisée par Pierre Henry. Fait étrange! La chanson Messe pour un temps présent ne cessait de tourner dans ma tête me rappelant ainsi ma défunte mère de baisser le volume du tourne-disques lorsque l’un de mes frères osa faire tourner une telle œuvre avec un volume un peu trop élevé au goût de cette dernière.

https://www.youtube.com/watch?v=qssa6ec7faQ

L’effort soutenu des danseurs et des danseuses doit être ici souligné. À vrai dire, j’ai été ébahi et, à voir les réactions des gens qui m’entouraient, je n’étais pas le seul. Mais, il n’y avait pas que l’effort qui nous avait épatés. Le rythme de la chorégraphie, l’harmonie des mouvements de chacun(e) des  artistes sur la scène, la spontanéité de chaque mouvement et qui témoignait des heures de répétition et d’un travail que je qualifierais de monastique, et, pour finir, un choix musical qui hypnotisait le public, ont fait de ce spectacle un petit délice que j’ai fort dégusté à chaque seconde qui s’écoulait.

Une séance d'information avant le spectacleLe fait d’être arrivé longtemps à l’avance m’a permis de mener une petite enquête sur les attentes des gens. Ce qui m’a le plus amusé, sans méchanceté aucune de ma part, c’est que la grande majorité des personnes avec qui j’ai eu l’opportunité de discuter ignorait à quoi s’attendre d’une telle prestation artistique. Après tout, voir des artistes réaliser des chorégraphies tout en étant nus est un événement  rarissime dans la vie de la plupart d’entre nous.

WP_20130226_007 (3)J’ai eu l’idée formidable de louer une paire de jumelles afin de me permettre de mieux contempler d’une part, la gracieuseté corporelle des artistes sur scène et, d’autre part, la perfection de chacun de leurs mouvements. Savez-vous quoi? Le corps humain est l’exemple parfait de ce qu’est un chef d’œuvre authentique. Il est à la fois beau, noble, grandiose et digne de respect. Une chose que nous semblons oublier c’est qu’aucune réalisation humaine n’est aussi remarquable qu’un physique sans défaut. Oui, je suis très physionomiste. Je l’assume car c’est pour cette raison que je peux voir la beauté du corps humain bien au-delà de la force brute que la plupart des médias de masse, entre autres les revues sportives, sont enclins à nous montrer afin d’augmenter leurs sources de revenus. De plus, avoir un  corps parfait n’est point un crime tout comme le fait d’en avoir un atteint d’un handicap quelconque n’est pas non plus un péché.

Que puis-je dire sur ce que j’ai vu à travers les lentilles de mes jumelles? De la beauté à l’état pur! Une beauté qui se manifestait notamment par les mouvements réalisés avec une aisance incroyable par chaque figurant , mais aussi, et je n’ai point de honte à l’écrire, par la perfection des corps. En réalité, il fallait que je jette un coup d’œil de temps à autres sur tous ces corps  afin d’avoir, ensuite, une vision plus juste du spectacle. Si vous préférez, il m’avait paru bon de regarder de près chaque participant pour mieux saisir la vision panoramique du groupe.

Y a-t-il des points négatifs sur ce spectacle? Ici, les points négatifs ne relèvent en aucune façon sur la prestation des participants. Bien au contraire! Ils ont mérité amplement chaque applaudissement que lui a offert le public chaleureux de Québec.  De mon point-de-vue, je crois que les points négatifs résident surtout dans le fait que  l’on ne pouvait pas tellement savoir à quoi s’attendre et, encore moins, de la raison pour laquelle un tel spectacle ne durait pas plus d’une heure.

De tels points négatifs pouvaient être aisément résolus d’une part, en mettant à nu nos idées préconçues sur la danse moderne de style européen et, d’autre part, en se mettant à la place des danseurs qui ont offert une prestation fantastique, et ce, sans prendre une seconde de repos. Un travail collectif colossale!

En terminant ce présent article, je félicite la direction du Grand Théâtre de Québec d’avoir invité cette troupe de la lointaine Norvège qui a su, j’en suis tout à fait convaincu, ne laisser personne indifférente face à leur performance fort remarquable.

Merci de m’avoir lu.

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

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